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Fenêtres ouvertes sur le chant des oiseaux

ghelfi

Ce n’est pas encore le jour, mais au loin le ciel commence à rosir. Et rien ne vaut ce moment de la journée pour le lecteur Joao Ghelfi. C’est celui où il entend les oiseaux. Peut-être les mêmes qu’ici qui ont chanté toute la nuit et qui se taisent petit à petit alors que le jour prend le pas sur la nuit.

Je les ai écoutés presque toute la nuit, fenêtres ouvertes.

A-t-il fait comme moi ? S’est-il plu à rêver en les écoutant ?

Le lecteur ébloui

israels

Il pensait pouvoir aller dormir après quelques chapitres. Le temps de plonger dans l’histoire pour reprendre le livre le lendemain. Mais c’était sans compter le rythme effréné, les détails qui se bousculent. Le lecteur de Jozef Israëls a été pris au piège. Impossible de quitter le livre. Si bien qu’au beau milieu de la nuit, encore ébloui devant la chute finale, il ferme le livre. Pris d’une fatigue heureuse. Il va pouvoir dormir.

N’entre chez elle que qui elle veut

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Combien de fois s’est-elle ouverte pour l’un ou pour l’autre ? Combien de fois s’est-elle laissée bercer par leurs jolis mots ? Elle ne compte plus, ne veut plus compter.

La lectrice de Gerry Knight a cru, a voulu croire. Mais trop souvent, on a pris quelque chose d’elle. C’est pourquoi, une fois de plus, ce soir, elle s’est isolée. Non pas que l’homme ne semblait pas intéressant. Non pas qu’elle n’aurait pas passé un agréable moment en sa compagnie. Rien de cela. Mais l’homme voulait prendre ce qu’elle ne voulait pas donner. Il désirait entrer dans son univers alors qu’elle n’y tenait pas. Rester à la surface des choses sans qu’il n’aille plus loin dans sa quête lui aurait suffi. Mais ce n’était pas assez.

Or, n’entre plus chez elle qui veut. N’entre chez elle que qui elle veut. Son insistance aura été grande à vouloir qu’elle se livre trop vite, qu’elle lui fasse partager les livres qu’elle aime, qu’elle écoute de la musique avec lui et pose sa tête sur son épaule… peut-être.

Il n’y avait pas en elle cette urgence qu’il y avait en lui. Une petite promenade dans les rues lui aurait suffi. Elle ne désirait rien de plus que le ciel et ses étoiles au-dessus d’eux. Et les bruits de la ville. Peut-être un baiser tendre avant qu’elle ne parte retrouver ses secrets.

Elle voulait juste qu’il l’apprivoise et non qu’il la prenne. Il n’a pas su. Tant pis. N’entre plus chez elle qui veut. N’entre chez elle que qui elle veut.

Les dernières heures…

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Et dans quelques heures il sera temps de valider vos billets et d’installer une nouvelle toile. Et, telle la lectrice de Tran Quang Huan, je relis chacun d’eux avec application.

Chacun parle de vous, chacun parle de la toile d’Alberto Pla y Rubio. À sa manière.

J’aime décidément beaucoup ces dernières heures d’une toile, ces dernières heures qui vont peut-être inspirer un dernier texte. Ces dernières heures qui me permettent de fureter dans ma galerie pour choisir le tableau de la semaine, celui qui s’exprimera en vos mots.

Les derniers rayons du soleil

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Les derniers rayons du soleil entrent dams la pièce où la lectrice d’Edgar Hatten a choisi de s’installer pour lire. Non pas parce que de tous les endroits c’est le plus confortable, mais parce qu’elle aime cette lumière de fin du jour.

En fait, elle aime les lumières tout court, celle du matin encore timide, celle de l’après-midi éclatante et celle du soir où petit à petit elle s’étiole.

Hélas, bientôt, il lui faudra allumer et ce ne sera plus pareil.

Lali… seuse

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La toile n’est pas encore vernie. Elle était déposée au sol et la photographie montre la majeure partie du tableau.

Voici Lali.
Voici « Lali… seuse », titre qu’a donné Kapelier au tableau.
Voici ce tableau qui doit me représenter assez bien, puisque quand je suis arrivée au vernissage hier, la personne qui m’a accueillie – et que je connaissais pas – a dit : Voici la liseuse!

Pour tout vous dire, je suis émue.

Odeur de lilas au jardin

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Il me semble qu’il doit y avoir du lilas comme celui de tout à l’heure dans le jardin de chacune des lectrices de Diane Leonard. Ne me demandez pas pourquoi : c’est juste une impression qui se dégage d’elles.

Il me semble aussi que le vent emporte ce parfum qui émane des fleurs jusqu’à elles, tandis qu’elles tournent les pages, profitant de cette merveilleuse journée.

Les lilas blancs du bout de l’allée

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Ils étaient là, à deux pas de chez moi, longeant l’allée piétonnière qui va d’une rue à l’autre en zigzagant entre les immeubles. Beaux, blancs, éclos ou en devenir. Ils étaient là, sous le ciel bleu et le soleil. Ils m’attendaient.

Dans l’éclatant soleil du jour

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L’éclatant soleil du jour, et probablement l’excitation de partager avec vous cette toile où je suis, m’ont fait me lever très tôt. D’autant plus tôt qu’il est samedi et que la majorité des gens profitent d’un jour comme celui-ci pour traîner un peu au lit.

Et avant de me jeter à l’eau, si c’est vraiment se jeter à l’eau que de m’étaler ainsi sur mes pages, j’ai ouvert mon album de toiles, comme la lectrice de Brian Dunlop a ouvert un livre. Dans une lumière quasi identique.

Et j’ai regardé tous ces tableaux à venir, toutes ces lectrices, tous ces lecteurs. Toutes ces toiles qui me font écrire. Tous ces tableaux si différents les uns des autres. Cet univers paisible de mots et de couleurs qui est devenu mon quotidien.

Et j’ai pensé que ça allait être une magnifique journée. Entre le soleil, du café, un peu de lecture, quelques pas dehors et mes toiles.

Quand Armando croise des lecteurs

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Il se promène avec son appareil photos et il s’arrête quand il voit un lecteur ou une lectrice. Et il m’offre ces clichés. Moments de bonheur pour celui ou celle qui lit, pour celui qui fixe ce qu’ils dégagent, pour celle qui reçoit toutes ces photos et qui sourit.

Moments de bonheur, aussi, je l’espère, pour vous, que ces photos prises par Armando, quelque part au Portugal.

Photos qui me réjouissent le cœur.