Admin:
Archives:
novembre 2012
D L M M J V S
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
252627282930  
Duos d’amour 1

Là-bas il n’y aura…

Là-bas il n’y aura que l’herbe et toi
pense au silence d’un paysage heureux
où glissent les troupeaux de laine
je vivrai dans tes yeux pour oublier la ville
avec un toit de brume
à l’heure profonde des enfants
pense aux midis blancs
aux fraîcheurs nocturnes
au rayonnement du pain sur la table
aux soleils frais de septembre
quand nous tendrons les bras vers les feuilles d’eau

Maïa Touzelet
(extrait de Duos d’amour, anthologie de Christian Poslaniec)

*choix de la lectrice d’Edward James Buttar

Le délicieux accent d’Emilie Claire

Ce n’est pas la première fois que la chanteuse canadienne Emilie-Claire Barlow nous enchante quand elle chante en français. Elle l’a fait sur trois albums précédents et sur scène. Mais c’est la première fois qu’elle dédie sa voix à un album uniquement en français.

Ceux qui la suivent depuis longtemps et qui ont tous ses albums pourront être déçus de trouver sur Seule ce soir, lancé en octobre 2012, seulement huit chansons sur quatorze jamais enregistrées par l’artiste. Mais ils lui pardonneront bien vite quand ils entendront son délicieux accent dans sa version de Ces bottes sont faites pour marcher

et dans son interprétation de Seule ce soir.

Pour rêver…

Une photo de la Ville Lumière prise par Armando, ça vous va pour rêver?

Noël approche!

Et ça paraît sur la rue Saint-Paul…

Ce que mots vous inspirent 809

Les gens se moquent de la logique; ils n’écoutent que leurs sentiments. (Philip K. Dick)

*toile de Nicaise de Keyser

Lilas 3

La nuit la ville se fait jungle dévastée
Le pont déroule sa chanson rauque
dans la chaleur entêtante d’une saison
trop lente à démembrer sa douleur
La voiture file vers l’autre rive
traînant avec elle les songes de l’été

Fulvio Caccia, Lilas

*choix de la lectrice de Josef Mansfield

Les plus beaux objets du monde

Qui aime les plumes, les stylos, les crayons de couleur, les papiers à lettres, les plumiers et les encriers autant que je les aime trouvera dans ce magnifique consacré aux objets d’écriture des pages et des heures de plaisir, tant ce qui y est décrit dans chacune des pages est magnifiquement illustré. À tel point que le moindre objet qui y est présenté fait envie, de la plume la plus banale à la plus sophistiquée en passant par les bouteilles d’encre et tous les objets reliés de près à la calligraphie.

Qui a envie d’offrir un beau livre — Noël approchant à grands pas — à quelqu’un qui fait collection de plumes devrait penser à cet album signé Éric Le Collen, même si celui-ci, publié chez Flammarion en 1998, risque de ne pas être facile à trouver pour cette raison. Ce livre dresse un si beau portrait de 150 ans d’objets d’écriture tout en nous faisant part d’anecdotes savoureuses entourant ceux qui vénéraient ces objets dont nombre sont maintenant entrés en désuétude qu’il est un de ces livres dont on ne se lasse pas de tourner les pages.

Un livre qui confirme ce que que je pense des objets dédiés à l’écriture : ce sont les plus beaux objets du monde.

De jolis lampadaires

Je suis toujours surprise de voir la tête des gens quand je prends des photos. Certains me regardent comme si je venais d’une autre planète. Littéralement. Ou alors ils font un curieux sourire à la personne qui les accompagne. Un sourire qui en dit long. Et qui signifie qu’ils ont devant eux un spécimen rare, probablement échappé d’un asile.

Ça me donne envie de leur jeter un regard à la hauteur de la bêtise du leur.
Mais je n’ose pas.

Alors, je prends ma photo. Et je me dis qu’ils ratent beaucoup de choses. Notamment de jolis lampadaires.

Ce que mots vous inspirent 808

Les « impressions » sont des empreintes du monde, de même que le monde est imprimé de nos perceptions. (Julia Kristeva)

*toile de Pierre-Yves Machenaud

Lilas 2

Maintenant que les mots ne viennent plus
que le sable a comblé
la place du marché
que le temple est vide

Tu redeviens l’étranger
par qui l’inquiétude ancienne
psalmodie ses silences
sur nos mémoires effrangées

Vieille idole sacrifiée
tu retournes
dans les limbes sans coup
de feu sans intrigues

Alors parmi les ombres il ne restera
sur la piste muette
au centre du cercle rompu
que la silhouette d’un homme seul

un danseur
virevoltant
sur une valse
à quatre temps

Fulvio Caccia, Lilas

*choix de la lectrice de Laura Lacambra Shubert