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Alors que je viens à l’instant de valider les textes déposés sur la scène livresque de dimanche dernier, que je vous invite à lire, il est temps de vous proposer un nouveau tableau à vous mettre sous la dent… ou plutôt au bout des doigts. Comme le veut l’habitude, aucun commentaire ne sera validé avant dimanche prochain. Vous avez donc plus que le temps de faire vivre en vos mots cette toile de Stefano Pallara un artiste qui aime beaucoup les arbrres,. C’est vec plaisir que nous vous lirons dans sept jours, et pas avant!

D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous les envosmotistes et à celles et ceux qui les lisent.

2 réponses

  1. Il faisait chaud. Nous nous étions arrêtés à l’ombre des arbres. Malgré la chaleur nous portions de lourds sacs, qui nous faisaient suer. Mais aucun de nous deux ne fut amené à le regretter le moins du monde. Car ce qui donnait du poids aux sacs était surtout celui des livres. Ainsi qu’une provision d’eau et de fruits que nous fûmes bien heureux de trouver, pour agrémenter notre après-midi de lecture et de paix sous les frondaisons de ce lieu enchanteur découvert la veille à notre retour de randonnée. Aujourd’hui serait une journée de repos. De temps suspendu. Et peu importait la transpiration qui nous coulait dans le dos à notre arrivée. La halte était magique, et divinement hospitalière.

  2. Avec une inusitée nonchalance, le temps s’amuse de sa lenteur. L’affouillement silencieux de nos corps, falaise fragile face à la mer, en témoigne.

    Maladroits funambules, moins lestes qu’autrefois avec une peur lugubre du vide qui rôde. Comme si, au fond d’un océan, dans le faux semblant des ténèbres, un monstre asexué attendait, dans les abysses, l’instant d’engloutir nos vies.

    Les promenades se font espacées. Nous devenons abouliques. On ne regarde plus. On observe. Chaque chose s’habille d’importance. Une hirondelle. La musique des vagues. Le soleil qui s’endort sur nos sourires fatigués et amnésiques.

    Dans les allés des cimetières, fissurés par l’anonymat et le mystère, l’empreinte de tant de vies ignorées. Je me promène souvent dans ce lieu où tant de vies ont été vécues. Je divague sur leurs déchirures, leurs joies, leurs regards tendres et précieux pour ceux qui les ont tant aimés.
    Leur absence raconte des souvenirs ineffaçables. Un fin sillon d’eux tracé dans nos cœurs nous bouleverse jusqu’aux larmes. Chaque fois qu’ils viennent dans nos mémoires. Ils nous manquent tant.

    J’arrive à un âge où seuls quelques mots d’écrivains, devenus de précieux amis fidèles, comblent ma solitude. Parfois, tard dans la nuit, Chopin, Debussy, Bach, ou quelques notes d’un Glenn Gould presque oubliées, m’apportent le souvenir d’un délicat baiser affectueux.

    Je sais que la jeunesse n’est qu’un enivrant parfum d’un printemps, qu’on pense être éternel, mais qui, comme toutes les autres choses de nos vies, s’en va, se perdre dans l’indéfinissable labyrinthe de nos rêves fanées. Seul le sommeil profond nous apporte encore la douceur de quelques rêves.

    Oiseau de malheur, la solitude tisse son nid. Éloignés de l’épuisement des autres, on devient esseulé. Pris au piège de nos silences. Comme un incessant retour de l’enfance.

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