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Anecdotes de réviseure 38

letait

Ce n’est pas le Québec qui est en était d’urgence, c’est Météo Média.
C’est ce que je me suis dit ce matin en prenant mon café, d’autant plus qu’on annonce de la neige pour cette nuit.

On ne pouvait déjà pas se fier à la météo.
Désormais, on ne peut pas plus se fier à ceux qui font la pluie et le beau temps en ligne.

Anecdotes de réviseure 37

20160917-003

Décidément, on n’arrête pas le progrès. La langue ne cesse d’évoluer, avec pour résultat des consommateurs à qui l’on offre des produits dont ils ne soupçonnaient pas l’existence. Mais des tomates de raisin, vraiment? Même le samedi, je trouve des coquilles et des erreurs de traduction partout!

Anecdotes de réviseure 36

20160917-002

Quand j’ai vu ce message sur l’une des remises de l’immeuble, je n’ai pas pris la peine de sortir mon crayon rouge de mon sac. Nul n’aurait été en mesure de le lire avec les corrections tant il y en avait à faire.

Et je me suis dit que je ne serais pas au chômage de sitôt!

Anecdotes de réviseure 35

20160814-001

Une compagnie qui teste des médicaments et qui ne prend pas la peine de faire réviser ses affiches avant de les apposer dans les stations de métro, ça fait peur…

Anecdotes de réviseure 34

20160730 176

Si, si, le blé d’Inde est arrivé, et ce, depuis quelques semaines. Mais aux Halles d’Anjou, on trouve des blé d’Indes, qui sont même arrivées.
Décidément, ce n’est pas demain que je serai au chômage!

Anecdotes de réviseure 33

PANNEN (Kai) - 6

Il y a sûrement quelqu’un quelque part sur la toile qui a décidé de me rappeler que c’est demain que je rentre au travail après deux semaines de vacances. Qu’il est temps de tester ma vigilance afin de savoir si elle n’est pas en train de faire la sieste alors. De voir si mes neurones fonctionnent à plein régime.

Il faut croire que si. En effet, dès hier, ils ont été mis en alerte alors que je me promenais tranquillement sur le site de Postes Canada. Mes yeux se sont même mis à clignoter. Comment une erreur aussi énorme que celle qu’on trouve ici a-t-elle pu échapper à un réviseur qui se respecte, d’autant plus qu’elle est en évidence puisqu’elle se trouve dans le titre?

Reste à voir, maintenant que l’erreur a été signalée, combien de temps sera nécessaire pour supprimer deux lettres.

*illustration de Kai Pannen

Anecdotes de réviseure 32

HOLGUIN (Hache)

Des coquilles, il y en a partout. Dans les journaux. Dans les menus de restaurants. Dans les publicités laissées dans les boîtes à lettres. Dans les courriels qu’on reçoit.
Si certaines me font sourire alors que d’autres me font grimper aux rideaux, je reste calme la plupart du temps et ne signale pas chacune d’entre elles à qui en est responsable.

Mais quand la faute est énorme et qu’elle est affichée sur un site Web digne de confiance, faisant office de sommité pour tout ce qui touche la langue française, je ne peux pas rester coite.

J’ai donc écrit au responsable du site du Petit Robert il y a dix jours après avoir vu cette grossière erreur dans le titre d’un de leurs articles portant sur la langue. En effet, couleur est toujours au singulier dans l’expression « haut en couleur ».

Quelqu’un de la rédaction m’a écrit pour m’assurer que l’erreur signalée allait être corrigée par le service concerné. C’était il y a huit jours.

Ça prend combien de temps supprimer un S? Je sais, je manque parfois de patience.

*illustration signée Hache Holguin

Anecdotes de réviseure 31

ACER

Comme s’il n’était pas suffisant que je me batte toute la journée contre les calques de l’anglais, les coquilles et les fautes de frappe qui truffent les documents que je dois réviser, il faut en plus qu’on m’agresse sur les sites Web que je fréquente. Pas physiquement, il va sans dire. Pas verbalement. Et pas directement.

Je vais vous expliquer.

Trois personnes sur quatre ne savent pas qu’on ne réfère pas un patient à un spécialiste, mais plutôt qu’on le dirige vers celui-ci. Encore plus ignorent que langage et language sont des faux amis et que toutes les opportunités n’en sont pas, que supporter quelqu’un, ce n’est pas le soutenir, mais l’endurer, pas toujours de bon cœur.

Je passe mes journées à corriger de telles fautes. Et je vous en passe des pires et des meilleures, sinon ça ne sera plus un billet mais une anthologie que je vais devoir écrire. Mais bon, là n’est pas la question. S’il y a parfois des glissements de sens, des oublis de prépositions, des pluriels qui se faufilent inopinément dans une lettre ou une bannière publicitaire alors que des féminins s’emparent de mots qui n’en possèdent vraiment pas le genre (cantaloup, sandwich, autobus, pour ne nommer que ceux-là), les gens qui me soumettent des documents comprennent en général ce qu’ils écrivent et n’affirment pas le contraire de ce qu’ils pensent par méconnaissance de la langue française.

Or, quand on répond à quelqu’un qui vient de nous remercier pour un geste gentil par « je te rends juste la monnaie de ta pièce », autant que je sache, cela n’a rien de gentil. Loin de là. Je l’ai pourtant lu à l’instant, pour la seconde fois cette semaine.

Ce n’est pas moi qu’on a agressée, j’en conviens. Mais quand la langue française est ainsi galvaudée, je n’ai qu’une envie : la défendre. Mais pour une Lali au combat, combien de ceux dont le français est la langue maternelle ont baissé les bras sous prétexte que c’est une langue difficile?

*illustration de Daniela Ballestra

Anecdotes de réviseure 30

CHERRY (Anne)

Je me bats avec les coquilles, les mauvais accords, les tournures de phrases alambiquées et les anglicismes toute la journée. Je voudrais donc me reposer un peu quand je sors du bureau, mais cela m’est tout à fait impossible.

Je me bute aux mêmes erreurs dans les livres et les sites Web. Les menus des restaurants ne me laissent pas tranquille, pas plus que les dépliants qui engorgent ma boîte à lettres.

Mais il y a pire. Des expressions qu’on ne se donne même plus la pleine de traduire ont envahi les différents endroits où je reçois du courrier électronique (forums, réseaux sociaux, messageries, etc.). « Wish list » ne se traduirait plus en France et en Belgique depuis quelques mois alors qu’au Québec on a même plusieurs traductions selon le contexte.

Pourtant, il n’y a rien de compliqué à traduire ceci en français correct.
Il peut être question de :
– liste de souhaits
– liste de désirs
– liste d’envies (clin d’œil à Grégoire Delacourt)

Est-ce si difficile de dire les choses en français hors du Québec?
Je suis perplexe.

En ce qui me concerne, pas question de vous fournir une quelconque « wish list ».

*toile d’Anne Cherry

Anecdotes de réviseure 29

TSUJI (Hiromi)

Pour éviter un chou électrique, acheter une robe insignifiante, suspendre votre guirlande autour d’un extincteur et autres coquilles et invraisemblances du même genre, il vous faut absolument consulter ce bêtisier fait d’erreurs de traduction, de révision et d’étiquetage.

Je suis maintenant certaine d’une chose : je ne serai pas au chômage de sitôt.

*illustration signée Hirosmi Tsuji