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Premier matin du premier jour

bml

Premier matin du premier jour. J’ai envie de faire comme la lectrice de Boris Mikhailovich Lavrenko et de remplir la table. Peut-être pour taire le vide. Peut-être pour m’appropier les lieux à nouveau. Sûrement pour les deux. Enfin, je crois. Je ne sais pas.

Premier matin du premier jour. Où plus rien ne sera pareil. Où je sais seulement que je suis heureuse, malgré les kilomètres qui nous séparent. Malgré les vacances qui se terminent.

Premier matin du premier jour. Je sais que je serai toujours heureuse.

Sans l’ouvrir

balogh

Elle lit dans la nuit. Comme avant. Enfin, presque. Pas encore, pas maintenant. Mais tout ça reviendra.

Il y a d’abord le retard à rattraper. Les courriels laissés non ouverts ou sans réponse. Les factures accumulées. Et puis, surtout, ce livre qui lui est cher. Ce livre que la lectrice d’Andras Balogh a posé sur l’oreiller pour le goûter tranquillement. Qu’elle regarde, sans l’ouvrir.

Ce quelque chose auquel elle a pris goût

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Elle restera peut-être prostrée. Lui manquera ce quelque chose qu’elle ne connaissait pas auquel elle a pris goût. Puis, petit à petit, elle reprendra la pose. La liseuse de Carol Ruff Franza lira les livres qu’elle a choisis, écoutera les musique qu’il a sélectionnées, caressera la boîte peinte et la lectrice de porcelaine tirée à une vitrine du Vieux-Québec, trempera ses doigts dans la confiture de tomates, ira dans ces endroits où ils ont laissé leurs pas et un peu d’eux. Certains jours, elle sourira d’un sourire que personne ne comprendra. D’autres jours, ses yeux se mouilleront. Lui manquera ce quelque chose auquel elle a pris goût.

Lumière créatrice

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Je me suis assise sur un banc et j’ai regardé le sol. Tout à coup, entre les arbres, s’est glissé un rai de lumière qui a avivé les couleurs des fleurs et dessiné une lectrice sur les pierres d’un des décors du jardin botanique. Il suffisait de la photographier.

Tous les lecteurs se ressemblent

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Ils ressemblent à ceux que nous avons croisés depuis quelques jours, ceux si bien ensemble, ceux si heureux de partager un livre qu’ils ne voient rien de nos regards souriants à les voir aussi heureux. Les lecteurs de Dan Beck ressemblent peut-être à ceux que nous croiserons tout à l’heure dans une rue de Québec. Ou à ceux d’un autre jour dont je ne sais rien encore. Parce qu’il y aura toujours des lecteurs, des bancs, des toiles et des photos pour exprimer la douceur de vivre.

Émerveillée

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Les couleurs sont trop vives, exagérées par le flash. Et pourtant, il y a quelque chose dans cette photo que j’aime beaucoup. Peut-être ce qui n’est pas là. Mais hors du cadre. Armando passant d’un appareil à l’autre pour capter avec le plus de précision possible ce que lui seul a vu. Moi, malhabile, mais émerveillée aussi, dans une allée du jardin botanique de Montréal, saisissant l’instant à jamais.

La journée des fleurs

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Nous étions hier au pays des fleurs puisque nous avons parcouru pendant des heures le jardin botanique, émerveillés. Tant et si bien que quand nous aurons tout trié, il y aura ici de pures merveilles créées par Armando.

Curieusement, au même moment, à Genève, Denise s’arrêtait elle aussi devant des fleurs de toutes les couleurs. C’était sûrement la journée des fleurs.

Je rêverai de Bruxelles

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Dans quelques jours, j’entrerai dans le tableau de Stephan Giannini. Il n’y aura plus de déjeuners à trois. Plus de projets autour du café du matin. Plus rien de ce qui donne aux jours un parfum d’éternité.

Il y aura à nouveau un seul bol de café, des toiles à raconter. J’aurai sûrement la tête dans les nuages devant un texte à traduire. Le cœur qui bat plus fort en passant devant ces endroits où nous nous sommes arrêtés.

Et je rêverai de Bruxelles.

Le lecteur du Chinatown

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Montréal n’est qu’une addition de quartiers. Petite Italie, Plateau Mont-Royal, Quartier portugais, Côte-des-Neiges, Quartier latin, Vieux-Montréal, Chinatown, etc.

Partout, la vie semble s’être arrêtée pour préserver quelque chose de leur essence, me dit Armando en m’indiquant du regard les scènes qu’il choisit. Dans le Chinatown comme partout ailleurs.

En vos mots 20

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Pour marquer le coup de ce vingtième En vos mots, il fallait que celui-ci se distingue des autres, qu’il ouvre de nouvelles avenues. Non pas que chacune des lectrices, chacun des lecteurs à avoir été une source d’inspiration ne soit pas unique. Loin de là.

Mais j’ai eu envie de quelque chose de différent. Si bien qu’une sculpture de l’artiste Walter Schembs s’est imposée.

Quelle histoire nous livrera le lecteur? Dans quelles aventures nous entraînera-t-il? Je n’en sais rien, nous n’en savons rien. Et c’est là le plaisir de ce jeu.

Ce n’est que dimanche prochain que nous saurons.

À tous, une bonne semaine.