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Un jeudi saveur chocolat

Un jeudi saveur chocolat nous offre douze tranches de vies mettant en scène des personnages ayant un lien plus ou moins direct avec un petit café isolé de Tokyo qui nous est présenté dès les premières pages.

Voilà qui pourrait résumer ce roman choral qui ressemble beaucoup à un recueil de nouvelles, chacun des chapitres pouvant en effet être qualifié de nouvelle puisqu’il s’autosuffit. Mais le tout, quand on a saisi ce qui unit un personnage à un autre, que la scène se déroule à Tokyo ou à Sydney, constitue un fort joli collage.

Tous les personnages sont attachants, du serveur à celle qui commande tous les jeudis un chocolat chaud en passant par celles et ceux qui se sont arrêtés dans ce café et par les personnes faisant partie de leur entourage. Vous aurez compris que quiconque entame la lecture du roman de Michiko Aoyama tombe rapidement sous le charme. Ce fut mon cas. Et qu’en dire plus, ce serait vous priver du plaisir de la découverte.

« Mais si nous ne faisons rien au moment où naît un souhait, peut-être qu’au bout du compte, il disparaîtra avec nos sentiments. » C’est ce que je retiendrai de ce roman, car cette citation résume bien chacun des épisodes tout en nous rappelant l’essentiel d’agir pour que ne s’éteigne pas un rêve, un désir, un souhait, un appel.



La fontaine gothique

C’est à Peille, dans les Alpes-Maritimes que se trouve cette fontaine. Hélas, pas moyen d’obtenir des détails à propos de Fred Grothé-Mahé, qui a peint ce tableau.

Neige sur Strasbourg

Aurons-nous de la neige à Noël ou faudra-t-il attendre janvier pour que Montréal se couvre d’un tapis blanc? C’est la question qui m’est venue en tête devant cette scène hivernale de Strasbourg.

Ce que mots vous inspirent 3284

La lumière, c’est du silence qui respire – un silence qui trouve sa justesse. Et peut-être ce silence est-il l’élément de la pensée qui se recueille en elle-même. (Yannick Haenel)

*illustration de Carolina T. Godina

Quand Rod Stewart chante le blues

Quand Rod Stewart, alors membre du Jeff Beck Group, chante You Shook Me, la lectrice de l’artiste Jonathan Gardner laisse là son livre et se déhanche, portée par ce blues invitant.

Le poème de Verhaeren
 Dans ce pays de dunes, où le sable enlevé par le vent 
vous pique le visage, des goumiers et des Sénégalais
ont établi leur campement.
Sans le froid très aigu, ils se croiraient au désert.
Sur le sommet d'une montagne, une de leurs sentinelles
à cheval se profile. Le découpage de cette silhouette
sur ce ciel du Nord tumultueux et comme empli d'une charge
de nuages, produit l'impression la plus étrange.
On dirait un morceau d'Afrique
soudé à un morceau de Flandre
.

Un poème d’Emile Verhaeren, tiré de La Belgique sanglante, sur une aquarelle de Laurie Vansteelandt. Un envoi de mon amie Claire.

Le barman du Ritz

Je ne me lasse pas de lire des romans portant sur la Seconde Guerre mondiale, l’Occupation et la Résistance, surtout lorsqu’ils s’inspirent de faits réels et mettent en scène des personnages qui ont existé. Je ne pouvais donc qu’être attirée par le premier roman de Philippe Collin, Le barman du Ritz.

Ce barman, c’est Frank Meier, autour duquel tout gravite, le bar du Ritz à Paris ayant été une plaque tournante lors de l’Occupation, l’hôtel ayant accueilli pendant cette période des officiers de la Wehrmacht, des écrivains, notamment Sacha Guitry, des collaborateurs, des résistants, des membres du jet set, comme Coco Chanel, et abrité des employés pas tous irréprochables.

Chacun, en effet, a tenté de tirer le meilleur parti possible de la situation, Frank Meier, comme les autres. Si son activité la plus importante demeure la création de cocktails, laquelle a fait sa réputation, ce ne fut pas la seule. Le barman, originaire du Tyrol, donc parlant allemand, était aussi juif. Il s’appliqua donc pendant quatre ans à cacher ce détail important et à protéger d’autres personnes, comme Blanche Auzello, l’épouse du directeur du Ritz, elle aussi juive de naissance. Il n’hésita pas non plus à obtenir de faux passeports pour qui devait masquer ses origines, en échange d’une rémunération. Autrement dit, Frank Meier joua sur deux tableaux. Il ne fut pas le seul. De nombeux livres sur le sujet en ont traité.

Le roman de Philippe Collin est ponctué d’extraits du journal (imaginaire) du barman, ce qui nous donne une certaine vision de l’intérieur. Mais c’est ce que j’ai le moins aimé du Barman du Ritz. Ces interventions cassaient le rythme, même si elles portaient un éclairage sur certaines situations. Cela ne m’a nullement empêchée de dévorer ce roman que je recommande à quiconque s’intéresse à cette époque de l’Histoire.

Finalement, il faudra que je lise un jour un roman d’Ernst Jünger, qui séjourna au Ritz à cette époque, à titre d’officier adminitratif militaire, et que je ne connaissais que de nom et qui est un des personnages importants du Barman du Ritz. Bien des livres nous mènent à des découvertes et à d’autres livres. C’est un des bonheurs de la lecture.

La fontaine de Montauban

J’aime l’eau. J’aime donc les lacs, les rivières, les océans, mais aussi les fontaines, les plus majestueuses comme les minuscules. Même celles qu’on trouve dans certains centes commerciaux suscitent mon intérêt, c’est tout dire. Avouez que celle-ci, à Montauban, est bien jolie. Non?

La murale Helena Kolody

Si vous visitez un jour le Brésil et passez par Curitiba, vous aurez la chance de voir cette murale consacrée à la poétesse brésilienne Helena Kolody, que j’aurais bien aimé lire. Mais ses livres ne sont traduits ni en français ni en anglais selon mes recherches. C’est bien dommage.

Ce que mots vous inspirent 3283

Tout le monde a trois vies : une vie publique, une vie privée et une vie secrète. (Gabriel Garcia Marquez) 

*toile de Jenny Nyström