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Mieux m’organiser

  

Il n’est pas trop tard pour prendre des résolutions pour 2025, même si j’évite de le faire par peur (ou probabilité) de ne pas être en mesure de les tenir. C’est ce que je me suis dit hier avec l’arrivée du mois de mars.

Il est plus que temps que j’organise mieux mes heures de liberté, que je ne dépasse pas un certain nombre de minutes par jour devant l’écran en quête d »images, que je ne me laisse pas tenter par des séries télé dont j’enfile les épisodes à la chaîne au lieu de doser le visionnement afin d’étirer le plaisir, que je n’empile plus les lettres auxquelles répondre sous toutes sortes de prétextes, et surtout que je m’accorde une heure de lecture au quotidien.

Je ne sais pas s’il s’agit là de résolutions ou de souhaits. Je sais seulement qu’il est temps que je m’organise. Ainsi, je pourrai jour après jour prendre la place des lectrices imaginées par Lida Ziruffo.

Où sont-elles passées?

 

  

Où sont passées ces heures où, allongée sur le sofa, j’allais d’un livre à l’autre, parce que j’ai toujours eu plus d’un livre en marche? Oui, où sont-elles passées? Mon installation graduelle et les cartes postales occupent-elles trop mon temps pour que je ne puisse plus m’adonner à des pauses pour lire? Est-ce mon travail qui bouffe toute mon énergie qui fait, que le soir venu, je n’arrive plus à me concentrer?

Je regarde ce tableau signé Rowland Wheelwright en rêvant. Comme je voudrais être à la place de cette lectrice. Et comme je voudrais vous parler à nouveau de mes lectures. Inventer des histoires à partir de tableaux.

Il ne faut pas juste trouver le temps. Il faut le prendre.

Y passer la journée

  

  

Je suis si fatiguée en ce moment que je n’arrive pas à me concentrer suffisamment pour lire au cours de la soirée. Mais l’énergie reviendra, j’en suis certaine. Pour le moment, chercher des images constitue un passe-temps qui me convient et qui ne demande pas trop d’efforts.

Et avouez que ce serait bien agréable d’entrer dans les illustrations de Jim Tsinganos et d’y passer la journée…

Ça viendra, ça viendra

  

Il n’y a pas de jour où je ne rêve pas d’une telle scène tant j’aurais envie de m’y glisser pendant des heures. Oui, trouver enfin le temps de lire, puis partager mes lectures avec vous. Ça viendra, ça viendra. Je me le souhaite tant.

*toile d’Ivar Arosenius

Bien chez moi

  

Il y a six ans, lorsqu’on nous a imposé le télétravail en raison de la pandémie, je ne savais pas que j’y prendrais tellement goût que me rendre au bureau deux fois par semaine depuis un an deviendrait un véritable poids. Mais il parait que c’est vital. Qu’il faut socialiser pour notre santé mentale. Que travailler chez soi provoque un déséquilibre.

Et ce matin, pas plus que les autres matins de cette semaine, je ne me suis rendue au bureau. Ce n’est pourtant pas au bout du monde. Une dizaine de kilomètres seulement, Mais avec les rues fermées en raison de travaux qui s’éternisent, les nids de poule (voire d’autruche dans certains cas) à contourner, la glace noire qui demande qu’on ralentisse certains jours, les équipes de déneigement en pleine action à l’heure de pointe sur les axes importants qui créent des embouteillages et occasionnent des retards d’autres jours, il me faut compter une bonne heure pour me rendre au bureau.

Et comme le stationnement de la clinique où je gare ma voiture est très mal entretenu, je dois user de tous mes talents pour ne pas m’étaler de tout mon long et risquer de ne pas être en mesure de me relever sans aide – si jamais une bonne âme venait me secourir. Les pires jours, j’utilise la canne de ma mère, laquelle est munie d’un pic à glace en plus de porter des crampons. Ça a tout un style avec mon bazar : petit sac à dos pour mes effets personnels, deuxième sac à dos pour l’ordi, les écouteurs et la paperasse, et sac pour mon lunch. Je ne transporte plus de chaussures, mes pantoufles se glissent très bien dans l’un des sacs à dos. Et c’est moins lourd.

Évidemment que j’arrive au bureau stressée et avec l’impression d’avoir travaillé des heures tant j’ai dépensé d’énergie depuis que je suis partie de la maison. Ce n’est pas le moment de faire le tour des bureaux pour saluer les collègues. De toute façcon, il est bien trop tôt pour cela. Je suis la première arrivée sur mon étage, il n’y a donc pas âme qui vive dans les parages.

Je peux donc m’installer, brancher les fils, ajuster les écrans, confimer ma présence. Et espérer que personne n’a réservé l’autre espace de travail du bureau. Je n’ai pas le temps de socialiser. Et ça ne m’intéresse pas. Je suis là pour travailler.

Aujourd’hui, je reste chez moi. Je n’ai pas à quitter la maison, chargée comme un mulet, afin d’affronter les conducteurs impatients parce que les rues sont moins praticables en raison de la neige d’hier soir et de cette nuit. Je n’ai qu’à descendre deux escaliers afin de me retrouver dans le bureau de mon père que j’ai presque conservé intact pour le moment. À côté du clavier, une photo de lui prise il y a une dizaine d’années. Un jour heureux. Un jour où nous avons ri, mais ri…

Et je serai beaucoup plus efficace ici. N’en déplaise à l’équipe de la haute direction qui nous impose ce pensum sous prétexte de préserver notre santé mentale alors que nous ne sommes pas dupes. L’équipe des finances n’aime pas les coûts occasionnés par des bureaux inoccupés.

*toile de Jean Metzinger

Ce matin

  

Il m’arrive encore souvent de penser à Lucie. De me dire que j’aimerais bien voir cette pièce avec elle. D’écouter un artiste qu’elle m’a fait découvrir. De me retrouver dans des endroits que nous aimions. De rire toute seule en me remémorant certaines de nos aventures. De faire fi de la pluie et de la neige qui ne l’arrêtaient jamais, elle qui prenait des bouchées doubles ou même triples pour ne rien rater de tout ce qui s’offrait à elle. Comme si elle sentait que ses jours étaient comptés.

Plus de neuf ans ont passé depuis ce dernier jour d’octobre 2016 où elle nous a quittés. À l’époque, quelques personnes de son entourage et moi nous étions dit qu’elle avait choisi la bonne date pour l’aide à mourir. Quelques jours plus tard, Leonard Cohen nous quittait et un fou  prenait le pouvoir au sud de la frontière. Ça l’aurait archevée. Probablement. Sûrement.

Et ce matin, je pense à elle. Comme souvent. Et elle me manque terriblement.

*toile de Maxwell Armfield

Plus de temps?

  

A-t-on plus de temps pour soi à l’heure de la retraite? Je me le demande alors que je vois les uns et les autres courir d’un rendez-vous médical à l’autre et être aux prises avec plus de papiers administratifs qu’ils ne l’ont été de toute leur vie.

Je me pose la question à l’heure où je dois commencer à y penser sérieusement et à faire des calculs en conséquence.

Je voudrais juste un peu plus de temps pour lire, écouter de la musique, me glisser dans un tableau et rêver.

La retraite offre-t-elle cela?

*toile de Heather Neill

En ligne!

 

La nouvelle mouture du pays de Lali est en ligne depuis hier et prête à vous accueillir pour deux nouvelles décennies. Qu’en pensez-vous?

*illustration de Lionel Darian

Un jour de décembre

Elle a passé la journée à la maison, en legging, chaussettes chaudes et haut de pyjama. Il faisait si froid dehors. Et il y a tant de livres à ranger sur les rayons des bibliothèques prêtes à les accueillir. Des livres non lus qui attendent leur heure. Des livres lus et relus, dont elle ne se départira jamais. Des livres qu’on lui a offerts. Des romans, des recueils de poèmes, des livres d’art, des guides de voyage.

Elle restera encore au chaud aujourd’hui. Elle aimerait bien retrouver un livre en particulier.

*toile de Layla Oz

Joyeux, joyeux Noël!

Qu’elle se déroule en famille, entre amis, ou les deux, que la journée de Noël vous apporte des moments de bonheur qui demeureront gravés à jamais.