Lali

17 juin 2024

La citation d’Orson Welles

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 16:09

On naît seul, on vit seul, on meurt seul. C’est seulement à travers l’amour et l’amitié que l’on peut créer l’illusion momentanée que nous ne sommes pas seuls. (Orson Welles)

J’avais une idée approximative de cette citation que mon oncle avait un peu trafiquée en conservant l’essentiel de celle-ci quand je suis tombée sur la version intégrale par pur hasard. Et c’est en poursuivant mes recherches que j’ai appris que cette phrase était tirée du film Someone to love dans lequel Welles joue son propre rôle.

Cette citation est-elle vraiment de lui ou du scénariste ou encore des deux?Peu importe. Je veux surtout m’attarder à son sens plus qu’à déterminer qui en est le véritable auteur.

J’ai toujours été convaincue qu’on naît seul et qu’on meurt seul. Mais vit-on vraiment seul en dehors d’une île habitée uniquement par soi-même? Rien n’est moins sûr. On a pour la plupart de la famille, des voisins, des collègues, lesquels font tous partie de notre vie jusqu’à un certain point. Nous ne sommes donc pas seuls, au sens propre du terme. Mais de là à dire que l’amour et l’amitié peuvent créer l’illusion momentanée que nous ne sommes pas seuls, toute une question.

Avoir des amis ne nous rend pas moins seuls. Une relation amoureuse non plus.

Mais l’illusion momentanée que nous ne sommes pas seuls quand nous avons des amis ou sommes amoureux me laisse tout de même un peu perplexe. C’est le genre de question à débattre à plusieurs. Qui se lance?

*illustrations de Maria Loor

15 juin 2024

Musique du jour

Il n’est que 7 h 30, mais je suis debout depuis plus de deux heures… Je ferai des courses tout à l’heure et j’irai souper avec mon père, mais pour l’heure, j’écoute Nightnoise, Vous m’accompagnez?

*illustration d’Eri Kamei

13 juin 2024

Soir après soir

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 20:47

Dès que ma journée de travail est terminée, je pars retrouver mon père afin de passer un peu de temps avec lui. Il n’est pas évident pour lui de passer ses journées seul même s’il les occupe à du rangement et à l’entretien sommaire de la maison. Ma visite est donc plus qu’attendue, elle est essentielle. Ce ne sont pas les appels de ma mère ou la visite d’un voisin qui sont suffisants. Il a besoin de passer du temps avec sa fille.

Je fais le souper, la vaisselle, le lavage, un peu de paperasserie. Puis, je le laisse se reposer et je rentre chez moi où m’attendent des livres et de la musique. Ainsi se déroulent mes soirées à quelques exceptions près. En effet, demain je verrai mon père le midi et j’irai aux Francofolies le soir.

*illustration de Daniela Gallego

3 juin 2024

Pleurer

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 20:17

Peut-être que quand on pleure et qu’on sait pourquoi, ce ne sont pas encore des larmes. Les vraies larmes sont sans raison. (Christian Bobin)

Ai-je raison de pleurer? De littéralement fondre en larmes sans raison apparente? D’où me viennent ces larmes? Depuis combien de temps attendaient-elles d’être versées? Me soulagent-elles?

Chaque fois que ça m’arrive, je me pose ces questions. Parfois, j’ai un semblant de réponse, mais la plupart du temps, ce n’est pas le cas. Des fois, je dis que c’est la fatigue. D’autres fois, que c’est en raison du poids que j’ai sur les épaules.

Cette fois, je sais pourquoi.

*illustration de Marika Maijala

1 juin 2024

La vie ne sera plus jamais pareille

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 14:24

Tout semblait bien aller pour mes parents., même si leur vie était loin d’être celle qu’ils avaient il y a quelques années. Marcher était de plus en plus difficile et la moindre tâche leur prenait une éternité. Mais ils étaient là l’un pour l’autre.

Or, il est presque certain qu’ils ne retrouveront jamais un quotidien commun. Ma mère a fait une chute dans l’escalier lundi dernier. Elle est sur un lit d’hôpital avec une importante fracture de l’humérus qui va réduire la mobilité de son bras droit de façon importante. Il y a peu de chances qu’elle puisse se lever seule et s’habiller sans aide.

La vie ne sera plus pareille, d’abord pour elle, puis pour nous. Et je n’ai aucune idée de ce qu’elle sera. Pour l’heure, ma sœur est au chevet de ma mère et je veille sur mon père. Et je compte sur vous pour m’envoyer des ondes positives. Nous en aurons besoin.

*toile de Cora May Boone

27 mai 2024

Elle écoute Jesse Cook

Elle écoute Jesse Cook un après-midi de mai. Et cela lui rappelle les mains du guitariste qu’elle a aimé à 30 ans. Et la musique la ramène à un autre homme qu’elle a aimé, quinze ans plus tard, et à qui elle doit la découverte de cet artiste canadien.

Il restera toujours quelque chose d’eux dans sa vie. Plus que quelques notes de guitare dans un après-midi de mai. Tout ce qu’elle a tu et qui lui revient alors qu’elle danse pour elle seule. Comme elle le fait souvent, comme elle l’a fait toute sa vie.

Du verbe aimer, elle ne connaît que le passé composé et l’imparfait. Le présent et le futur n’existent que dans les livres.

*illustration d’Erin Dyer

25 mai 2024

Bonheur retrouvé

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 7:18

Mes piles de livres à lire ne me font plus peur. Elles ne vont pas dégringoler. Je vais réussir à réduire leur hauteur graduellement. Enfin, si je n’en achète pas trop et si je n’emprunte pas des tonnes à la bibliothèque!

Tout cela parce que je réussis à mieux organiser mes journées depuis quelques semaines et à ne plus travailler jusqu’à 18 heures. Il était temps. On ne peut pas vivre à un tel rythme éternellement. Et mes longues journées me privaient de temps pour lire et pour parler de mes lectures ici.

Je nage donc en plein bonheur. Comme la lectrice de l’illustratrice Rita Cardelli.

19 mai 2024

L’envie de remonter le temps

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 19:21
 
Parfois l'envie de remonter le temps.
De le faire s'arrêter à certaines dates.
D'en gommer plusieurs autres.
De préserver précieusement celles dont je veux à jamais conserver la trace.
Elles sont déjà indélébiles, inaltérables, irremplaçables.
Mais...
Peur qu'un jour ma mémoire flanche et que s'éparpillent ces dates.
Qu'elles disparaissent comme le font les pissenlits à la fin de la saison.

Parfois le désir de revivre mes 30 ans.
Presque uniquement mes 30 ans.

*illustration de Xuan Loc Xuan

16 mai 2024

Je rêve d’une plage

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 16:17

Aujourd’hui, je rêve d’une plage où arrêter le temps, où le temps cesserait de filer à toute vitesse, où j’aurais enfin le temps. Ce temps qui me manque de plus en plus. Et peut-être que cette plage ressemble à celle des toiles de Jean-Jacques Venturini.

Si je pouvais le faire

Si je pouvais ne pas travailler aujourd’hui, je m’installerais sur un banc et je lirais (à l’ombre évidemment). Et je profiterais de cette première journée de l’année où je pourrai enfin oublier chaussettes et bas, car il fera 26 degrés cet après-midi. Et j’écouterais en boucle The Dark and the Rolling Sea.

*toile de Maria Karalyos

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