Commentaires récents
Admin:
Archives:
septembre 2026
D L M M J V S
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
27282930  
Avant que le jour se lève

  

Les jours racourcissent, c’est indéniable.Vous avez dû le remarquer aussi.

Je me lève bien avant que le soleil le fasse. Mais je n’utilise pas suffisamment les premières heures du jour à faire vivre le pays de Lali. J’ai tant de sujets en tête, tant d’idées à développer, que je ne sais pas par où commencer. Alors, j’attends. Mais quoi?

Et ce matin, alors qu’il fait bien noir, que rien ne me presse vraiment puisque je travaillerai de la maison, je me dis qu’il est temps que je fasse plus qu’y penser, davantage que noter cela sur des bouts de papier. Mais le roman en cours de lecture me lorgne…

*toile d’Albert André

Je lui ressemble

  

Elle lit quelques pages. S’arrête. Puis reprend sa lecture. Se dit que la vie peut parfois être douce. Puis retourne aux mots des autres. Il faudrait bien qu’elle écrive davantage. Mais rêver est une si belle activité.

Elle me ressemble. Je lui ressemble.

*toile de Kaethe Bealer

J’aime les dimanches

  

J’aime les dimanches. Je les aime pour plus d’une raison. Mais surtout parce que je peux faire les choses tranquillement. Notamment, m’adonner à la correspondance, une activité que je pratique depuis l’enfance. J’adorais envoyer des missives à ma tante Mémène, la sœur de mon grand-père maternel, qui habitait Valleyfield. Et je crois qu’elle aimait les recevoir puisqu’elle prenait toujours le temps d’écrire à sa petite-nièce en choisissant de jolies cartes. J’en ai d’ailleurs encore quelques-unes.

Puis vinrent les échanges avec des correspondantes. Elles habitaient la France, l’Angleterre, la Suisse, la Belgique, les Pays-Bas, la Réunion, le Japon, la Nouvelle-Zélande, l’Écosse, l’Allemagne, la Roumanie, notamment. Certaines font toujours partie de ma vie. Comme Chantal, qui vit à Brest. D’autres se sont ajoutées au fil des ans, grâce aux cartes postales et au pays de Lali. J’en ai rencontré certaines. Moments de bonheur.

J’aime toujours le papier à lettres. Et les autocollants, les plumes, en plus des cartes postales.Je pense que ça ne changera jamais.

Et j’aime les dimanches.

*toile de Barbara Kassel

Le lirai-je un jour?

  

Quand on m’a offert ce livre, il y a plus d’un demi-siècle, je me faisais une joie de le lire. Il ne m’était pas inconnu, mais il n’avait pas encore fait l’objet d’un enthousiasme phénoménal grâce au cinéma. Film que je n’ai d’ailleurs pas vu.

Je n’ai pas plus lu le roman de Lewis Carroll. Enfin, pas jusqu’à la fin. Ce livre m’a terrorisée. Pendant longtemps, j’ai eu peur d’être engouffrée dans un trou invisible si je longeais de trop près la maison. Et je n’ai jamais été attirée par les lapins depuis.

Il y a un moment que je ne possède plus le livre des mes dix ans. Je l’ai remplacé par une version pour adultes. Mais je ne l’ai toujours pas lu. Et souvent, je me demande si je le lirai un jour.

*illustration de Madalina Andronic

 

Les carnets

  

Faut-il vraiment conserver les nombreux carnets accumulés au fil des ans? Journaux intimes, carnets d’adresses, cahiers de citations, carnets avec des notes de voyages remplissent une énorme boîte que j’ai glissée sous le lit de ma chambre d’adolescente, seul meuble de cette époque que j’ai conservé, la pièce étant maintenant dévolue aux cartes postales.

La boîte ne me gêne donc pas. Mais la question demeure. Ai-je besoin de garder tout cela?

*sur une toile d’Anne Graete

Trop?

  

Est-ce que je publie trop de billets? Est-ce que je n’écris pas assez? Est-ce que je néglige la littérature et privilégie plutôt les images? C’est une question qui m’est venue à l’esprit récemment. Une question à laquelle je ne tiens pas à répondre.

Le pays de Lali est mon refuge, là où au quotidien depuis plus de vingt ans, je me raconte un peu. Par bribes. Et depuis quelque temps, ce sont souvent les cartes postales qui servent à faire revivre des souvenirs, des gens, des lieux, des moments. Et je ne pense pas que ça change. J’aime tellement la publication quotidienne de cartes postales dans ce lieu qui est le mien.

Parler de livres me manque. Prendre des photos aussi, Mais j’y reviendrai.

Non, je ne publie pas trop de billets. Mais oui, je n’écris pas suffisamment, du moins ici.

*illustration d’Aurélien  Galvan

Une pile, des piles, des montagnes

  

Quand on ne parle plus d’une pile de livres à lire, ni de piles de livres à lire, peut-on parler de montagnes de livres à lire? Je crois que je vis au mileu d’une chaîne de montagnes de livres à lire et que je n’aurai pas assez de toute une vie pour les lire tous.

  

*toiles de Sedigheh Zoghi

J’aime être pieds nus

  

J’aime ne pas porter de chaussures. Ce fut d’ailleurs l’objet d’un de mes premiers billets il y a plus de 20 ans. Mais je ne peux plus m’adonner à ce plaisir en toute insouciance. J’ai les pieds engourdis en permanence en raison d’une neuropathie diabétique périphérique. Je ne ressens donc pas le froid ou le chaud de la même façon qu’avant. C’est plus flou et ça peut être dangereux. Même chose pour les objets qui pourraient se trouver au sol et me blesser sans que je n’en rende compte. Donc, plus question de marcher pieds nus dans la cour en sortant de la piscine. Je m’empresse de chausser des espadrilles pour ne pas me brûler la plante des pieds ou me tourner la cheville en marchant sur une des dalles,

Mais rien ne m’empêche de m »offrir ce petit plaisir quand je lis allongée sur le sofa.

*toile de Parvaneh Razaghi

Pas de coup de foudre

  

Tellement de livres me tentaient que je suis rentrée de la bibliothèque avec une pile d’albums jeunesse, me disant que j’allais faire des découvertes, être séduite par une histoire, emballée par des images, tentée de vous parler de ces albums.

Une semaine plus tard, j’ai lu la moitié des albums. Aucun coup de foudre. Pas même un semblant d’émotion. Le problème vient-il de moi? Suis-je blasée? Ou ai-je mal choisi? J’avais tellement envie de recommencer à vous parler de livres jeunesse.

Je croise les doigts. Il y a encore quelques albums à lire avant de faire de nouvelles provisions.

*dessin de Sally K. Smith

Les samedis d’autrefois

  

  

  

  

 

 

Les samedis matins ont été à diverses époques de ma vie le moment idéal pour la chasse aux trésors. J’entends par là les tournées que je faisais avec mon amie Hélène des différentes ventes-débarras quand nous étions voisines. On épluchait les petites annonces dans The Gazette, on sortait une carte de Montréal, et on se mettait en route pour une partie de la journée.

Puis, beaucoup plus tard, il y eut les bazars, les marchés aux puces, les librairies d’occasion, lesquels m’ont donné l’occasion de faire quelques trouvailles fabuleuses. Des cartes postales, des livres, des CD, essentiellement.

On ne sait pas qu’on a besoin de quelque chose tant qu’on ne l’a pas trouvé. Hélène avait raison.

*toiles de Benjamin Walter Spiers