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Des images, des mots et des notes

  

S’il me fallait un jour choisir entre l’écriture, la lecture, la musique, les images, qu’il s’agisse de tableaux ou d’illustrations, je serais bien embêtée tant tout cela fait partie de mon quotidien et m’est essentiel.

Je ne serai jamais en mesure de me priver de mots, de notes ou d’images. Et si cela arrivait, cela signifierait que j’accepte qu’on ampute une partie de ce qui m’anime et me fait vibrer. Donc, imprensable. Alors, inutile d’y songer.

*toile d’Emma Foster

 

Tentations

  

Ouvrir des boîtes de livres avec l’intention de les ranger, c’est prendre le risque de ne pas être en mesure de faire ce qui était au programme. Je m’en rends compte presque quotidiennement,

Cet album sur les impressionnistes est si tentant. Cet autre sur la Bretagne l’est tout autant, sinon plus. Même chose pour le livre portant sur les Jeux olympiques de Montréal. Et que dire de ce recueil de textes d’Yves Simon?

C’est si facile de laisser là le classement et d’ouvrir l’un d’eux. Et de ne âs se sentir coupable.

*toile de Lara Hoke

Ses histoires 1

  

J’aime l’écouter se raconter. Oui, j’aime entendre ses histoires. J’aime aussi quand elle remonte le temps, quand elle me parle de l’un ou de l’autre, d’un lieu, d’une odeur, d’une couleur. J’aime quand elle partage un souvenir, quand elle me fait part d’une rélexion.

Ces jours-ci, elle m’a parlé d’un homme qui lui a dit quand elle avait 20 ans qu’elle avait « la plus belle nuque d’Amérique ». Elle avait trouvé ce compliment étrange sur le coup. Mais plus aujourd’hui. Personne d’autre ne lui a jamais parlé de sa nuque.

Et elle sourit en repensant à ce souvenir qui a plus de 40 ans. Et elle me sourit en tournant la tête pour que je refasse son chignon. C’est vrai qu’elle a une belle nuque.

*toile de Patrice Bailly

Des livres bien rangés

  

Comme c’est beau, des livres bien rangés. C’est ce que je me dis chaque fois que je réussis à vider quelques boîtes en regardant les rayons des sept étagères de la pièce que j’appelle la bibliothèque/salle de musique se garnir. Romans québécois ici, poésie là-bas, théâtre plus loin. Histoire, essais, dictionnaires et livres sur les langues dans le bureau, cinq marches plus bas.

Oui, comme c’est beau, tous ces livres qui trouvent leur place. Il y a même une section pour les livres en attente d’être lus. Joie : ils sont nombreux.

*illustration d’Olivia Winchester

À l’heure du tri

  

À quels livres tient-on? Lesquels nous sont essentiels? Desquels se départir? Pour quelles raisons conserver celui-ci plutôt qu’un autre?

À l’heure du tri, à mesure que je vide des boîtes, les questions surviennent. En cas d’hésitation, mettre à part ceux pour lesquels je suis indécise pour ne pas avoir de regrets par la suite, comme cela m’est arrivé avec certains vêtements que j’ai donnés.

*toile d’Olivia Chigas

Choisir de me taire

  

J’ai rapporté aujourd’hui à la bibliothèque un album jeunesse qui m’a beaucoup déçue. Ce n’est pourtant pas un mauvais livre. Il est même plutôt beau. Mais aussi très fragile, en raison des images découpées qui s’intercalent entre les illustrations. Et puis, le texte est banal, voire sans intérêt,

Mais je n’en ferai pas un compte rendu ici, encore moins une critique que j’aurais pu publier sur le site de Babelio. J’ai choisi de me taire, de ne pas étaler les défauts de cet album, de ne pas faire part de ma déception.

En sera-t-il toujours ainsi? Vais-je désormais ne parler que des livres que j’ai aimés ou qui ont un certain intérêt? Je l’ignore pour le moment. Mais je me pose la question.

  

*toiles de Dan May

Mieux m’organiser

  

Il n’est pas trop tard pour prendre des résolutions pour 2025, même si j’évite de le faire par peur (ou probabilité) de ne pas être en mesure de les tenir. C’est ce que je me suis dit hier avec l’arrivée du mois de mars.

Il est plus que temps que j’organise mieux mes heures de liberté, que je ne dépasse pas un certain nombre de minutes par jour devant l’écran en quête d »images, que je ne me laisse pas tenter par des séries télé dont j’enfile les épisodes à la chaîne au lieu de doser le visionnement afin d’étirer le plaisir, que je n’empile plus les lettres auxquelles répondre sous toutes sortes de prétextes, et surtout que je m’accorde une heure de lecture au quotidien.

Je ne sais pas s’il s’agit là de résolutions ou de souhaits. Je sais seulement qu’il est temps que je m’organise. Ainsi, je pourrai jour après jour prendre la place des lectrices imaginées par Lida Ziruffo.

Où sont-elles passées?

 

  

Où sont passées ces heures où, allongée sur le sofa, j’allais d’un livre à l’autre, parce que j’ai toujours eu plus d’un livre en marche? Oui, où sont-elles passées? Mon installation graduelle et les cartes postales occupent-elles trop mon temps pour que je ne puisse plus m’adonner à des pauses pour lire? Est-ce mon travail qui bouffe toute mon énergie qui fait, que le soir venu, je n’arrive plus à me concentrer?

Je regarde ce tableau signé Rowland Wheelwright en rêvant. Comme je voudrais être à la place de cette lectrice. Et comme je voudrais vous parler à nouveau de mes lectures. Inventer des histoires à partir de tableaux.

Il ne faut pas juste trouver le temps. Il faut le prendre.

Y passer la journée

  

  

Je suis si fatiguée en ce moment que je n’arrive pas à me concentrer suffisamment pour lire au cours de la soirée. Mais l’énergie reviendra, j’en suis certaine. Pour le moment, chercher des images constitue un passe-temps qui me convient et qui ne demande pas trop d’efforts.

Et avouez que ce serait bien agréable d’entrer dans les illustrations de Jim Tsinganos et d’y passer la journée…

Ça viendra, ça viendra

  

Il n’y a pas de jour où je ne rêve pas d’une telle scène tant j’aurais envie de m’y glisser pendant des heures. Oui, trouver enfin le temps de lire, puis partager mes lectures avec vous. Ça viendra, ça viendra. Je me le souhaite tant.

*toile d’Ivar Arosenius