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En vos mots 992

  

Déjà le dernier dimanche d’avril! Les semaines passent décidément bien vite. Mais au moins, ça commence à ressembler au printemps. Les abris pour les voitures ont presque tous disparu, j’ai fait installer les pneus d’été sur ma voiture vendredi et je crois que je peux ranger mes bottes jusqu’à l’automne. Je n’ai pas de hamac, comme en a un la lectrice imaginée par Daniela Alfieri, par contre.

Aimeriez-vous prendre sa place? Et que lit-elle, ainsi installée? À vous de choisir l’angle pour nous raconter en vos mots ce que cette scène évoque pour vous.

Comme aucun commentaire ne sera validé avant dimanche prochain, vous avez plus que le temps de lire les textes déposés sur la scène livresque de dimanche dernier avant d’écrire quelques lignes. C’est avec plaisir que nous vous lirons.

D’ici là, bon dimanche, bonne semaine et bon début de mai à tous les envosmotistes et à celles et ceux qui les lisent.

2 réponses

  1. Le printemps enfin s’affranchit, s’implante, s’ancre, s’enracine. Les nuits, les matins, les soirs, se montrent à nouveau magiquement cléments. Le soleil en journée s’éploie, déroule ses rayons, tels des rayons de miel.
    Mais surtout, le soirées sont douces. Plus même besoin d’un châle. Une simple nuisette suffit, pour lire sur la terrasse.
    Eve a réinstallé son hamac, maintenu bien à l’abri depuis l’automne. Elle a rallumé les lanternes. Et ravivé le bonheur de lire, en suspension , légère parmi les arbres.

  2. En ville, on ne parlait plus que de ça. C’était le grand soir. L’éclosion d’un rêve. La consécration. La fête.

    Au panthéon des jours heureux, cela serait inscrit en lettres dorées et scintillantes. La victoire.

    L’équipe locale allait disputer le match tant espéré. Celui qui mène aux jours de grande joie dont le passé nous parle sans cesse. Le jour où un peuple heureux envahit, à l’unisson, bistrots, rues et ruelles, pour chanter d’une seule voix des chants heureux habillés de rouge, blanc et bleu. Jusqu’à ce que le soleil d’un nouveau matin vienne plonger la ville dans un presque silence. Pour quelques heures. Avant qu’un nouveau réveil amère des rêves moribonds nous replonge, une fois encore, dans un quotidien quelconque et déçu, semblable à tant d’autres.

    Mais elle… Elle, loin de tous ces vacarmes mondains et passagers, se lézardant sans fin pendant des heures, lit. Sereine et paisible. Dans son hamac. Sans passions futiles. Elle lit.

    Dans cette quasi certitude, monocorde et froide, « que seules les défaites nous ramènent aux choses essentielles », comme l’a si bien dit, l’auteur d’À la lisière du monde.

    Pour tout le reste, elle ne veut rien savoir d’autre que, ce qu’il y a, dans la faconde silencieuse de ses bouquins.

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