Lali

24 mai 2007

Hommage à Monique Bosco

Filed under: À livres ouverts,États d'âme — Lali @ 23:12

monique bosco

Elle m’a donné plus que tous ceux qui m’ont enseignée réunis.

J’ai eu l’occasion de le lui dire des années plus tard alors que j’animais une émission littéraire à la radio. J’ai eu cette chance de lui dire combien sa petite phrase incisive avait changé le cours de ma vie d’écrivaine en devenir.

J’avais 21 ou 22 ans. Chaque lundi matin avait lieu le cours de création littéraire. Et bien entendu, j’attendais au dimanche soir, voire même au lundi matin, pour tout jeter sur papier de ce qui avait mûri depuis le lundi précédent. En général, mes textes étaient bons, bien construits. Ils n’avaient rien de remarquable, mais rien pour être démolis à cause de maladresses linguistiques ou historiques quand ils étaient soumis en classe devant la critique de mes collègues étudiants.

Mais Monique Bosco n’était pas dupe. Elle savait que je n’avais pas passé des heures à travailler mes nouvelles et mes poèmes longuement mûris hors du papier. Et elle me l’a dit. En ajoutant que si je travaillais, que je prenais le temps, j’écrirais de très bons textes plutôt que des textes corrects. Et elle l’a fait devant tout le monde. Le genre de choses dont on se souvient toute une vie. Un moment qui revient en tête chaque fois qu’on croit un texte fini.

C’est d’ailleurs à cause d’elle si ma première nouvelle publiée a mis un an à prendre la forme qu’elle a dans sa facture définitive. Et je la remercie pour ça. Pour cette phrase qui a tout changé. Pour ces mots qui m’ont fait écrire autrement.

Monique Bosco est décédée aujourd’hui. Laissant derrière elle de beaux romans dont La femme de Loth qui a marqué mon parcours de lectrice.

Tenue pour jours de canicule

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 22:49

lukka

Il fait si chaud ce soir que je ne supporte aucun vêtement pour lire ou écrire, à l’instar de la lectrice de Waleri Lukka. Et même nue, j’ai encore chaud. Et même les cheveux relevés, j’ai chaud.

Je ne devrais pas me plaindre, moi qui ai attendu avec autant d’impatience l’arrivée du beau temps. Mais tout de même, une canicule de juillet en plein mois de mai, c’est peut-être un peu trop…

Lire en famille

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 22:27

wadsworth 1

wadsworth 2

wadsworth 3

wadsworth 4

wadsworth 5

Je me souviens qu’il y avait sur un mur de la chambre de mes parents un texte encadré qui disait Les enfants apprennent par l’exemple. Il me semble qu’était mentionnée la tolérance parmi toutes ces choses à apprendre. Enfin, je crois. Il faudra que je vois si le cadre est toujours là.

Tout ça pour montrer que des parents qui lisent devant des enfants qui ne lisent pas encore ou des enfants pour qui les parents lisent finissent pas retenir l’exemple. Joliment illustré par Susan M. Wadsworth. Galerie que je dédie à Bellesahi qui va se reconnaître, je crois.

L’ombre de Lali, un matin ensoleillé

Filed under: Qui est Lali?,Signé Lali — Lali @ 22:14

ombre

Je voulais photographier les marelles dessinées à la craie sur le chemin qui mène de la porte au trottoir. Mais c’était sans compter mon ombre qui s’est interposée. J’ai choisi de faire la photo quand même. Petit clin d’œil qui m’a fait sourire et qui fera dire que je reste toujours aussi mystérieuse!

Un matin de lumière

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 6:58

faussoux

C’est un de ces matins de lumière douce comme il y en a au printemps. Un matin où les bourgeons ont tenu leur promesse. Un de ces matins de couleurs vives ou feutrées selon l’essence des fleurs. Un matin où les odeurs entrent par la porte laissée ouverte. Un matin pour ouvrir un livre et rêver sur des mots. Comme le fait la lectrice de Claude Faussoux.