Lali

6 mai 2007

Ce soir, elle a cessé d’y croire

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 22:57

pc

Elle y a cru, comme nous y croyons tous un jour ou l’autre de notre vie. Elle y a cru à 20 ans, à 30 ans et même à 40 ans. Puis, elle a cessé d’y croire. Les héros des romans n’existent que dans les romans. Les grands sentiments y sont imprimés noir sur blanc, mais ne se vivraient pas au quotidien pour elle.

Oui, bien sûr, des hommes ont traversé sa vie. Quelques semaines ou une nuit. Elle a aimé certains d’entre eux. Et il en est même qu’elle n’oubliera jamais.

Mais ce soir, elle a cessé d’y croire. Ce soir, la lectrice de Philibert Cockx a ouvert un nouveau livre. Encore un autre.

Et elle s’est fait la promesse de ne plus jamais lire un roman où il est question d’amour. Elle a passé l’âge d’y croire. Pas pour les autres mais pour elle.

Merci d’être là

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 10:20

kehrlein

C’est toujours un moment de bonheur quand, le dimanche matin, alors que je prends mon café, je relis les textes accumulés durant la semaine une dernière fois avant de les valider.

Je ne le fais pas dans le confort et le romantisme du décor de la lectrice de Michael Kehrlein, mais c’est un véritable moment de bonheur qui durera tant qu’il y aura des textes qui arriveront en cours de semaine.

Merci d’être là, avec moi, en vos mots.

En vos mots 4

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:30

seignac

Une semaine se termine pour la toile de Nicolai Fechin et ceux qu’elle a inspirés. Une autre commence avec la toile de Paul Seignac.

Que pourra-t-elle bien vous raconter que nous aurons plaisir à lire ? Quelles histoires va-t-elle susciter ? Quel personnage va attirer votre attention, tous ou un seul ? Je laisse ça entre vos mains. La leçon de lecture est à vous, à votre imagination.

En vos mots, c’est la catégorie qui VOUS appartient.

Fanfreluche va raconter…

Filed under: Images indélébiles — Lali @ 2:40

fanfreluche

Nous avons parlé de Fanfreluche à table, hier. Fanfreluche, la conteuse d’histoires de notre enfance, celle qui s’immisçait dans les contes de fées pour notre plus grand plaisir. Et nos yeux brillaient comme ils brillaient sûrement autrefois quand nous nous précipitions pour voir comment notre poupée préférée allait encore se mettre dans le pétrin pour aller changer le cours de l’histoire ou sauver un personnage en détresse. Je vois encore le grand livre dans lequel elle entrait en guise de transition entre la réalité – Fanfreluche lisant le conte – et la fiction – Fanfreluche devenant un nouveau personnage du conte.

« Fanfreluche va raconter un beau conte pour vous amuser… » C’est par ces mots chantés qu’elle entrait dans notre monde télévisuel tous les mercredis. Or, l’émission n’a été en ondes que de 1968 à 1971, même si le personnage en soi avait été créé dans le cadre de La boîte à surprises. Comment donc avons-nous pu en conserver un souvenir aussi vif ?

Un souvenir si vif, si fabuleux, que le jour où son interprète, Kim Yaroshevskaya, a téléphoné à la librairie – encore un souvenir de ma vie de libraire -, j’ai failli l’appeler Fanfreluche en reconnaissant sa voix au bout du fil! Le Je vous le mets de côté, Madame Yaroshevskaya l’a émue. Elle n’avait pas dit qui elle était. Mais on n’oublie pas la voix qui a fait les beaux jours de notre jeunesse. On n’oublie pas Fanfreluche. C’est ce que je lui ai dit.

Tandis que j’écris

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 2:37

schoner

Est-ce le souvenir de cette journée d’amitié qui fait que je n’aie pas envie de dormir ? Est-ce le repas gargantuesque que nous avons pris ? Est-ce l’excitation de valider dans un peu plus de cinq heures les textes reçus en cours de semaine ?

Ou est-ce toujours et encore ce besoin d’écrire, de dire, de raconter qui me tenaille ? Ce même besoin qui semble être celui de celle qui écrit peinte par Georg Friedrich Adoplh Schöner ? Ce besoin qui fait rentrer chez soi en courant pour pouvoir écrire, qui fait aussi que toute la journée on griffonne ici et là des phrases sur des bouts de papier ? Celui-là même qui fait qu’où on soit, il n’est pas rare de sortir un stylo et de laisser l’inspiration nous gagner, peu importe la foule ? Celui qui, aussi, par moments, isole, parce qu’écrire se fait dans la solitude ?

Il y a un peu de tout cela cette nuit. On ne peut pas vivre de beaux moments sans les revivre encore et encore. Et tandis que j’écris, je revois nos sourires, le partage. Et tandis que j’écris et que mes amis d’outre Atlantique sont sûrement debout alors que ceux d’ici dorment, je suis bien. Il y a encore tant à raconter et le café de la nuit ne goûte pas celui du jour.

Sous les draps

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 2:09

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C’est par quelqu’un que j’ai découvert les lits, les lecteurs et les regards complices des personnages de Manon Otis.

Je ne vous raconterai pas ce qui se passe sous les draps, quand les livres sont abandonnés. Je ne vous raconterai rien du bonheur de quitter les livres pour un autre plaisir. Je crois que vous savez déjà tout cela.

Celle qui préfère les mots et la lune

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 1:41

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Dormir est se distraire de l’univers.[ Jorge Luis Borges ]

C’est peut-être pour cette raison qu’elle dort si peu. Le sommeil l’éloigne de l’univers, ou plutôt, de son univers, celui des étoiles et de la lune dans la nuit, celui des livres et des mots.

La lectrice de Johann Peter Hasenclever n’arrive à dormir que par petits blocs. Deux heures ici, une heure là, rarement de vraies nuits de sommeil. De plus en plus rarement.

Pourtant, elle a aimé dormir, comme tous ceux qui ne dorment presque plus. C’était bien avant qu’elle ne voit là une façon de se distraire de l’univers, de le mettre en veilleuse. Alors que maintenant, cet univers a pris tellement de place qu’elle ne s’abandonne plus longtemps aux bras de Morphée.

Elle lui préfère la lune, les étoiles quand le ciel le permet, et les mots. Ils la font rêver encore plus que le sommeil.

Le lecteur tiré à quatre épingles

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 1:13

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Si des livres n’étaient pas restés sur le lit du lecteur de Lodewijk Bruckman, si certains d’entre eux n’étaient pas ouverts sur une chaise, celui-ci nous aurait paru froid, voire distant. Mais à cause de ces deux petits détails, on oublie le côté bien mis du monsieur. On oublie aussi la bibliothèque impeccablement rangée.

L’homme a beau être tiré à quatre épingles – pour un rendez-vous important, on peut le supposer -, il reste un amoureux des livres et des mots qui a du mal à quitter son petit univers et qui, la lettre écrite, les livres feuilletés, a laissé ceux-ci sur le lit pour le moment où il rentrera.