Commentaires récents
Admin:
Archives:
Les tulipes du boulevard de l’Assomption

tulipes1

tulipes2

Elles étaient là, sur mon chemin, comme une invitation à m’arrêter, à les regarder. Et c’est ce que j’ai fait. Puis j’ai sorti mon appareil. Pour ne pas les oublier, pour vous offrir une partie de mon Montréal qui commence à renaître. Et qui, grâce à ces tulipes, a enfin des airs de printemps.

Le courrier accumulé

alg

Elle a lu tout le courrier de la semaine d’un coup. Il est vrai que la lectrice d’Adélaïde Labille-Guiard a surtout rêvé ces derniers jours et n’a pas été très productive. Et voilà que maintenant, il ne s’agit plus de répondre à une lettre ou deux, mais bien à une dizaine!

Aussi bien commencer tout de suite, alors. Surtout qu’elle aime bien écrire de très longues lettres. Dans lesquelles elle met toujours beaucoup d’elle, de son âme, de son cœur. Elle ne sait pas faire autrement, de toute manière. Et à quoi bon écrire une lettre si c’est pour rester à la surface des choses?

Les livres en boîte

matton

On a envie d’y entrer tant la bibliothèque en hommage à Marcel Proust créée par Charles Matton est invitante. Il s’agit ici non pas d’une toile mais d’une vitrine, autrement dit une boîte dans laquelle le miniaturiste installe un univers. Fascinant, non ?

Des lectrices aux formes généreuses

botero 9

fb5

botero 1

botero 2

botero 6

botero 4

botero 3

botero 8 botero 7

Je n’aurai pas vu l’exposition Botero à Québec. Pourtant, je me promettais bien d’aller voir les personnages de l’artiste colombien. Mais j’ai trop attendu. Et les toiles de Fernando Botero ont quitté la capitale, sans que je sache si parmi celles-ci il y avait une lectrice ou un lecteur.

Certains aiment, d’autres pas. Moi, si. Dans ces personnages aux formes généreuses, peut-être naïfs aux yeux de certains, je vois une galerie unique, un regard tendre. Même si le sujet de certains tableaux est dans certains cas plus critique envers la société, et par cela moins figuratif.

Il y a dans les lectrices de Botero de la tendresse, de la sensualité. Deux éléments qui me plaisent et qui font que je ne suis pas indifférente à cet univers.

Renouer avec soi

boston school

Il me semble retrouver dans cette toile non signée de l’école de Boston un peu de moi ces quelques jours de juillet 1992 à Plouharnel. J’allais ainsi avec un livre écouter la mer et tourner les pages. Il y avait peut-être des gens pas très loin, mais je n’en ai nul souvenir. Je n’ai que cette image de moi assise là près de la mer, avec un livre, tentant de démêler en moi ce qui restait de quelques rêves défaits. Et certains jours, il me semble que ce serait là, uniquement là, que je pourrais renouer avec moi-même. Mais je sais que ce n’est pas le lieu qui compte. Je le sais trop bien. Pour renouer avec soi, il faut entrer en soi et accepter ce qu’on est et a été.

En ce jour de la fête des mères

kaula

En ce jour de la fête des mères au Canada, en Belgique et en Suisse, la toile de Lee Lufkin Kaula me semble toute désignée pour souligner ce jour. Même si je reste ambivalente face au fait que nous ayons besoin d’un jour dans l’année pour souligner les pères comme les mères. J’ai le même sentiment que ce dimanche de mai 2006, si bien que je pourrais écrire quasi mot pour mot ce que j’ai écrit il y a un an.

Et pourtant, peut-être faut-il un jour comme celui-ci. Et c’est ce qui me rend triste, au fond. Que, trop souvent, le reste de l’année, on oublie les fleurs, les mots doux, les gestes gratuits, les Je t’aime. Qu’il faille le faire quand tout le monde le fait.

Quoique je suis certaine que d’autres sont comme moi, pleins d’attention envers celle qui leur a donné la vie. Et que pour eux un jour comme celui-ci est une occasion de plus dans l’année pour exprimer leur amour et leur admiration, et non pas le seul.

En vos mots 5

rubio

Qui est-elle ? Que lit-elle ?

À vous de raconter la lectrice d’Alberto Pla y Rubio. À vous de nous livrer une part de son histoire, à vous de dire ce qui se dégage d’elle. À vous, la toile de ce dimanche, la cinquième de l’aventure qui s’appelle En vos mots.

Bon dimanche et bonne semaine à tous!

L’insoumise

gress

À ce début d’aventure qui avait des images de liberté s’est ajouté le malaise. Encore un autre qui voulait l’enfermer. Qui voulait la modeler. Elle, l’insoumise et l’indomptable.

Il aurait fallu qu’elle fasse ci, qu’elle soit comme ça. Il aurait fallu qu’elle le laisse décider. Et tout ça, alors qu’elle le connaissait à peine. Non, pas pour elle les hommes qui dictent. Non, vraiment pas.

La lectrice de Renee Gress a préféré son fauteuil et son livre. Et continuer à être elle-même. Libre.

La lettre glissée dans un livre

feles

Elle avait oublié que c’était dans ce livre qu’elle avait glissé la lettre, si on peut appeler lettre un courriel imprimé qui dit simplement Je t’aime. Et ses yeux se sont brouillés. La lectrice de Karla Feles, pendant de longues minutes, presque une heure, a revu les images de cet amour fou qui a uni pendant quelques mois deux êtres séparés par 6000 km.

Et elle a chanté la chanson de Rapsat, leur chanson :

Ensemble, ensemble
Même si l’on est différent
Ensemble, ensemble
Et savoir traverser le temps
Vivre les mêmes émotions
Avoir le cœur qui tremble
Simplement ensemble ensemble
Simplement ensemble.

Puis, elle a replié la feuille et rangé le livre.

Quand le jour croise la nuit

peppers 1

peppers 2

peppers 3

peppers 4

J’aime ce moment où le jour s’éteint doucement pour croiser la nuit, ces minutes qui précèdent la noirceur et les lampes qu’on allume. J’aime cet instant presque magique où la vie prend une autre dimension, où le ciel s’embrase au loin. Où la nuit donnera à la vie un autre éclairage.

J’aime cette lumière dans laquelle baignent les lectrices et le lecteur de Fran Peppers et le calme qui se dégage des toiles.