À qui sait comprendre, peu de mots suffisent.
*Proverbe portugais choisi par la lectrice d’Yvonne van Woggelum
À qui sait comprendre, peu de mots suffisent.
*Proverbe portugais choisi par la lectrice d’Yvonne van Woggelum
Une bonne parole éteint plus de feu qu’un baquet d’eau.
*Proverbe portugais choisi par la lectrice de Pavel Rehurek
Il est préférable d’être reine une heure que duchesse toute sa vie.
*Proverbe portugais choisi par la lectrice de Vladimir Volegov
La lectrice peinte par l’artiste portugaise Elisabete Maria Sombreireiro Palma ayant appris qu’il y a trois jours, Armando, notre Portugais préféré, avait fêté son anniversaire, a enfilé une robe bleue et invité d’autres lectrices vêtues de bleu à se joindre à elle afin de partager avec nous quelques proverbes portugais.
Une idée qui en valait bien une autre, puisque, comme le dit le proverbe portugais :
Ne baisse pas les bras, tu risquerais de le faire deux secondes avant le miracle.
Genèse
le premier Feu ce fut tes yeux
fruit double soleils ruisselants
le premier Ciel ce fut ton front
que tous les oiseaux reconnurent
la première Terre ton corps
dont on ne finit pas le tour
et l’Eau première ma liquide
toutes tes lèvres pour ma soif
Sylvain Lelièvre, Entre écrire
*choix de la lectrice de Claartje van der Linden
Hélène Ferland, même si elle n’avait publié que quelques nouvelles en revue avant la parution d’Une nouvelle chasse l’autre, maîtrise le genre. Une trentaine de nouvelles sont donc réunies ici au moyen de deux fils conducteurs, à savoir un élément de la nouvelle précédente qui se retrouve dans celle en cours (un enfant, la mort, l’eau, la maladie, par exemple) et des citations extraites de Carnets du méditant de Salah Stétié en tête de chaque nouvelle.
Situations étouffantes, personnages mal dans leur peau, blessés ou blessants, ainsi pourrait-on résumer ce recueil qui n’a rien de léger et qui met de l’avant tout ce qu’on préfère ne pas voir ou savoir, détails pourtant qui finissent toujours par arriver jusqu’à nous, d’une manière ou d’une autre. Relations troubles, parfois sans issue, personnages confrontés à leur destin, qui n’ont d’autres solutions que leur propre sortie, voilà une autre façon de dire en peu de mots ce qui se dégage du premier recueil de nouvelles d’Hélène Ferland.
Il va sans dire que ces nouvelles ne peuvent se lire d’un trait, qu’il faut faire de petites pauses ici et là pour éviter que la souffrance et le mal de vivre qui tissent la plupart des nouvelles ne s’approprient de soi. Mais cela, vous l’aurez déjà compris.
De plus, à mes yeux, deux nouvelles se démarquent des autres, « Accompagnement » et « Le temps d’un mouvement », lesquelles mettent toutes deux de l’avant des musiciens. Mais cela n’enlève rien aux autres, qui ont toutes un petit quelque chose qui nous incite à penser que l’auteure risque de nous étonner encore, tant elle a d’histoires dans la tête (et j’ose espérer, dans ses tiroirs ou en cours d’écriture) et parce qu’elle sait ne pas les étirer à outrance, ce qui a l’heur de me plaire.
Lucie Renaud affirmait avec justesse en 1999, dans un article publié dans La Scena musicale que je vous invite à lire, qu’il y a une grande complicité qui se dégage de Fête galante, mettant en scène un duo composé de la cantatrice Karina Gauvin et du pianiste Marc-André Hamelin. La réédition il y a quelques mois de cet album qui doit son titre à Verlaine me pousse à souligner le brio et la richesse de celui-ci qui met en relief la virtuosité de ces deux artistes complémentaires qui ont su donner à Maurice Ravel, Gabriel Fauré, Francis Poulenc, Claude Debussy, Arthur Honegger et Émile Vuillermoz, dont je vous offre Jardin d’amour, la couleur nécessaire pour le rendre inoubliable.
Laisser le froid dehors.
Ne pas aller vérifier s’il est cinglant, si l’humidité traverse le manteau le plus chaud.
Savourer une tasse de café. Longuement. Déplier les notes accumulées depuis des jours, éparpiller les livres autour de soi. Hésiter pour la musique.
Sourire en relisant une phrase griffonnée à la hâte entre deux stations de métro.
Se dire que le printemps reviendra.
*toile de Carl Schmitz-Pleis
Même l’écrivain E. N. Chririkov (ici peint par Ivan Kulikov)a été séduit par la toile de la semaine et a décidé d’écrire quelques lignes, question de prêter vie à celle-ci. Ferez-vous comme lui?
Notre vie
Je marche près de toi
Tu marches près de moi
On dit que nous vivons ensemble
Moi je sais seulement
Que toute la vie ment
Si chaque jour ne nous rassemble
Sans toi je ne sais pas
Où trébuchent mes pas
Sans toi tous les soleils sont sombres
Sans toi tous les espoirs
Se maquillent de noir
Sans toi tout près de moi je sombre
On ne s’est pas connu
Simplement reconnu
Comme on reconnaît son visage
Dans le miroir sans tain
De deux regards certains
De n’être qu’un seul paysage
Et nous ne savons rien
Ni le mal ni le bien
Nous sommes nous deux sans comprendre
Et sans autre passé
Que cet amour blessé
D’être jour après jour plus tendre
Nous allons simplement
Comme vont les amants
Parmi les gestes et les choses
Qui font de chaque jour
Le chemin de toujours
Et nous ne croyons plus aux roses
Dites le verbe aimer
Dites le mois de mai
Dites les mots qui sont les vôtres
Jamais ceux que je sais
Ne sauront dire assez
Ce trop grand amour fou le nôtre
Sylvain Lelièvre, Entre écrire
*choix de la lectrice de Mieke Ter Brake
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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