Lali

3 janvier 2012

Les vers de Nâzim 3

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

Point du jour

Dans la maison endormie ce matin,
la lumière qui entre par la fenêtre ouverte,
comme une étoile laissée là par la nuit.
J’ai descendu l’escalier tout doucement,
je suis allée par le jardin, vers le bois de hêtres,
dans la calme fraîcheur de cette aube,
dans les arbres, la tendresse d’une jeune mère.
Par le pont de pierre, passe et s’en va mon voyage.

Nâzim Hikmet, Il neige dans la nuit et autres poèmes

*choix de la lectrice de Peter Yesis

Une femme, des îles, un suicide

Filed under: À livres ouverts — Lali @ 20:18

Avec L’immense abandon des plages, Mylène Durand signe un premier roman épistolaire et poétique où le drame n’a d’égal que le vent qui se lève sur les Îles-de-la-Madeleine où se déroule cette histoire qui traite de suicide, d’abandon, de résistance, de survie et d’amour.

Le suicide d’une femme qui se jette d’une falaise, comme dans le roman d’Olivier Adam, alors que ses enfants sont encore jeunes, est ici raconté mais jamais oublié. Ni ses filles, ni son fils ne pourront dépasser cet événement marquant, même si chacun tentera de le faire à sa façon. En quittant les îles. En contrant jour après jour l’océan. En cultivant l’image de la disparue.

On ne guérit pas d’une telle perte. Ceux qui se sont trouvés amputés de l’amour de leur mère par le geste définitif qu’elle a posé l’ont compris, à force de larmes et de distance. On ne peut qu’un jour partir. En laissant derrière soi l’immense abandon des plages, un vers de Marie Uguay, extrait de son très beau recueil L’outre-vie, cité en exergue.

L’immense abandon des plages : un roman où la force des vagues et du vent pousse les protagonistes à prendre le large en emportant ce qui n’a pas péri au large de leur amour.

Le roman a reçu le Prix Fiction 2009 du Salon International du Livre Insulaire de l’île d’Ouessant.

Titre pour le Défi Premier roman

18 jours

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 14:48

Se réhabituer aux pas dans le corridor, aux talons qui claquent dans l’escalier. Au téléphone qui sonne sans arrêt, pas nécessairement le sien. Mais les murs sont en carton.

Penser aux livres qui attendent. Patients. Silencieux.
Et puis, ne pas trop y penser. Même si.
C’était bien, 18 jours loin du bureau.

*toile d’Isabel Sanchez Anguita

O teu calor é fogo posto

Filed under: Trois petites notes de musique — Lali @ 11:13

D’aucuns le comparent à Francis Cabrel. Ont-ils tort? Ont-ils raison? La vérité est sûrement là, fine ligne entre les deux. Les seules choses qu’on puisse affirmer sans se tromper est qu’André Sardet est né à Coimbra et qu’il n’est pas un fadiste. Le reste, à vous de le découvrir en passant chez lui ou en écoutant en boucle O teu calor é fogo posto qui met en scène la voix chaleureuse de l’artiste portugais et une guitare acoustique non moins chaude.

Ce que mots vous inspirent 571

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

Pour garder sa vie en main, il faut contrôler la quantité et les genres de messages auxquels on est exposé. [Chuck Palahniuk]

*toile de Zhiwei Tu