Lali

27 janvier 2012

Prendre langue 4

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

Dans les presque silences
Laisse-moi polir des vers
À la frontière des nids
Et des cubes
Du fond de mes mains
De paille et d’eau
Dans les presque paroles
Te peindre un écho.

Ouanessa Younsi, Prendre langue

*choix de la lectrice de Lucinda Hayes

On est toujours le patron de quelqu’un

Filed under: À livres ouverts,Mes lectures belges — Lali @ 19:49

On est toujours le patron de quelqu’un, le premier roman de Brune d’Oublevée, serait aussi le premier Bruno Wajskop, directeur de la collection La Muette des éditions Le Bord de l’Eau, lequel a choisi un nom d’emprunt pour l’occasion, qui est celle de relater les dessous d’un certain monde de l’édition qu’il a connu de près et que Sophie Blanche, la narratrice, apprend à connaître à ses dépens.

Le résultat est un livre qui se veut décapant et dénonciateur, ce qu’il est, l’auteur(e) ayant le sens des images, des situations et des mots. Mais qui laisse un drôle de goût dans la bouche. Le livre s’attaquant au conglomérat d’ASBL, à l’édition coup de vent et coup de bluff question de vendre à n’importe quel prix, au détriment de la petite maison d’édition artisanale et respectueuse des auteurs, on se serait attendu à un produit plus soigné. Et non pas à des coquilles à profusion comme celles-ci :
Il s’avait que je n’aimais rien… (p.80)
… des instants futiles qui avaient rythmés ma vie… (p.82)
Et à un laxisme flagrant en ce qui concerne les traits d’union.

Enfin. En dehors de ces considérations de réviseure devant un travail bâclé, On est toujours le patron de quelqu’un se lit en une heure et fait parfois grincer des dents. On peut beaucoup aimer. Ou pas du tout. Moi, je suis plutôt mitigée. Comme on l’est devant tout produit qui dénonce le cliché en étant lui-même un cliché.

Lu dans le cadre du Challenge « Littérature belge ».

challenge.gif

Titre pour le Défi Premier Roman

Gentil, mais c’est tout

Filed under: Trois petites notes de musique — Lali @ 14:33

J’avoue. Je n’ai pas été séduite par le Souchon nouveau. Je ne l’écouterai donc pas en boucle comme je l’ai fait avec C’est déjà ça. Pourtant, À cause d’elles est un joli album, sans prétention. Gentil, quoi. Sans plus. Malgré une reprise d’En sortant de l’école de Prévert des plus sympathiques.

En effet, écoute-t-on un album pour une seule chanson aussi réussie soit-elle? Pas moi.

Je voulais du rouge

Filed under: Signé Armando,Vos traces — Lali @ 10:03

Et Armando en a trouvé qu’il a embelli de son regard…

Ce que mots vous inspirent 589

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

Nous sommes tous des mystères incarnés. (Hélène Grimaud)

*toile de Konstantin Razumov