Un jardin sauvage qui m’a séduite…
Celles qu’on trouve chez ma sœur quand on fait le tour du moindre espace qu’elle fleurit avec passion!
On ne peut jamais tourner une page de sa vie sans que s’y accroche une certaine nostalgie. (Ève Bélisle)
*toile de Giuseppe De Nittis
C’est un très beau recueil que la lectrice du peintre belge Gustave De Jongue a ouvert ce soir. Un recueil qui m’a séduite dès sa préface signée Bruno Doucey, lequel a réuni dans Terre de femmes. 150 ans de poésie en Haïti des textes marquants de cette poésie trop peu connue, voire même presque inconnue. Un recueil qu’elle a eu envie de faire connaître aux lectrices du soir, sitôt qu’elle a pris connaissance de ces vers de Marie-Thérèse Colimon :
Ce qui restera
Lorsque l’on aura joint mes mains sur ma poitrine
Et que le cher foyer qui protégea mes yeux
Retentira soudain, ô ma maison câline,
D’affreux sanglots d’effroi, de plus sombres adieux
À quoi me servira d’avoir lu tant de livres,
À quoi me servira d’avoir aimé les fleurs,
Si tu ne sens ton cœur plein d’échos lourds et ivres
Et d’avoir lu mes vers, tes yeux baignés de pleurs?
Quel formidable livre sur les livres, la lecture et les lecteurs que L’art de lire de Jean Claverie et Michelle Nikly, dont j’avais oublié l’existence et que j’ai retrouvé au hasard d’une excursion dans les allées du rayon jeunesse d’une des nombreuses bibliothèques de quartier que je fréquente.
Lire est un plaisir, lire nous apprend des choses sur les humains, lire est une façon de partager, on peut lire seul ou à plusieurs, lire des notes ou des lettres, on peut acheter ou emprunter des livres, on peut même rencontrer ceux qui les écrivent et les illustrent. Voilà un peu ce que nous raconte L’art de lire, publié par Albin Michel en 2001.
Un livre à offrir tant aux enfants qui aiment lire qu’à ceux qu’on voudrait voir lire.
Ma sœur aime s’occuper de son jardin. Moi, j’aime photographier les fleurs dont elle s’occupe amoureusement. Voici ses roses. Suivront les hibiscus, les géraniums, les clématites et autres spécimens qui ravivent même le bleu du ciel.
L’écriture ne peut rien. Tout au plus permet-elle de poser les questions et d’interroger la mémoire. (Delphine de Vigan)
*dessin d’Henri de Toulouse-Lautrec
combien de vies écrites sur la paume de ma main
chaque mot un sillon
un morceau de terre labourée en bonne calligraphie
un seul trait
sans temps
simultané
avec les mains ces mains
j’enfonce les doigts dans tes pas
je serre les histoires quotidiennes
je griffe ton salut sur le seuil
et j’offre la trace d’un souvenir
que je garde attrapé comme une tempête
dans le poing
Monica Mansour, Poèmes
*choix de la lectrice de Pierre Cornu
Afin de piquer la curiosité de la lectrice peinte par Emilie Lindenbergh, je l’invite à parcourir ce billet de Jean-Paul Lessard qui, j’en suis convaincue, lui donnera envie de lire sans attendre les 27 nouvelles du recueil de Claire Martin (qui a fêté ses 98 ans il y a quelques semaines), Avec ou sans amour.
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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