C’est un très beau recueil que la lectrice du peintre belge Gustave De Jongue a ouvert ce soir. Un recueil qui m’a séduite dès sa préface signée Bruno Doucey, lequel a réuni dans Terre de femmes. 150 ans de poésie en Haïti des textes marquants de cette poésie trop peu connue, voire même presque inconnue. Un recueil qu’elle a eu envie de faire connaître aux lectrices du soir, sitôt qu’elle a pris connaissance de ces vers de Marie-Thérèse Colimon :
Ce qui restera
Lorsque l’on aura joint mes mains sur ma poitrine
Et que le cher foyer qui protégea mes yeux
Retentira soudain, ô ma maison câline,
D’affreux sanglots d’effroi, de plus sombres adieux
À quoi me servira d’avoir lu tant de livres,
À quoi me servira d’avoir aimé les fleurs,
Si tu ne sens ton cœur plein d’échos lourds et ivres
Et d’avoir lu mes vers, tes yeux baignés de pleurs?

























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