Lali

21 juin 2012

Les vers de Monica 3

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

pourquoi dois-je prendre la parole
pourquoi l’incruster dans la croûte rugueuse
de cette terre
pourquoi déblayer avec chaque lettre
jaunie par l’usage
tant de chemins parcourus

j’ai la réponse flétrie entre les doigts;
le poème est toujours la dénonciation
irrévocable de la vie
c’est poser le pied sur du ciment frais
et laisser cette infime trace sur la poussière
trace d’avoir vécu malgré tout
avec la dénonciation dans la peau

Monica Mansour, Poèmes

*choix de la lectrice du peintre brésilien Alfredo Rocco

Une femme amoureuse

Filed under: À livres ouverts — Lali @ 19:25

Inspiré par la vie d’une amie décédée il y a quelques années, Bernard Simonay a choisi de romancer le parcours de celle-ci et d’ajouter çà et là les détails manquants afin d’en faire l’héroïne de son plus récent roman, L’odyssée d’une femme amoureuse.

Elyane Steiner, femme d’affaires née à Hambourg et mariée à un Juif volage, quitte l’Allemagne nazie en 1938 à destination de l’Argentine afin de le sauver. Là-bas, elle rencontre un Français qu’elle viendra rejoindre en laissant derrière elle tous ses biens et un mari qui ne la méritait pas. Mais à quelques jours de son deuxième mariage, elle porte un nom juif. Et nous sommes le 16 juillet 1942, une date marquante pour les Juifs de Paris.

Voilà en peu de mots ce que raconte le roman de Simonay, lequel met en scène une femme hors du commun. Elyane est issue d’une famille riche, très riche. Elle peut donc s’offrir bien davantage que nombre de gens et prendre le large avec des coffres, des malles et des meubles plutôt que de prendre la fuite avec une valise ou les seuls vêtements qu’elle porte ce jour-là.

Mais il ne s’agit pas d’un roman sur la Seconde guerre mondiale, même si une partie de L’odyssée d’une femme amoureuse se déploie dans ce contexte historique. Et même si des détails nous sont fournis sur la situation alarmante dans laquelle se trouvent les Juifs d’Allemagne, mais qui ne semble pas du tout inquiéter le Juif de mari d’Elyane qui n’a d’yeux et de mains que pour les femmes, lesquelles lui coûtent une fortune.

Mais Elyane est amoureuse. Et elle fera tout pour conquérir à nouveau celui qu’elle a épousé… On ne divorce pas dans le milieu d’où elle vient. Mais l’amour est là qui veille à nouveau.

Vous aurez compris que l’auteur ne nous a pas trompés, qu’il s’agit bien de l’histoire d’une femme amoureuse et qu’il n’est pas fait grand cas de l’Histoire. Autrement dit, un roman de bien peu d’intérêt pour qui n’aime pas les romans d’amour.

Au sol

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 16:41

Au sol se cachent parfois des trésors…

Les moutons de ma voisine

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 10:43

Arrivent-ils à chasser les écureuils qui laissent des trous derrière eux et croquent sans remords les bulbes bien enterrés?

Ce que mots vous inspirent 693

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

L’ennui, qui dévore les autres hommes au milieu même des délices, est inconnu à ceux qui savent s’occuper par quelque lecture. Heureux ceux qui aiment à lire. (Fénelon)

*toile de Gürbüz Doğan Ekşioğlu

C’est l’été!

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 0:00

Prenez le temps de vous asseoir, d’écouter le chant des oiseaux et de respirer le parfum des fleurs. Il est si court!