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En sortant du bureau

Du jaune m’attendait!

Les hibiscus de Monique

Irrésistibles! Comme toutes les fleurs de son jardin!

Ce que mots vous inspirent 698

Être heureux, c’est à la fois être capable de désirer, capable d’éprouver du plaisir à la satisfaction du désir et du bien-être lorsqu’il est satisfait, en attendant le retour du désir pour recommencer. (Henri Laborit)

*toile de Ryan Sweere

Terre de femmes 3

J’ai posé mes rêves sur la pointe du lit
pour que ne tremble point
la poussière de nos yeux

Pays de boues incandescentes
et de pétales en croix
Amour d’écumes de déraison
apprends-moi à marcher à petits pas
car la pluie s’impatiente
et les fleurs se rebellent
Pays de soleils irréels
le ciel attend
ton signal pour arrimer les étoiles

Évelyne Trouillot
(dans Terre de femmes de Bruno Doucey)

*choix de la lectrice de Gustave Jacquet

Tomber à Moureu

Si vous avez envie de savoir ce qu’est un coude-foudre ou ce que signifie tomber à Moureu, ouvrez sans tarder le très joli album carré signé Rébecca Dautremer intitulé L’amoureux.

Destiné aux jeunes lecteurs, cet album est un véritable bijou tant par la beauté et l’originalité de ses illustrations que par la finesse de son propos. Chaque nouvelle planche (sur deux pages) pose une nouvelle question sur les amoureux à laquelle jeux de mots et humour viennent répondre tout en laissant Salomé, le personnage principal de l’histoire, quelque peu perplexe. Il est vrai que tout ça est la faute d’Ernest, qui serait amoureux d’elle aux dires de sa mère. Celui-ci tente en effet d’attirer son attention en la bousculant et en lui tirant les cheveux.

Le livre fermé, peut-être que, comme Salomé, vous admettrez « qu’on est un peu fou quand on est amoureux » et en déduirez « qu’on est un ange quand on est amoureux ». Et vous ouvrirez à nouveau L’amoureux. Du début. Pour le plaisir. Même si vous avez plus de sept ans.

Les Portugais de Montréal sont prêts pour le match!

Leur drapeau et celui de l’Italie sont partout. À croire qu’Allemands et Espagnols n’ont pas de supporters chez nous ou qu’ils n’osent pas le montrer…

Les clématites de Monique

La plupart n’étaient pas ouvertes ou étaient en pleine expansion. Mais quelques-unes, tout de même, étaient écloses. Pour mon plus grand plaisir.

Ce que mots vous inspirent 697

L’imagination n’est pas, comme le suggère l’étymologie, la faculté de former des images de la réalité; elle est la faculté de former des images qui dépassent la réalité, qui chantent la réalité. (Gaston Bachelard)

*toile de Morteza Katouzian

Terre de femmes 2

L’abandonnée

Ah! si vous étiez mort! de mon âme meurtrie
Je ferais une tombe où, retraite chérie,
Mes larmes couleraient lentement, sans remords,
Que votre image en moi resterait radieuse!
Que sous le soleil mon âme aurait été joyeuse!
Ah! si vous étiez mort!

Je ferais de mon cœur l’urne mélancolique
Abritant du passé la suave relique,
Comme ces coffrets d’or qui gardent les parfums,
Je ferais de mon âme une ardente chapelle
Où toujours brillerait la dernière étincelle
De nos espoirs défunts,

Ah! si vous étiez mort, votre éternel silence,
Moins âpre qu’en ce jour, aurait votre éloquence,
Car ce ne serai plus le cruel abandon,
Je dirais : « Il est mort, mais il sait bien m’entendre,
Et peut-être, en mourant, n’a-t-il pu se défendre
De murmurer : Pardon! »

Mais vous n’êtes pas mort! ô douleur sans mesure!
Regret qui fait jaillir le sang de ma blessure!
Je ne puis m’empêcher, moi, de me souvenir,
Même quand vous restez devant mes larmes vraies,
Sec et froid, sans donner à mes profondes plaies
L’aumône d’un soupir!…

Ingrat! vous vivez donc quand tout me dit vengeance!
Mais je n’écoute pas! À défaut d’espérance,
Le passé par instants revient, me berce encor…
Illusion, folie, ou vain rêve de femme!…
Je vous aimerai tant, si vous n’étiez qu’une âme.
Ah! que n’êtes-vous mort!

Virginie Sampeur
(dans Terre de femmes de Bruno Doucey)

*choix de la lectrice de Bruce Bingham

Un livre supposément drôle

C’est un long titre, un très long titre que propose Françoize Boucher avec Le livre qui fait aimer les livres même à ceux qui n’aiment pas lire! Mais un titre que je ne retiendrai pas. D’abord parce que je n’ai pas aimé les dessins (qui ne sont pas laids, mais vraiment horribles). Et ensuite, parce que je n’ai pas l’humour nécessaire pour profiter des conseils de l’auteure.

Un livre serait préférable à une voiture parce qu’il ne tombe jamais en panne. Il peut te sauver des regards de quelqu’un qui entre sans frapper dans a chambre alors que tu ne portes aucun vêtement. De plus, il ne fane pas. Et s’il est très ennuyeux, il peut même t’aider à t’endormir. Et on ne passe pas son temps à le perdre, comme c’est le cas avec la télécommande.

Non. Je n’ai pas réussi à aimer l’album supposément drôle de Françoize Boucher. Mais vraiment pas. À un point tel que je me demande si je devrais pas suivre son conseil : Lorsqu’un livre est vraiment trop nul (et que tout le monde est d’accord de toi), tu as l’autorisation exceptionnelle de faire des choses normalement interdites — des millions de confettis, un rouleau de papier toilette original, un bateau pour jouer dans ton bain, une escadrille d’avions pour t’envoler gratuitement jusqu’à New York.

Or, je ne ferai rien, car j’ai trop peur du deuxième avertissement : Mais si tu essaies de découper ce livre, tu vas recevoir une décharge électrique surpuissante et te transformer en merguez trop cuite.

Oui, je sais. Je manque d’humour. Parfois.