combien de vies écrites sur la paume de ma main
chaque mot un sillon
un morceau de terre labourée en bonne calligraphie
un seul trait
sans temps
simultané
avec les mains ces mains
j’enfonce les doigts dans tes pas
je serre les histoires quotidiennes
je griffe ton salut sur le seuil
et j’offre la trace d’un souvenir
que je garde attrapé comme une tempête
dans le poing
Monica Mansour, Poèmes
*choix de la lectrice de Pierre Cornu

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