Celui qui marche droit trouve toujours la route assez large.
Yves Le Berre et Jean Le Dû, Proverbes et dictons de Basse-Bretagne
*toile de Jeannie Paty
Celui qui marche droit trouve toujours la route assez large.
Yves Le Berre et Jean Le Dû, Proverbes et dictons de Basse-Bretagne
*toile de Jeannie Paty
Si vous faites le mouton on vous tondra.
Yves Le Berre et Jean Le Dû, Proverbes et dictons de Basse-Bretagne
*toile de Jeannette Perreault
Un coup de langue fait plus de mal qu’un coup d’épée.
Yves Le Berre et Jean Le Dû, Proverbes et dictons de Basse-Bretagne
*toile de Malie Baehr
Certains affirment qu’il y a autant de troquets, de cafés, de bistros et d’endroits pour prendre un verre en Bretagne qu’il y a de Bretons. Vrai? Faux? Peu importe.
Ce dimanche, nous nous installons à la table d’un de ces lieux afin de parcourir, tout comme les personnages de l’artiste belge Adrien de Witte, le livre Proverbes et dictons de Basse-Bretagne, un recueil signé Yves Le Berre et Jean Le Dû, qui regorge de phrases à retenir et à utiliser au besoin dont celle-ci :
Ce que la mer emporte en montant, elle le remporte en descendant.
Que ces yeux
Je n’ai que ces yeux
cette bouche
ces mains
je peux fermer les yeux
demeurer les bras ballants
me taire
mais ne me demande pas
d’autres yeux
une autre bouche
d’autres mains
Óskar Árni Óskarsson
(dans 25 poètes islandais d’aujourd’hui de Thór Stefánsson)
*choix de la lectrice de Gheorghe Vanatoru
Que faire de ces livres au contenu désuet ou auxquels il manque des pages? Les déposer dans le bac à recyclage pour qu’on fasse d’eux de nouveaux livres? Oui, pourquoi pas… Mais si, plutôt, on s’amusait à Détourner les pages de ceux-ci afin de créer objets pratiques ou décoratifs?
C’est ce que propose Jason Thompson, le temps d’un livre consacré au bricolage où sont utilisés pour réaliser des cadeaux de toutes sortes reliures, pages de livres et partitions. Et quel beau livre, autant par les réalisations proposées que par sa construction, alors que dans des encadrés jouxtant la photo de l’objet à réaliser on trouve dans l’un la liste des outils nécessaires et dans l’autre les conseils d’usage.
Grâce à Détourner les pages, c’est un univers qui s’ouvre à vous, dans lequel vous croiserez des objets inspirés et inspirants comme des livres en fleur, un livre-pendule, un livre-sac, un porte-cartes de visite et un coffret cadeau, entre autres. Des objets que vous n’aurez pas tous envie de fabriquer, mais qui vous donneront des idées de recyclage. Un livre d’autant plus intéressant que l’auteur a choisi de dédier un dernier chapitre d’une vingtaine de pages aux artistes inspirés par les livres, dont le Québécois Guy Laramée.
D’aucuns ont affirmé déjà que l’âme slave n’existe pas pour contredire tous ceux qui parlent d’elle avec une certaine exaltation, pour ne pas dire une exaltation certaine. Mon but n’est pas d’entamer un débat sur la question, mais plutôt de vous donner à entendre Sonia Wieder-Atherton interprétant le Presto de Ruralia Hungarica du compositeur hongrois Ernst von Dohnányi, une pièce inspirée par des airs traditionnels que la lauréate du Concours de violoncelle Rostropovich en 1986, à propos de laquelle vous pourrez tout savoir en visitant ces pages qui lui sont consacrées, rend plus que ses lettres de noblesse. Elle y est tout simplement époustouflante, comme elle l’est dans chacune des pièces réunies dans l’album ayant pour titre Chants d’est.
Il est des moments que j’aime plus que d’autres. Ainsi, celui où, le dimanche matin, je valide les commentaires venus animer la toile accrochée sept jours plus tôt et où je dépose à votre intention un nouveau tableau. L’écrivain peint par l’artiste Guillaume Voiriot le sait. C’est pourquoi le voilà en train de déposer quelques lignes sur la toile de dimanche dernier. Suivrez-vous son exemple?
Tes yeux sont des étoiles
qui planent dans l’espace
tes cheveux un sentier qui serpente
sur l’édredon blanc comme neige,
J’allume l’aurore boréale
et je t’apporte une lune
pêchée comme un poème
dans la mer.
Einar Már Guðmundsson
(dans 25 poètes islandais d’aujourd’hui de Thór Stefánsson)
*choix de la lectrice de Giuseppe Mascarini
Ce sont 23 maisons de musiciens qui se trouvent réunies le temps du très bel album Maisons de musiciens, des lieux mis en évidence par les photographies de Christine Bastin et de Jacques Évrard, et par les textes soignés, admirablement documentés et ponctués de citations du musicologue et producteur de disques Gérard Gefen. Ces maisons, immenses ou minuscules, sobres ou chargées de bibelots, lumineuses ou offrant une vue de rêve, nous sont racontées avec juste assez de détails pour rendre le livre digne d’intérêt sans devenir ronflant de chiffres et de noms.
Le livre recèle donc d’anecdotes entourant la vie de ces musiciens, tout autant qu’il nous dévoile quelles pièces musicales ont été composées dans ces maisons qui sont souvent arrivées dans la vie de leurs propriétaires plus tard que tôt. Les visiter en images et en textes, c’est prendre le risque d’avoir envie de les voir de près, surtout les plus éloignées et celles qui se démarquent, comme celle du quelque peu oublié aujourd’hui, sauf en Norvège, son pays natal, Ole Bull, qui a fait construire sur l’île de Lysøen un petit Alhambra inspiré de celui de Grenade que je vous incite à découvrir en images ici; celle de Wagner à Bayreuth, lequel possédait une bibliothèque remarquable; celle de Franz Lehár, collectionneur qui a su donner à son espace des airs de décor d’opérette; celle de Maurice Ravel, appelée « le Belvédère », tout en longueur et surplombant le village.
Vous aurez compris que ce livre de toute beauté est une bien belle façon de découvrir l’intimité de ceux qi ont laissé derrière eux de remarquables traces.
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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