Lali

22 février 2012

Le promeneur 3

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

La blessure

À René Purnal

Les mains dans le brouillard et mon orgueil en bouche
Comme une bête tient sa proie ou ses petits,
Je respire, je vais. Le monde me saisit,
Les couleurs de la vie autour de moi se couchent.

Bariolé de sang, chargé d’un picador,
Le cheval éventré trébuche dans sa traîne.
Ainsi je porte au dos mon brillant capitaine,
Je sens les éperons d’un ange chercheur d’or.

Mais la belle vivante aux mains immaculées,
De feuillage, de ciel, et de formes ailées
Couvre le champ désert où je plantais mon pic.

Filon d’or égaré sous l’herbe, qui scintille!
Faiblesses de l’amour dans un jardin public…
– L’ange que je portais saigne comme une fille.

Odilon-Jean Périer, Le promeneur

*toile de William Strang

La belle de Joza

Filed under: À livres ouverts — Lali @ 20:58

Květa Legátová, originaire de Brno, avait 82 ans en 2001 à la parution de Zelary, qui connaît un succès foudroyant. Mais ce n’est pas, comme l’ont d’abord cru les critiques et le milieu littéraire en général, le premier livre qu’elle fait paraître. Déjà, en 1957, sous le pseudonyme Vera Podhorna, elle signait un recueil de contes qui allait être suivi quatre ans plus tard par un roman.

Zelary lui ayant apporté la notoriété, Vera Hofmanova continue de publier sous le nom de Květa Legátová. En 2002, elle signe un très beau roman d’amour qui ne sera traduit en français qu’en 2008, La belle de Joza, lequel sera publié aux éditions Noir sur blanc de Lausanne. Joza, c’est l’idiot du village, celui qu’une doctoresse tchécoslovaque faisant partie d’un réseau de résistance a sauvé de la mort et qu’elle va épouser pour échapper à la Gestapo. C’est ainsi qu’elle va se retrouver dans un des coins les plus isolés du pays, loin de la civilisation. dans un monde qui n’a rien à voir avec le sien et qui ne possède ni le confort ni le raffinement auxquels elle était habituée.

Et pourtant, Joza et sa belle vont s’aimer. Malgré tout, envers et contre tout et tous. Et c’est ce qui nous est raconté ici dans ce roman où des êtres que tout oppose vont se trouver réunis. Pour le meilleur et pour le pire. Parce que c’est la guerre. Parce qu’il faut sauver sa peau. Parce qu’il existe encore des gens capables de poser des gestes humanitaires sans penser à ce que ça pourrait leur rapporter. Un roman émouvant, loin de la sensiblerie et de l’eau de rose. Un magnifique roman.

Montréal en lumière et en moules

Filed under: Le plaisir des papilles — Lali @ 14:39

Encore quatre soirs pour goûter les moules du Joli Fou à l’occasion de Montréal en lumière. Je recommande sans hésitation les moules Maurice et sa bière de la photo avec une Chouffe. Un délice.
Mais d’autres vous vanteront les Putanesca et les Cocolime avec les papilles frémissantes et les pupilles agrandies. À vous le choix, donc!

Ils ne chantent pas…

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 10:10

Mais quel joli trio ils forment en attendant le printemps!

Ce que mots vous inspirent 607

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

La mer est une glace immense qui reflète notre ignorance.
(Proverbe finlandais)

*toile de Gérard Dubois