Lali

27 février 2012

Quelques soirs au Cabaret 2

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

Je souhaiterais que mon cri
monte si haut dans le ciel
qu’il dépasse le ciel
me rejoigne derrière moi
qu’il me rende si sourd
que j’entende enfin ton cœur battre
à l’unisson du mien

Guy Mauffette, Comme au Cabaret du soir qui penche

*choix de la lectrice d’Étienne Ret

Comme des larmes sous la pluie

Filed under: À livres ouverts,Mes lectures belges — Lali @ 19:06

J’aimais l’idée de cet écrivain, veuf, pour qui la vie s’était en quelque sorte arrêtée. J’aimais l’idée d’une rencontre déterminante autour de laquelle tout le livre allait tisser sa toile. Je n’imaginais pas que j’allais être plongée dans une sordide histoire d’inceste et de séquestration. C’est pourtant là la trame du premier roman de la comédienne et metteure en scène Véronique Biefnot, qui a pour titre Comme des larmes sous la pluie. Une histoire en laquelle je n’ai pas cru, avec tout ce qu’elle a de prévisible sauf un détail que je tairai pour d’éventuels lecteurs, et son inévitable happy end qu’on a vu venir à peine franchis les deux tiers du roman et malgré toutes les embûches qui s’annonçaient.

L’écriture est correcte, sans plus. Les supposés écrits de cet écrivain, supposément reconnu, sont quant à eux hautement improbables tant ils semblent sortis de l’imagination d’une adolescente. Et je vous épargnerai la description de la famille parfaite que côtoie Simon Bersic : il ne s’en fait plus des comme ça de nos jours.

Bref, si vous n’avez pas peur des histoires qui ne tiennent pas la route même si cette dernière est pavée de bonnes intentions, il vaut mieux laisser ce titre sur les rayons de votre libraire ou de votre bibliothèque municipale. D’autres bien meilleurs attendent qu’on les découvre.

Lu dans le cadre du Challenge « Littérature belge ».

challenge.gif

Titre pour le Défi Premier Roman

Diane Marino, le temps de deux chansons

Filed under: Trois petites notes de musique — Lali @ 15:08

Parce que j’ai aimé l’album On The Street Where You Live de la chanteuse de jazz Diane Marino et non moins pianiste (elle a d’ailleurs étudié avec Murray Perahia), j’ai envie de vous offrir cet après-midi deux chansons de cet album.
Voici donc
Retrato em branco e preto :

et So danço samba :

Si seulement

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 11:36

Il leur avait fallu plus longtemps qu’à elle pour tirer un trait sur neuf ans de sa vie, pour les mettre définitivement entre parenthèses. Bien plus longtemps. Il leur arrivait même à l’un ou à l’autre d’évoquer un anniversaire, une occasion, un lieu enfouis si profondément dans sa mémoire volontairement oublieuse de certains détails qu’elle se demandait si un jour ils en finiraient par oublier son prénom.

Cela fait dix ans aujourd’hui. Dix ans qu’elle a épousé la vie. Dix ans qu’elle a brûlé sa soutane de mère Teresa. Dix ans qu’elle a choisi de sauver sa peau plutôt que celle de celui qui ne tenait pas à la sienne. Dix ans qu’elle ne profite plus du fait qu’il s’est endormi abruti par ses mélanges pour lire sans qu’il ne lui reproche de le faire. Dix ans.

Elle a retenu la date de la fin. Pratiquement oublié toutes les autres. Si seulement eux aussi ils pouvaient tout effacer. Si seulement, s’est-elle dit, en ouvrant un livre.

*toile de Vicente Puig

Ce que mots vous inspirent 610

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

Si éclairants soient les grands textes, ils donnent moins de lumière que les premiers flocons de neige. (Christian Bobin)

*toile de John Koch

Avant d’aller plus loin…

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 7:22

Attardez-vous sur la toile du 19 février, sur les mots de ceux qui l’ont fait vivre et sur les échanges qu’ils ont suscités. Vous comprendrez pourquoi En vos mots qui aura bientôt cinq ans m’est si cher.

*illustration d’Eric Drooker