Lali

25 février 2012

Marche forcée 3

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

Entre tes bras

Entre tes bras je me balance
doucement.
Mes bras te bercent en silence
longuement.
Dans tes bras comme un tout petit
que dirais-je?
Mes deux bras où tu te blottis
te protègent.
C’est de tes bras que tu m’embrasses
quand j’ai peur.
Dans tes bras ta présence efface
ma frayeur.
Tes bras, je n’y crains plus l’immense
et noir silence
de la mort.
Dans tes bras la mort n’est qu’un songe
d’où je déplonge
sans effort.

Miklós Radnóti, Marche forcée

*choix de la lectrice de la peintre thaïlandaise Suwannee Sarakana

au détour de nos pas

vies parallèles
vies entremêlées
lesquelles seront
lesquelles s’effaceront
au détour de nos pas

(février 2012)

*toile de Gregory Poulin

L’hiver à Cape Cod

Filed under: À livres ouverts — Lali @ 18:54

Je me souviens avec émotion de Tout l’été dans une cabane à bateau, le premier roman de Pierre Gobeil. C’était en 1988. Je me souviens aussi de La mort de Marlon Brando, son roman suivant, de ceux qui ont suivi. Puis avec les années 2000 semble s’être éteint le Pierre Gobeil que j’avais tant apprécié pour donner place à un homonyme à la plume moins intéressante.

Je n’avais pas aimé La cloche de verre ni Le jardin de Peter Pan. Vraiment pas. C’est peut-être la raison pour laquelle je voulais aimer L’hiver à Cape Cod. Ou parce que j’ai croisé Pierre récemment et qu’il est toujours agréable de discuter avec lui. Mais je n’ai pas réussi à embarquer dans l’univers d’un père aux prises avec un enfant dyslexique, qui décide de partir avec lui le temps d’une saison (en fait deux) afin qu’ils vivent tous deux autre chose.

Récit où fusent de nombreuses questions sur l’éducation, sur le rôle des parents, sur celui dans hommes, L’hiver à Cape Cod raconte aussi la vie quotidienne de Peter et de Pierre. Dans un faux récit (ou faux roman/faux essai) où s’intercalent des notes prises au cours d’un séjour de quelques mois aux États-Unis, lesquelles constituent à mon avis ce qu’il y a de plus intéressant dans ce livre dont la nature reste difficile à définir, l’auteur valse entre les genres sans grande conviction. Le résultat est confus, sans colonne vertébrale.

De plus, pour gâter la sauce davantage, les pourtant sérieuses éditions du Septentrion, spécialisées en essais historiques, semblent prendre leur collection Hamac (dans laquelle est publié le nouveau titre de Pierre Gobeil) beaucoup moins au sérieux. C’est en effet un livre peu soigné qui nous est donné à lire, truffé de fautes d’orthographe et sur lequel, visiblement, aucun éditeur ne s’est attardé pour en tirer le meilleur, ce qui s’est ajouté à ma déception de ne pas avoir entre les mains un livre à la hauteur du talent de Pierre Gobeil.

L’hiver à Cape Cod, un livre qui s’avère davantage un brouillon qu’un livre achevé. Dommage.

Vaghe Luci

Filed under: Trois petites notes de musique — Lali @ 11:17

Il a laissé derrière lui 3000 pièces musicales couvrant pratiquement tous les genres, de la musique religieuse à la musique lyrique, mais le Vénitien de naissance Antonio Caldara, bien que connu des mélomanes, reste méconnu du grand public, lui dont l’œuvre a influencé Haendel et Mozart.

C’est donc Vaghe Luci, chanté par le ténor italien Carlo Bergonzi, accompagné par le pianiste espagnol Félix Lavilla que je vous offre aujourd’hui. Pour le plaisir de (re)découvrir Caldara.

Question du samedi

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 8:00

Mais que lit-elle ainsi à haute voix? Serait-ce les mots qu’elle compter déposer sur la toile de dimanche dernier?

*toile de Maurice Poirson

Il a neigé…

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 6:03

Et il neige encore…
J’ai des livres, du thé, du café, un grand lit. Mais où est l’ours polaire qui va me tenir au chaud?

*toile de Lori Preusch