Lali

8 février 2012

Des vers venus d’Islande 3

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

Désir

Plus profonds que la réalité
dans la conscience du délire
demeurent ton souvenir
et celui de ton amour.
Ils sont parfum dans la brise du soir :

Qu’ils affleurent mes sens
ma respiration se fait timide.

Vilborg Dagbjartsdóttir
(dans 25 poètes islandais d’aujourd’hui de Thór Stefánsson)

*choix de la lectrice de Carol Myer

La fille de l’imprimeur est triste

Filed under: À livres ouverts — Lali @ 19:22

Je suis restée sur ma faim. Exactement comme ça peut arriver devant une belle assiette bien décorative dont on avale le contenu en trois bouchées en se disant que c’était bien joli, bien bon, mais trop peu. Pourtant, le troisième roman de Nicolas Gilbert portait en lui de belles promesses.

Deux François Meunier au visage identique, séparés par 150 ans, le premier déporté après avoir tenté de tuer le roi, le deuxième bien de son époque, c’est-à-dire en quête de lui-même, tels sont les personnages que nous offre l’auteur qui a décidé de jouer avec l’Histoire.

Nous allons donc d’un François à l’autre, le plus jeune découvrant l’existence de son homonyme au hasard d’une exposition de daguerréotypes. C’est d’ailleurs des deux François l’exilé le plus intéressant des deux par la vie qu’il mène de son acte manqué à sa traversée des États-Unis en pleine guerre de Sécession après de nombreuses années passées à La Nouvelle-Orléans, alors que l’autre a une petite vie beaucoup moins trépidante, même s’il quitte son emploi pour s’installer en pleine campagne.

Les mêmes prénoms pour les personnages gravitant autour des François et auxquels l’auteur a choisi de donner des rôles semblables, nous donnent à penser que l’histoire toujours se répète. Et probablement que là était le but, voire la destination, de Nicolas Gilbert en nous présentant en parallèle ces deux vies, ces deux François Meunier qui échoueront au même endroit.

J’aurais souhaité autre chose que cet exercice de style. Même s’il est réussi. Savoir s’il y a un lien entre les deux François? Peut-être. Mais je ne le saurai jamais. Cela fait partie de ce que Nicolas Gilbert a choisi de taire après nous avoir laissé croire que, peut-être, nous allions savoir la vérité en fermant le roman, lequel demeure tout de même un très bon moment de lecture.

Les illustrations de Toni

Filed under: Couleurs et textures,Les trouvailles de Lali — Lali @ 14:28

L’univers de l’illustrateur sarde Toni Demuro, dont voici quelques scènes mettant en vedette la lecture, est plein de fantaisie. N’hésitez pas à aller voir cela de plus près.

L’un ou l’autre

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 11:31

Là. Toujours là.
L’un ou l’autre.
Présente tacite. Complicité.
Là. Au bout de mon regard.
Plus présent que nul ne l’a jamais été dans ma vie.

Et nous voilà unis.
L’un ou l’autre. Et moi.
Dans notre silence.
Plus vrai que bien des mots inutiles.

*toile de Juan Segura

Ce que mots vous inspirent 597

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

La difficulté de réussir ne fait qu’ajouter à la nécessité d’entreprendre. (Beaumarchais)

*toile de Kwon Kyung Yup