Lali

13 février 2012

Les vers d’Anthony 1

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

C’est Une plage intemporelle, un recueil du poète haïtien résidant au Québec depuis presque un demi-siècle Anthony Phelps, que la lectrice peinte par Vladimir Volegov a décidé d’ouvrir ce soir. Non sans émotion. Entre autres quand elle a parcouru ces vers :

La mer ne connaît ni son bleu ni son vert.
Encore moins le gris blanc de ses fureurs d’automne.

Naviguant sur la fleur des marées
l’écho tresse sa voix
dans le labyrinthe de la vague
mais défiant la brume
pourquoi donc est si triste la sirène des bateaux
pourquoi fleuves et rivières
doivent-ils couler tels des serpents.

Boulevard des Capucines

Filed under: À livres ouverts — Lali @ 19:58

Galerie de portraits dessinés à l’encre, comme des impressionnistes l’ont fait de leurs pinceaux, par Jean-Michel Maulpoix, auteur du si beau livre Une histoire de bleu, Boulevard des Capucines raconte un siècle où se croisent poètes, peintres, dandys de toutes sortes et bourgeoises. Un siècle à propos duquel il dit : « Le siècle a le goût des tableaux, des chromos et des trompe-l’œil autant que de la nouveauté et de l’exactitude. » Un siècle où les uns posent pour le photographe Nadar tandis que d’autres tentent de se faire leur place au soleil.

Une galerie réussie, toute en finesse et en nuances, suivie par un journal imaginaire qui l’est beaucoup moins, tant par le ton utilisé que par les descriptions et sa longueur alors que la première partie, constituée de courts textes, avait un rythme qui se trouve cassé par cet ajout.

Dommage. Il y avait ici deux livres. Vouloir les unir rend ce Boulevard des Capucines beaucoup moins fort. À moins, bien sûr, d’éviter le journal imaginaire pour ne conserver que la magie de ce siècle que Maulpoix décrit avec amour et finesse.

Parfois…

Filed under: Trois petites notes de musique — Lali @ 13:17

Parfois, il suffit de glisser un CD dans le lecteur pour que l’ambiance du jour se trouve transformée, pour que tout ce qui attend sur le bureau ne perde rien de son urgence, même s’il devient plus léger. Tout ça parce qu’on se met à battre la mesure tandis que les musiciens d’I Musici interprètent les trois premières suites pour orchestre à cordes du compositeur brésilien Heitore Villa-Lobos.

L’hiver sera-t-il long?

Filed under: Signé Lali — Lali @ 9:40

Mon ombre qui s’étire semble vouloir le croire…

Ce que mots vous inspirent 600

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

Le style est comme le cristal, sa pureté fait son éclat. (Victor Hugo)

*toile d’Ilona Kraft