Lali

14 février 2012

Les vers d’Anthony 2

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

Un jour de gai soleil un jour de clair matin
aux premières tendresses
d’une bouche qui se décline
tes souvenirs se raccorderont
au pas à pas du texte
à la fragilité du dire.

Anthony Phelps, Une plage intemporelle

*choix de la lectrice de Friedrich von Amerling

Mon cher amour

Filed under: À livres ouverts — Lali @ 19:18

Il est certains livres qu’on ouvre, le cœur battant, se disant qu’on va passer grâce à lui des moments magnifiques, voire exceptionnels. Souhaitant, à cause d’un quatrième de couverture alléchant que ces pages nous transportent et nous fassent vibrer.

C’est dans cet état que j’ai ouvert Mon cher amour d’Elisabeth Brami. D’abord, parce qu’il s’agissait d’un roman épistolaire et que j’aime ce genre. Ensuite, parce qu’il allait être question de musique, le jeune homme de l’histoire ayant pour correspondante une chanteuse dont il s’est épris.

Et dès les premières pages, j’avoue que je me suis quelque peu laissée séduire par cette histoire qui n’est pas sans rappeler Diva, le premier film de Jean-Jacques Beineix, où un jeune facteur s’éprend d’une chanteuse lyrique. Et puis, j’ai vu en Tamara une sorte de Barbara, ce qui ne m’a pas déplu.

Mais si la musique est là, plus les paroles que les notes, comme une espèce de troisième voix, les deux premières, celles de Stanislas et de Tamara sont si semblables qu’elles pourraient presque être prises l’une pour l’autre. Ça enlève du crédit à une histoire qui, déjà, n’en finit plus de se fondre dans l’invraisemblance. Et quand, aux presque vingt années qui les séparent, en plus du fait qu’elle est une chanteuse reconnue et acclamée et lui un simple étudiant, Élisabeth Brami ajoute une maladie incurable aux difficultés, j’ai eu le sentiment d’être en train de lire un de ces romans sentimentaux qui font le succès de certains éditeurs que je ne nommerai pas. Impression confirmée à la dernière page alors que tout est bien qui finit bien dans le meilleur des mondes, ou presque. Comme quoi il ne faut pas toujours se laisser séduire par un résumé, le plus alléchant soit-il.

Un album à s’offrir et à offrir

Filed under: Trois petites notes de musique — Lali @ 11:14

Il y aura bientôt dix ans que Sylvain Lelièvre nous a quittés. Que sa femme, ses enfants, ses amis, ceux qui l’ont aimé de près ou de loin, vivent dans leurs souvenirs en écoutant ses chansons. Pour qu’il ne soit jamais trop loin.

Au milieu de nous deux, qui a été lancé il y a quelques mois, réunit ses plus belles chansons d’amour. Entre autres Notre vie, que voici.

Un album à s’offrir et à offrir. Aujourd’hui. Ou pour aucune occasion spéciale, sinon celle de se laisser imprégner par la voix et les mots d’un de nos grands poètes, parti trop vite.

Ce que mots vous inspirent 601

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

Se laisser aimer, c’est aimer déjà. (Henry de Montherlant)

*toile d’Anna Hyunsook Paik

C’est la Saint-Valentin!

Filed under: Couleurs et textures,Vraiment pas sérieux — Lali @ 0:00

Offrez quelque chose qui ne fane pas.
Quelque chose qui ne fond pas ni ne fait engraisser.

Mais de grâce, oubliez l’ouvre-boîte électrique.
Ainsi que le ratatine-ordures et autres objets utiles.

Offrez plutôt un livre.

*toile de Maria Eugenia Longo