Commentaires récents
Admin:
Archives:
Les livres sont des bateaux

contreras-jose-luis.jpg

Depuis toujours, ils m’emmènent là où j’irai peut-être ou jamais, là où mes pas se sont posés, là où je rêve de marcher encore. Depuis toujours, ils me font voyager, naviguer sur les eaux troubles des sentiments à la recherche de l’humain. Depuis toujours, je me laisse porter par eux sans savoir la destination qu’ils ont choisie pour moi. Les livres sont des bateaux.

*sur une toile de Jose Luis Contreras

L’arbre du voyageur

p1000702.jpg

p1000701.jpg

p1000700.jpg

Je me transformerais bien en « sorcière bien-aimée », rien que pour faire apparaître au coin de la rue la librairie photographiée par Chantal à Paris… si je pouvais! Pas vous?

Quand on murmure les mots qu’il faut

dsc_0218.JPG

dsc_0219.JPG

Je vous avais bien dit que Lilas avait chuchoté des mots doux à la nature. Tellement doux que les bourgeons n’ont pas résisté à pointer du nez pour qu’elle puisse les photographier!

La suggestion du 13 mars 2009

tryon-jennings-laura-5.jpg

Et si nous emmenions la lectrice peinte par Laura Tryon Jennings à Istanbul? D’abord, ici et ensuite par là

Ça me démange!

danna-giulio.jpg

Ça me démange. C’est même dingue à quel point ça me démange. Mais je me retiens. Je ne corrige pas les fautes de grammaire ou de frappe dans les livres que j’emprunte à la bibliothèque. Parce qu’on n’a pas le droit. Parce que ça ne se fait pas. Parce que c’est un manque de respect.

Tout de même, une question survient. Il est où le manque de respect? Dans le fait de ne pas offrir aux lecteurs des livres impeccables ou dans le fait de supprimer un E à la fin d’un adjectif parce que vraisemblablement le chat aurait changé de sexe en cours de route avant de redevenir un mâle plus loin, ce qui est plus ou moins vraisemblable? Et il serait où le mal dans le fait d’ajouter un D à Vilar, parce qu’Hervé n’est pas Jean?

Oui, ça me démange, mais je me retiens. Et j’alterne livres empruntés et livres qui sont à moi pour pouvoir me défouler sur les miens!

*toile de Giulio D’Anna

La lectrice en rouge

lectrice-2009-03-07-img_0077.jpg

Elle a beau être en rouge et non pas en bleu, Armando a tout de suite remarqué cette lectrice. Est-ce parce qu’elle voit la vie en bleu ou à cause de l’écharpe et du bandeau qui sont bleus?

D’autres jours m’attendent

cooper-karen-14.jpg

Il y aura d’autres vacances, il y aura encore des jours fériés et des samedis, et des dimanches, mais je ne me fais pas à l’idée que c’est déjà presque la fin. Que je ne pourrai rester dans la toile de l’artiste Karen Cooper encore bien longtemps.

Mais il faudra bien que je m’y fasse, que j’accepte que les heures sont comptées, que le temps a filé une fois de plus, que je n’ai pas lu tous les livres que je voulais lire, ni fait un grand ménage des armoires de la cuisine, ni répondu à tout le courrier en retard, ni pris des tonnes de photos…

D’autres jours m’attendent où je ne bougerai pas de cette toile.

Promenade dans la forêt de Fontainebleau 32

p1000856.jpg

p1000857.jpg

p1000858.jpg

p1000859.jpg

p1000860.jpg

p1000861.jpg

p1000855.jpg

p1000863.jpg

p1000864.jpg

Ainsi se termine cette promenade préparée par Chantal dans la forêt de Fontainebleau. Une promenade qui nous a fait découvrir le sentier des Fontaines et rêver…

Des poèmes qui ont cinquante ans 4

greguss-imre.jpg

Aurai-je assez d’une vie pour faire aimer aux lectrices du soir tous ces poètes et leurs livres auxquels je suis fidèle depuis longtemps ou que je viens à peine de découvrir? Mieux vaut ne pas y penser et déposer des livres soir après soir pour celles qui voudront bien les parcourir. Comme la lectrice du peintre Imre Greguss, qui a retenu ces vers de Michel Garneau, tirés du recueil intitulé Langage, à notre intention :

en toi se fondent des coquillages ombrés de sel
en tes hanches en tes yeux en la houle des gestes
aux secrets directs et discrets de ton regard
il y a des navires à peine retrouvés que perdus
dans chacune de tes larmes nocturnes
et à tout navire il y a coquillages à la coque douce
au sablier de sable blanc de la tendresse
de lentes perles gonflent le cœur de tes seins
que cueille doucement le souffle entre mes doigts

Trop de temps à regarder par la fenêtre

newbury-francis-h.jpg

Je passerai toujours trop de temps à regarder par la fenêtre. À me demander si ce sont bien des merles qui grignotent les miettes de pain que je l’ai laissées sur le rebord de celle-ci. À examiner les étoiles au cas où une étoile filante traverserait le ciel même si ce n’est pas la saison. À suivre le trajet d’un avion par les traces qu’il laisse dans le ciel et en me demandant d’où il arrive. À écouter les enfants qui jouent tout en bas, parce qu’ils ont encore l’âge de croire que la vie est un terrain de jeux. À rêver… Tout simplement.

Et la feuille sera restée vierge. J’aurai encore une fois trop regardé dehors.

*toile de Francis H. Newbury (1885-1946), directeur de la Glasgow School of Art