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Celle qui n’aimait que la plume sur le papier

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Je pense parfois à elle qui n’aimait écrire qu’à la main et qui se forçait à taper ses textes quand il fallait les envoyer à un éditeur. Elle me disait qu’elle ne s’habituait pas, qu’elle tapait mal, qu’elle avait l’impression que pour bien taper à la machine il lui fallait devenir une espèce de machine et que cette simple idée la révulsait.

A-t-elle fini par apprivoiser le clavier, et même celui d’un ordinateur? A-t-elle trouvé quelqu’un qui sache lire sa petite écriture pleine de fioritures et qui ait accepté de taper ses textes, comme c’était le cas pour l’écrivain Yves Navarre? Ou écrit-elle toujours à la main, en regardant sa vieille Underwood pas du tout électrique du coin de l’œil?

*sur une toile de Betto Lucio

Des couleurs à profusion!

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Il y a des jours où faire le bonheur des gens autour de soi est plus important que tous les livres, que tous les moments à soi qu’on se promettait. Et c’est à ça que je pense, en cette minute, alors que les livres sont restés là et que Denise est entrée dans une pépinière faire provision de couleurs pour faire sourire le pays de Lali.

Rue de l’Épée

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Vous avez vu? Armando a encore déniché quelque chose de fabuleux. Mais pour voir la chose de près, il faut aller rue de l’Épée. Mais non, pas celle de Montréal, celle de Bruxelles!

La suggestion du 14 mars 2009

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La lectrice peinte par Michail Tkachenko semble bien pensive. Peut-être vient-elle de lire ceci?

Chantal veut nous faire sourire

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Et voici comment elle pense y parvenir… Ça marche?

Ça pousse!

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Ça pousse, vous voyez bien! Et tout ça grâce aux bons soins de Lilas qui surveille les bourgeons, les feuilles, les fleurs, la moindre tige pour nous offrir un spectacle en continu!

Je ne sais que ça

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Je ne sais pas les secrets du jour. Je ne sais que le ciel un peu pâle qui peu à peu devient plus bleu. Je ne sais que les fleurs qui viendront à leur heure. Je ne sais que le goût du café quand les merles me regardent de l’arbre en face de la fenêtre du bureau. Je ne sais que la douceur de ce samedi qui débute et qui coulera au rythme que je choisirai pour lui. Je ne sais que ça. Et quelques livres qui m’attendent.

*sur une toile de Lori Pensini

Demain, nous saurons tout!

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Les lecteurs peints par l’artiste Jerry Waese seraient-ils en train d’examiner la toile qui a été accrochée ce dimanche afin que vous, comme eux, la racontiez en vos mots? À moins qu’ils ne soient en train de relire tous les textes afin de dresser leur propre palmarès? Ou les deux? Libre à vous de faire comme vous l’entendrez, c’est avec plaisir que nous vous lirons dans 24 heures!

Des poèmes qui ont cinquante ans 5

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C’est à la lectrice de l’artiste Victoria Stusiak que j’ai laissé ce soir le recueil de Michel Garneau intitulé Langage. Je savais qu’elle y trouverait des mots qui feraient écho en elle et qu’elle repartirait en les répétant à haute voix pour ne pas les oublier.

nos souffles nous rassemblent
et doublement nous aggravent
et gravent en nos poitrines
une écume aussi nouée que l’eau
qui monte jusqu’au sillage de tes cils

nos deux mouvements de sang
côte-à-côte et parallèles
se touchent comme le silence est un
en nous nouant autant
que l’eau qui dort
au sillage de tes cils

De peur que le rêve ne s’envole

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En quelques lignes, il lui a dessiné un rêve bleu. Et soudain, ses heures ont arrêté de tourner dans le vide, comme une horloge détraquée. Le rêve avait pris toute la place. Il ponctuait minutes et secondes, il orchestrait le chant des oiseaux et le battement de cœur du monde. Elle n’allait plus aller, errante, sur la plage de la vie. Il y avait désormais ce rêve, ce projet, ce but dont elle relisait les détails. Ce rêve qu’ils allaient peaufiner ensemble pour le rendre réel.

Et elle a fermé les yeux de peur que le rêve ne s’envole.

*sur une toile de Carina Rossi