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Le sens du voyage

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Nous voyageons pour chercher d’autres états, d’autres vies, d’autres âmes. (Anaïs Nin)

*toile de Johnny Jonas

Notre vision des choses

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Nous ne voyons jamais les choses telles qu’elles sont, nous les voyons telles que nous sommes. (Anaïs Nin)

*toile de Vasili Victorovich Kaprivkin

Cette impression…

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Quand on connaît un être à travers son œuvre, on a l’impression qu’il vivra éternellement. (Anaïs Nin)

*toile de Thomas Benjamin Kennington

Quand commence la vie?

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Elle commence, la vie, quand on est grand, sans parents pour la former. (Anaïs Nin)

*toile de Derwent Lees

Connaissance de soi

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L’érotisme est l’une des bases de la connaissance de soi, aussi indispensable que la poésie. (Anaïs Nin)

*toile de Jim Trippe

De quoi est faite notre vie

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Notre vie est pour une grande part composée de rêves. Il faut les rattacher à l’action. (Anaïs Nin)

*toile d’Edwin Lord Weeks

Quand on change

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Si l’on change intérieurement, on ne doit pas continuer à vivre avec les mêmes objets. (Anaïs Nin)

*toile de Leslie Young Marks

À même le sol

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Quand j’ai rassemblé pour ce dimanche une galerie composée de lecteurs et lectrices assis ou allongés à même le sol, que ce soit du gazon ou un plancher, comme ce lecteur de Nikolay Yuhta, je ne savais pas du tout où cela me mènerait, comme c’est souvent le cas quand je choisis un thème. Et j’ai pensé à une photo d’Anaïs Nin, que je n’ai pas eu la patience de retrouver, où elle était assise dans l’herbe, sa robe autour d’elle, une photo que j’avais dans mon bureau, du temps de ma vie de libraire et qui est sûrement quelque part, puisque je ne suis pas partie sans elle… Mais où? Je la retrouverai le jour où je ne la chercherai plus.

Et c’est à cause de cette photo d’elle assise à même le sol que nous irons d’une toile à l’autre en compagnie de ses mots. Quel beau dimanche en perspective, non?

Des poèmes qui ont cinquante ans 6

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Il me semble l’avoir vue ne lire qu’un seul poème et s’arrêter, rêveuse. Comme si dans celui-ci était contenu tout ce que la lectrice du peintre belge Alfred Stevens avait cherché en ouvrant le recueil de Michel Garneau, Langage.

il ne me vient à peu près rien que du silence
parce que cette grande envie de vivre ne passer pas la nuit
puisque tu es la douceur de ma solitude
qui est en toi comme tu es en elle
et que je vous prends toutes deux en amitié
au devant des autres amis recherchés

Rien ne serait plus comme avant

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Elle a lu maintes et maintes fois les quelques lignes. Rien ne serait plus comme avant. Un peu de sa joie allait s’envoler avec l’oiseau qui quittait le nid. Elle n’y pouvait rien. Telle est la vie. On ne peut donner des ailes et mettre en cage.

Elle a pensé à ces enfants qu’on met au monde qui finissent tous par nous quitter un jour. Et elle a versé quelques larmes.

Il ne fallait pas ce soir penser à ce qui ne serait plus. Juste à ce qui ne s’effacerait jamais.

*sur une toile de Charles Hanson