Je passerai toujours trop de temps à regarder par la fenêtre. À me demander si ce sont bien des merles qui grignotent les miettes de pain que je l’ai laissées sur le rebord de celle-ci. À examiner les étoiles au cas où une étoile filante traverserait le ciel même si ce n’est pas la saison. À suivre le trajet d’un avion par les traces qu’il laisse dans le ciel et en me demandant d’où il arrive. À écouter les enfants qui jouent tout en bas, parce qu’ils ont encore l’âge de croire que la vie est un terrain de jeux. À rêver… Tout simplement.
Et la feuille sera restée vierge. J’aurai encore une fois trop regardé dehors.
*toile de Francis H. Newbury (1885-1946), directeur de la Glasgow School of Art

2 réponses
Tiens ça y est… Le truc me vient comme un éclair de lumière.
Joseph a trop regardé par la fenêtre. Pas étonnant que Marie soit restée vierge…
Comme quoi des fois il suffit d’un truc de rien de tout et tout devient clair.
Comme cela fait du bien de rêver et tans pis pour le reste…