Trouver son chemin est une affaire personnelle, une affaire de lectures, de rencontres, de famille quelquefois, d’amitié le plus souvent. (Laurent Lemire)
*toile de Marcela Olivia Dorantes
Trouver son chemin est une affaire personnelle, une affaire de lectures, de rencontres, de famille quelquefois, d’amitié le plus souvent. (Laurent Lemire)
*toile de Marcela Olivia Dorantes
C’est le recueil tout simplement intitulé Poèmes, de l’écrivaine Monica Mansour, née à Buenos aires mais vivant au Mexique depuis nombre d’années, que la lectrice peinte par Henri Rouart a parcouru. Avec émotion. Si bien que les textes de cette poète seront mis à l’honneur ces prochains jours, en commençant par celui-ci :
des murs silencieux se dressent
larges hauts vastes
il ne reste que le ciel et la terre
avec leurs mots prisonniers
Quand je suis devenue libraire, au début des années 80, le deuil était un sujet peu abordé dans les livres, et encore moins dans la littérature jeunesse. Puis, tranquillement, ce sujet a été exploité. Tout doucement et pendant un moment par la mort d’un grand-parent, uniquement. Comme si seuls les aînés pouvaient mourir. Puis, les éditeurs ont accepté que des auteurs fassent mourir des parents, mais d’une longue maladie. Ou des jeunes, presque toujours de leucémie.
Il est vrai que nul n’aime parler de la mort, qu’il la côtoie quotidiennement à cause de son travail ou parce qu’il vient de perdre un parent. Mais ce qui est certain est qu’elle fait partie de la vie, et que c’est en parlant d’elle que les enfants pourront l’apprivoiser.
Dans La grande nuit d’Anne-Sophie, le prolifique auteur jeunesse Pierre Coran est économe de mots. Il est vrai qu’il n’en faut pas beaucoup pour dire à des jeunes que l’une des leurs ne viendra plus prendre place parmi eux, que les objets qu’elle a laissés derrière elle ne bougeront plus, parce qu’un chauffard l’a fauchée alors qu’elle rentrait chez elle. Il n’en faut pas beaucoup non plus pour rendre Anne-Sophie inoubliable.
Un livre sans prétention pour les plus petits sur le deuil et sur la préservation de la mémoire. Un livre, de plus, qu’on devrait trouver dans toutes les classes du primaire.
Lu dans le cadre du Challenge « Littérature belge ».
C’est au hasard d’une de mes promenades pas très loin du bureau, avenue des Cèdres pour tout vous dire, que je les ai croisés.
La vertu paradoxale de la lecture est de nous abstraire du monde pour lui trouver un sens. (Daniel Pennac)
*gravure de Pierre Dubreuil
Montebello
Pittoresque manoir, retraite hospitalière
Où Papineau vaincu coula ses derniers jours,
J’aime à revoir tes murs, ta terrasse, tes tours
Secouant au soleil leur panache de lierre.
Qui suit de tes sentiers la courbe irrégulière,
En s’égarant sous bois, s’imagine toujours
Voir, dans le calme ombreux de leurs secrets détours,
Glisser du grand tribun l’image familière.
Car il vit tout entier ici -dans chaque objet;
Il aimait ce fauteuil, cet arbre l’ombrageait;
Tout nous parle de lui, tout garde sa mémoire;
Et, pour suprême attrait, sur ce seuil enchanté,
Le cœur tout grand ouvert, la Grâce et la Beauté
Ajoutent leur prestige aux souvenirs de gloire.
Louis Fréchette, Les oiseaux de neige
*choix de la lectrice d’Edward Emerson Simmons
La mère de Jules et de Tom a du tempérament. « … tempérament, ça fait penser à température. Et que ta mère me pouvait s’empêcher de bouillir même pour un rien. Comme si elle avait toujours al fièvre, quoi! » Tels sont les mois choisis par leur père pour expliquer aux gamins cette force de la nature qu’est leur mère. Et qui, à la première occasion, saura le prouver, même s’il faut pour cela passer une nuit en prison!
En effet, à l’heure où Gigi la Terreur s’en prend au affiches sexistes du quartier et où la mère de Jules et de Tom refuse de présenter ses papiers parce que stationner en double file n’est pas un crime, il n’en faut pas plus aux policiers pour faire leurs comptes. Deux et deux font bien quatre et c’est bien la voiture de la dame qu’on a vue autour des lieux où des délits ont été commis…
Roman à la fois sur le sexisme dans l’affichage, sur la justice et sur la peur, Ma mère la Terreur est un bijou du genre. À un point tel que le livre fermé, chaque enfant voudra une mère à son image tant Claire Clément nous l’a rendue attachante malgré ses excès et son tempérament!
Quelle belle idée a eu la pianiste de jazz Julie Lamontagne de revisiter les grands compositeurs classiques le temps d’un album. Chacune des pièces d’Opus Jazz est une petit bijou à savourer.
Et parce que j’ai un gros faible pour ses Chopineries c’est la pièce que j’ai choisi de vous offrir cet après-midi.
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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