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Des maisons inspirantes

C’est là qu’ils ont écrit, qu’ils ont trouvé l’inspiration ou la paix, que se réunissaient les leurs, famille proche ou écrivains. C’est là aussi que certains ont dit adieu à la vie, alors que d’autres ont dû les quitter alors qu’il les avaient choisis et remodelés, pour nombre de raisons, le plus souvent économiques.

Ces lieux, ce sont les Maisons d’écrivains visitées par la photographe Erica Lennard et l’écrivaine Francesca Premoli-Droulers, des maisons autant marquées par les goûts et la personnalité des prosateurs et poètes qui les ont habitées qu’elles ont marqué chacun d’entre eux, jusque dans leurs livres, où nombre d’entre elles apparaissent sous d’autres noms, mais toujours décrites avec amour.

Ces visites dans l’œuvre des écrivains autant que dans les lieux où ils ont écrit donnent lieu à un livre magnifique où citations en nombre restreint apportent vie aux objets désormais inanimés, comme en témoignent les photos prises par Erica Lennard, dont certaines sont plus réussies que d’autres à cause de la lumière, plus éblouissante dans le décor quotidien de l’écrivain allemand Hermann Hesse que dans la sombre tour où s’abritait Vita Sackville-West.

Un livre à feuilleter. Pour l’inspiration. Pour le charme de ces lieux où ont vécu, entre autres, Karen Blixen, William Faulkner, Alberto Moravia, Mark Twain, Virginia Woolf et Marguerite Yourcenar. À vous de choisir parmi toutes ces maisons laquelle vous plairait. J’ai retenu celle de Moravia, à Sabaudia, qu’il partageait avec Pier Paolo Pasolini.

Même si la neige fond

Mon petit doigt me dit que les couleurs ne vont pas fondre avec elle…

Besoin d’un chapeau?

Envie d’un chapeau melon, d’un panama, d’un haut-de-forme, voire d’un canotier? Henri Henri, rue Sainte-Catherine, a le couvre-chef qu’il vous faut. Et depuis près de 80 ans.

Ce que mots vous inspirent 606

Qui sait nous donner une joie aussi pure que celle prodiguée par la vue d’un petit nuage blanc dans le ciel bleu? (Christian Bobin)

*toile de Johannes Marius Ten Kate

Le promeneur 1

C’est Le promeneur, un recueil du prolifique poète belge Odilon-Jean Périer, mort à 27 ans en laissant une quinzaine de titres derrière lui, que la lectrice peinte par Marie-Augustin Zwiller a ouvert ce soir, heureuse de parcourir ces mots réédités en 1997 à La Différence, et d’extraire ceux-ci à votre intention :

Que m’importe de vivre heureux, silencieux

À Marcel Arland

Que m’importe de vivre heureux, silencieux,
Un nuage doré pour maison, pour patrie.
Je caresse au hasard le corps de mon amie,
Aussi lointaine, hélas! et fausse qu’elle veut.

Qui êtes-vous enfin? qui parle? – et qui m’écoute? –
Un homme vraiment seul entend battre son cœur.
Je cherche parmi vous les signes du bonheur :
Je ne vois qu’un ciel blanc, qu’une étoile de routes.

Vaste image de terre abandonnée au jour
Comme un jeune visage embelli par l’amour
Quelle grande leçon votre dessin me donne…

Silencieusement s’élève autour de moi
La plus douce lueur de vie, et cette voix
Merveilleuse, – la voix que n’attend plus personne.

Un bel album signé Sandrine Lhomme

Certains livres sont tellement beaux que sitôt qu’on les a terminés, on a tout de suite envie de les parcourir à nouveau afin de s’attarder ici et là, de prendre le temps de s’imprégner de certains mots ou de laisser porter par la tendresse émanant de certaines illustrations.

Tel est le cas de Toi + moi de Sandrine Lhomme, un très bel album destiné aux jeunes où il est question d’amour et de l’effet qu’il a sur ceux qui l’éprouvent. Un album qui séduira petits comme grands et dont vous voudrez retenir certaines phrases. Peut-être. Moi, j’ai envie de me souvenir à jamais de celle-ci : « Je suis sur un nuage quand tu te blottis tout contre moi. »

Irrésistible Aldina

Il y a chez Aldina Duarte quelque chose que d’autres fadistes n’ont pas, et ce quelque chose c’est peut-être le fait qu’elle ne joue pas la carte des costumes époustouflants, des décors de théâtre ou des coiffures recherchées, mais bien celle du naturel, se rappelant et nous le rappelant du même coup, que le fado est une musique des rues et du peuple. Ce qui la rend, je crois, irrésistible.

Tirée de son plus récent album, Contos de fados, voici donc Gato esaldado.

Si la neige peut fondre…

Il y en a une qui va reprendre vie… Juste une?

Ce que mots vous inspirent 605

Chacun se fait une morale à son usage personnel pour pouvoir, la conscience à l’aise, se livrer à ses petites malhonnêtetés. (Louis Dumur)

*toile de Philippe de Champaigne

Du thé et des mots

Du thé et des mots : voici le programme de ce début de semaine. Ces mots, ce sont ceux des cinq envosmotistes qui ont fait vivre la toile de dimanche dernier, chacun à sa manière, en prose ou en vers. Des mots que je vous invite à lire sans attendre tandis qu’infuse le thé.

*toile d’Ann Litrel