Elle a eu du mal à choisir tant tous les textes d’Hélène Dorion la touchaient, tant ils faisaient trembler en elle des émotions depuis trop longtemps contenues. La lectrice de Rudolf Kaufmann venait de lire ceci dans Mondes fragiles choses frêles :
Je retrouve mon corps désencombré de pesanteur, irrigué par une couleur du ciel, un brin d’herbe, un visage. Le plus fragile remue au coin d’une veine, emmêlé aux voies continues qui me traversent. C’est dans ce dénuement que nous commençons, comme on dit continuer; c’est ici que la blessure soigne la blessure, et que ce qui brûle éclaircit.





















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