Elle a eu du mal à choisir tant tous les textes d’Hélène Dorion la touchaient, tant ils faisaient trembler en elle des émotions depuis trop longtemps contenues. La lectrice de Rudolf Kaufmann venait de lire ceci dans Mondes fragiles choses frêles :
Je retrouve mon corps désencombré de pesanteur, irrigué par une couleur du ciel, un brin d’herbe, un visage. Le plus fragile remue au coin d’une veine, emmêlé aux voies continues qui me traversent. C’est dans ce dénuement que nous commençons, comme on dit continuer; c’est ici que la blessure soigne la blessure, et que ce qui brûle éclaircit.

3 réponses
Très beau texte ! Un auteur que je me propose de lire…
Désir d’un pas lent
d’une main fébrile
qui suture
qui devance la déchirure.
Désir d’une présence qui enclot
le toujours bouillonnant
la lave
qui gronde au-dedans
qui guide nos caresses
nos gestes
et qui meurtrit parfois.
Agnès, nomade en exil…
Contente de te lire, poète en exil… Tu nous manques!
Mais je sais que tu n’es jamais loin…
C’est vrai Lali, je ne suis jamais très loin… Je te lis toujours avec autant de plaisir, mais il m’arrive de lire tous les posts d’une semaine à la fois.
Trop de projets, trop de trop… 🙂