Commentaires récents
Admin:
Archives:
avril 2026
D L M M J V S
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930  
En vers et en prose 7

kaufmann-rudolf-a.jpg

Elle a eu du mal à choisir tant tous les textes d’Hélène Dorion la touchaient, tant ils faisaient trembler en elle des émotions depuis trop longtemps contenues. La lectrice de Rudolf Kaufmann venait de lire ceci dans Mondes fragiles choses frêles :

Je retrouve mon corps désencombré de pesanteur, irrigué par une couleur du ciel, un brin d’herbe, un visage. Le plus fragile remue au coin d’une veine, emmêlé aux voies continues qui me traversent. C’est dans ce dénuement que nous commençons, comme on dit continuer; c’est ici que la blessure soigne la blessure, et que ce qui brûle éclaircit.

3 réponses

  1. Très beau texte ! Un auteur que je me propose de lire…

    Désir d’un pas lent
    d’une main fébrile
    qui suture
    qui devance la déchirure.

    Désir d’une présence qui enclot
    le toujours bouillonnant
    la lave
    qui gronde au-dedans
    qui guide nos caresses
    nos gestes
    et qui meurtrit parfois.

    Agnès, nomade en exil…

  2. Contente de te lire, poète en exil… Tu nous manques!
    Mais je sais que tu n’es jamais loin…

  3. C’est vrai Lali, je ne suis jamais très loin… Je te lis toujours avec autant de plaisir, mais il m’arrive de lire tous les posts d’une semaine à la fois.
    Trop de projets, trop de trop… 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *