Lali

15 novembre 2008

En vers et en prose 12

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

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Je l’ai regardée longuement. La lectrice peintre par l’artiste victorien Jason rêvait, c’était bien visible. Les mots d’Hélène Dorion avaient touché une nouvelle lectrice. Ce n’est plus tard que j’ai su quels vers de Mondes fragiles choses frêles elle avait retenus.

Bruissement sans nom, signes
au large dispersés
qui te rendent au mystère
dans cette humaine traversée
paupières refermées sur le jour
battant, vent et eaux
tu cherches souffle
comme poids de lumière, arche
comme ciel.

Ce que la vie est douce ainsi

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 21:30

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Je peux, comme la lectrice peinte par l’artiste Lilla Cabot Perry, rester des heures et des heures à tourner les pages des livres d’images sans rien voir du temps qui passe, sans ressentir de fatigue, presque sans même bouger. Et ce que la vie est douce ainsi.

Ne plus être de bois

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 20:51

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Et parfois, elle voudrait ne plus être de bois et retrouver ce corps qui s’est dissipé dans le temps. Sentir à nouveau une main et des lèvres sur sa nuque. Trembler. Et parfois, elle voudrait que les mots soient ailleurs qu’entre les pages de son livre.

*sur une sculpture de Margaret Adams Parker

Une visite s’impose chez Caroline

Filed under: Couleurs et textures,Petits plaisirs — Lali @ 19:44

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C’est la lectrice de Vanessa Bell (sœur de Virginia Woolf) qui va être heureuse, en plus de moi. Caroline a enfin écrit ce billet qu’elle se promettait et qu’elle nous promettait depuis si longtemps. Et quel billet! Je n’en dis pas plus. Mais une visite s’impose… Vraiment!

La machine à écrire

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 19:01

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Je me souviens d’une vie sans fils. D’une vieille machine à écrire que je ne rangeais jamais et qui servait à recopier mes poèmes avant que je ne les range ou les offre. Et pourtant, je n’ai pas 100 ans. Mais il suffit de travailler avec des gens qui ont à peine quinze ans de moins que soi pour se rendre compte de tout ce qu’ils n’ont jamais vécu. De ce qu’ils ne vivront jamais, non plus.

On pouvait vivre sans répondeur, sans téléphone cellulaire et sans ordinateur. (Chut, il ne faut pas le dire trop haut, on fera de vous des dinosaures, même si vous n’avez pas 50 ans.)

Et peut-être que quand on a connu les deux, on sait encore s’émerveiller d’une fleur d’automne ailleurs que sur un écran. Et peut-être aussi qu’on prend le temps de regarder par la fenêtre un oiseau qui quitte un arbre et dont on ne parlera nulle part.

*sur une toile d’An Hoang

Ciel d’automne

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 16:52

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Le ciel sait-il de nous ce que nous ignorons? Connaît-il nos secrets et nos espoirs? Veille-t-il sur nous comme je l’imagine parfois? Emprisonne-t-il nos chagrins dans un nuage quand il s’offre ainsi à notre vue un jour d’automne?

Pour regarder le ciel

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 15:39

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Et puis, je me ferai du thé. Je croquerai deux ou trois morceaux de chocolat noir parfumé au thé Earl Grey. J’ouvrirai un des recueils déposés pas loin afin de choisir des extraits pour dans quelque temps. Et sûrement que je m’arrêterai parfois pour regarder le ciel.

*sur une toile de Jeanne Illenye

Banc déserté

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 14:55

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Le golf municipal est désert(é) à cette époque de l’année. Mais curieusement, le banc est toujours là. Attendrait-il notre visite?

Un samedi de paresse heureuse

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 13:51

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C’est un samedi où je n’ai pas envie de ranger, où j’ai envie de laisser ouverts les livres. Un samedi de bohème, comme dirait mon père, en sourcillant peut-être un peu et en contemplant la scène. Non, je ne rangerai rien aujourd’hui. Pas envie. Vraiment pas envie. Juste envie d’aller me promener dans ma galerie pour voir ce que les toiles ont à me raconter. Juste envie d’un bol de café au lait. Juste envie de préparer les photos pour les promenades de cette semaine. Juste envie de calme, parce que je serai jeudi et vendredi loin du pays de Lali.

C’est un samedi de paresse heureuse.

*sur une toile d’Ewan McClure

Le mât du stade, là-bas, au loin

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 12:44

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Les dernières feuilles se sont peut-être envolées depuis que j’ai pris la photo, de la butte de la rue Bélanger, près du boulevard Langelier. Peut-être même voit-on encore mieux le stade olympique dont le mât apparaît ici au loin… Mais peut-être aussi reste-t-il encore quelques feuilles… Il faudra que je repasse par là!

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