Un lundi à ne pas aller travailler, n’est-ce pas aussi doux qu’une fleur photographiée par Armando? Je crois que oui!
Un lundi à ne pas aller travailler, n’est-ce pas aussi doux qu’une fleur photographiée par Armando? Je crois que oui!
Envie de lire les commentaires suscités par la toile de la semaine dernière? Il suffit pour cela d’ouvrir le livre peint par l’artiste Emily Clarke à cette page. Envie de voir à quoi ressemble la toile du numéro 100 d’En vos mots? C’est par là…
Mais où Chantal nous entraîne-t-elle donc ainsi? La forêt de Fontainebleau est décidément pleine de surprises et de plaques à lire…
Et sur un dernier poème, nous fermerons ce soir Depuis longtemps déjà de Marie Normand. Poème choisi par la lectrice de Ludomir Skendzinski.
Heures colorées
Nous avons eu nos heures claires
Tissées d’or roux et de joies pures
Que pouvions-nous au grand mystère
des fins de jours et des gris durs
Nous avons eu nos heures mauves
colorées d’art et de lumière
de clairs obscurs aux tons de fauve
Et le violet des nuits sévères
Nous avons eu nos heures closes
Remplies d’amour et de silence
Mais dans l’ombre, triste et morne
Agonisait la permanence
Nous avons eu nos heures grises
Lourdes de mots inexprimés
Le lendemain dans une église
On pleurait seule sur le passé
Nous avons eu nos heures dures
Chacun chez soi l’âme éperdue
Menace sombre d’une brisure
Sur nous gravement suspendue
Nous avons eu nos heures noires
Puisqu’un silence nous désunit
Caprice fou ferveur des soirs
Toute ma vie, là, se finit
Si toutes les femmes du jour m’ont apporté quelque chose, m’ont inspirée, m’ont révélé des parts de moi, ont éveillé mes goûts, ma curiosité, ma sensibilité, elles n’ont fait qu’être là, sur mon chemin, un chemin que je n’aurais peut-être pas vu ni suivi s’il n’y avait eu avant elles deux femmes.
L’une musicienne, mélomane, qui était à la tête du secrétariat composé d’une quinzaine de femmes de la plus importante étude de notaires de l’époque, qui fréquentait musiciens et poètes; elle, la militante pour le droit de vote des femmes et qui n’aurait jamais toléré que sa fille ne puisse pas faire les mêmes études de son fils; elle qui a vécu tant de changements entre 1891 et 1968; elle dont je porte à l’annulaire gauche la bague que mon grand-père lui a offerte il y a un peu moins d’un siècle; Marthe, ma grand-mère.
L’autre, sa fille, aussi musicienne et qui dessinait encore quand j’étais enfant, pharmacienne; elle, qui m’emmenait au musée et au théâtre, à la bibliothèque et dans les librairies; elle qui aimait (et qui aime toujours) la musique, si bien qu’il y aura toujours dans ma mémoire les airs que j’écoutais en faisant mes devoirs; elle, présente et aimante au quotidien; Michelle, ma mère.
*toile d’Este MacLeod
Bien évidemment que la lectrice de Jules Daisay porte du rouge aujourd’hui, surtout pour accueillir Maurane en cette journée, une Maurane folle du rouge, une Maurane inspirée par le rouge, une Maurane inspirante dont pourraient sûrement vous parler mieux que moi Chantal, Armando et Jean-Marc, son éclairagiste. Une Maurane que vous pouvez aussi retrouver ici.
C’est Claire Martin qui a fait que j’aime lire des nouvelles, que j’aime en écrire. Qui, sans le savoir, m’a fait entrer dans ce petite monde des nouvelliers (ou nouvellistes), si bien que j’appartiens depuis plusieurs aux années au collectif d’une revue littéraire consacrée à ce genre. Inspiratrice est-elle aussi pour qui voit venir la vieillesse, alors qu’à 94 ans, elle vient de faire paraître un nouveau livre.
Pour quelques repères, c’est ici.
*toile de Hashuury Zhongnai
Il faut l’avoir entendue interpréter Chopin comme on peut le faire en allant ici pour comprendre l’incommensurable talent de Martha Argerich, qui sera toujours pour moi l’une des plus grandes pianistes au monde. Même si la Bruxelloise d’adoption a toujours détesté la publicité qu’on a faite autour de son nom. Pour plus, c’est là.
*toile d’Élisabeth-Louise Vigée-Lebrun
Je n’écrirais probablement pas si je n’avais pas croisé un jour Monique Bosco, si elle ne m’avait pas poussée au delà de la facilité, plus loin que les mots qui se posent sur le papier. Elle a été, elle est et elle sera toujours celle qui m’a le plus appris. Pour un peu plus sur elle, c’est ici. Dans mes mots à moi, c’est par là.
*toile de Richard Lance Russell
Elle est connue par son seul prénom. Amália. Amália (sans le Rodrigues qui était son patronyme). Reine incontestable du fado à qui elle a donné ses lettres de noblesse.
Pour un peu plus et pour l’entendre, c’est ici.
*toile de William Earl Singer
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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