Nous avions déjà Armando, dénicheur de lectrices et de lecteurs. Et puis, Denise, dénicheuse de bancs et de canards. Il nous manquait une dénicheuse de cafés parisiens. Si on l’appelait Chantal?
Nous avions déjà Armando, dénicheur de lectrices et de lecteurs. Et puis, Denise, dénicheuse de bancs et de canards. Il nous manquait une dénicheuse de cafés parisiens. Si on l’appelait Chantal?
Le lecteur de l’artiste russe Mikhail Vrubel aimerait-il la peinture, et de plus découvrir des peintres peu ou pas connus? Si c’est le cas, il devrait trouver son bonheur ici.
Et si on continuait ce matin la promenade commencée hier à Laconnex en compagnie de Denise? Elle a déniché un ciel bleu qui prête à la balade, non?
Les personnages peints par l’artiste Jessie Sherman semblent bien préoccupés. Seraient-ils en train de discuter de la phrase de la semaine laissée mercredi et destinée à ce que mots vous inspirent? Peut-être, peut-être pas. Nous le saurons dans 24 heures, top chrono.
Les richesses de la forêt de Fontainebleau semblent inépuisables. En effet, Voilà plusieurs promenades que Chantal nous prépare et c’est chaque fois des trésors qu’elle nous fait voir.
C’est la lectrice peinte par l’artiste canadien Robert Harris qui tournera la première les pages de Langage de Michel Garneau, réunissant des poèmes écrits entre 1956 et 1962, que j’ai tiré de mes rayons. Et tous les souvenirs qui venaient avec. La rencontre avec le poète un soir de fête chez Victor-Lévy Beaulieu, alors qu’il avait apporté sa flûte traversière pour accompagner Gaston Miron harmoniciste ce soir-là tandis qu’un autre s’installait au piano et qu’Yves Thériault tapait du pied. La jeune étudiante en lettres que j’étais alors n’en revenait pas de voir réunis en toute simplicité autant de monuments de la littérature. Un souvenir qui ne s’oublie pas et qui a conservé toutes ses couleurs, sa musique, sa chaleur.
Et tandis que je rêvais à cette soirée du début des années 80, la lectrice a quitté la pièce sans faire de bruit en laissant le recueil ouvert sur ces mots :
comme un arbre
s’ébroue d’une rumeur de printemps
parce que ses racines remontent dans la rivière
et qu’il n’a pas les branches creuses
mais pleines de fruits d’ombre
comme un sein qu’on trouve
comme on sauve un nid d’oiseaux
quand mon premier amour m’habille
les poignets de deuils d’hirondelles
l’été me monte au corps et danse
Il y a un ton, il y a de l’humour, il y a une écriture dans ce premier recueil de nouvelle de la Montréalaise Suzanne Myre intitulé J’ai de mauvaises nouvelles pour vous. Presque toutes au « je », et de plus au « je » féminin, mettant en scène des filles pour qui on a de la sympathie ou qui nous énervent parce que trop paumées, ces nouvelles portent un regard sans concession sur les petites choses de la vie. Futiles ou pas.
Et malgré des chutes pas toujours au point, ou qui auraient gagné à être légèrement retravaillées, l’ensemble est un joli recueil qui se laisse lire et auquel on pardonne certaines maladresses. Et qui donnent envie de lire d’autres textes de cette nouvellière dont j’avais lu quelques textes au fil des ans dans XYZ. La revue de la nouvelle.
À défaut de toiles de maîtres, les noms de ceux-ci… Chantal sait nous dénicher des endroits hors du commun dans ce Paris qu’elle aime tant. On y va?
La lectrice de l’illustrateur Fiep Westendorp serait-elle accro aux romans épistolaires ou à la correspondance d’écrivains? Si c’est le cas, elle devrait trouver des suggestions de lecture ici.
C’est de Laconnex que Denise nous a rapporté quelques photos. Faut dire qu’elle était attendue là-bas… Sa réputation de photographe animalière l’aurait-elle précédée?
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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