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Espèce non identifiée

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Encore quelque chose qui a capté mon regard et que je ne sais pas identifier, comme d’habitude. Mais peut-être que Denis ou Agnès pourront m’éclairer? Quant à retenir le nom après, c’est une autre histoire…

Dans deux heures, je pourrai rêver…

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Un peu de jaune ne peut faire que du bien, j’en suis certaine. Je dépose donc ici ce jaune pour le simple bonheur de sourire. Je n’en demande pas plus. Dans deux heures, je pourrai rêver… en plus de sourire!

Regarder les fleurs en guise de pause

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C’est à Denise que nous devons ce joli cliché. Y a-t-il meilleure pause que celle de regarder les fleurs? Pas pour moi, du moins aujourd’hui!

Je risque de les étonner encore…

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Je les intrigue. Je les fascine. Je le vois bien à leurs têtes quand je les entends m’appeler l’une ou l’autre de l’autre côté de la rue alors que je suis en train de tenter de capter un morceau de lumière sur une fleur. Souvent exactement au même endroit où elles m’ont croisée la veille ou l’avant-veille, penchée sur la même fleur. Bien entendu qu’elles ne comprennent pas cet intérêt. Bien entendu aussi qu’elles ne savent rien du pays de Lali où je dépose quelques trésors du matin ou du soir. Et tant que chaque matin m’apportera quelques pétales rouges ou roses, tant qu’elles feront comme moi une partie du trajet à pied, je risque de les étonner encore…

Denise ne chasse pas que les canards

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Nos informateurs d’hier n’ont cru qu’à moitié Denise. Notre amie aurait vogué sur les eaux du lac pour ne photographier que des canards? Nenni. Il semble bien que pigeons et cygnes l’intéressent aussi. Et même, tous les oiseaux en général.

Je ne peux que me transposer en elle

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Faisait-il encore nuit quand elle a commencé à écrire? A-t-elle vu l’encre du ciel pâlir petit à petit alors qu’elle s’abandonnait à une histoire qui l’avait sortie du sommeil bien avant le jour et à laquelle elle tentait de donner forme? Je ne peux qu’imaginer la chose en regardant celle qui écrit, peinte par Valerie Hardy. Je ne peux que me transposer en elle, moi qu’une image a tirée hors du lit. Moi qui depuis une heure déjà me suis laissée envahir par celle-ci pour la raconter, pour lui donner les ailes qu’elle n’avait pas afin qu’elle puisse voler. Moi qui n’arrive plus à dormir dès qu’une image, une idée ou un souvenir prend toute la place, avec cette urgence de voir ce que je peux en faire. Avec le risque que l’image se taise avant que je n’aie pu écrire. Avec l’espérance au ventre que le souvenir me mènera dans un ailleurs inexploré. Avec cette ambivalence provoquée par le jour qui déchire la nuit.

Les poèmes de Rina Lasnier 4

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La lectrice d’Ignazio Pinazo Camarlench a attendu son tour. Patiemment? Peut-être pas, mais elle ne l’avouera pas. Mais je l’ai vue se précipiter sur les recueuils avec un empressement tel qu’il me fait dire qu’elle avait plus que hâte de lire les mots de Rina Lasnier. Voici ce qu’elle a retenu pour nous :

Le temps n’est plus…

Le temps n’est plus de lier la peine,
De l’ajouter à l’épaule comme un faix;
La moisson est triée, le poids est défait.

Sur le volet de la mort sereine
Seul survit l’or de l’amour, recomposé
Par quelque dieu avare de l’avoir prêté.

Où on ne peut que rêver et pas lire

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Il y a longtemps qu’elle n’avait pris le temps de s’attarder ainsi. De s’enfoncer dans la baignoire pleine de bulles parfumées, comme elle l’a fait ce soir. La lectrice de Sean Deadiker se connaît. Elle sait que les souvenirs viendront prendre toute la place, qu’elle ne saura pas s’abandonner au moment présent, mais qu’elle revivra une scène d’autrefois. Ces jours heureux où ils étaient deux dans la baignoire. Où elle n’avait pas, comme ce soir, dû prendre un livre pour tenter de chasser le manque de lui qui parfois prend tellement de place, trop de place.

Il y a longtemps qu’elle n’avait ainsi plongé dans la baignoire des souvenirs indélébiles. Où on ne peut que rêver et pas lire.

Le rêveur

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Elle qui est là, elle qu’on ne voit pas, elle la réveuse, elle qui le regarde, ne pouvait qu’aimer un aussi rêveur qu’elle. Un qui peint des ciels roses. Un qui ajoute des ailes aux fleurs. Un qui parle aux enfants. Un qui lui raconte les poètes et qui ne dort que pour rêver encore et encore. Un qui sourit à celui qui ne sourit jamais jusqu’à lui décrocher un sourire. Un qui a conservé en lui cette magie de l’enfance où les bisous sont la plus grande des richesses. Un qui connaît l’art de faire des grimaces. Un qui a su inventer pour elle un monde où ils rêvent ensemble.

Elle qui est là et qui regarde le lecteur de Peter Gerasimon est une princesse. Sa princesse. Et son château existe. Vraiment. Il est fait de ses bras qu’il referme autour d’elle.

Ah! que la vie est belle!

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Il a suffi que je dise que je n’avais pas réussi à photographier l’arc-en-ciel de ce soir pour que je reçoive des photos de Flairjoy qui l’a vu elle aussi. Je suis d’autant plus heureuse que ce sont les premières photos de notre amie au pays de Lali. Et un arc-en-ciel en plus. Ah! que la vie est belle!