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Denise a mis du rose sur toutes ses photos

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Denise prend les choses très au sérieux, comme vous pouvez le constater. Je lui ai juste demandé un peu de rose et elle en a mis sur toutes ses photos. Et elle n’a pas lésiné. Toutes les teintes de rose sont là. Et si vous n’arrivez pas à voir la vie en rose avec tout ça, il reste les lunettes de soleil roses…

Le petit lecteur de Jules Verne

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Chaque jour, on le cherchait. Anthony n’était pas avec les autres. Anthony ne jouait pas. Et pourtant, ils semblaient tous tellement bien s’amuser. On n’entendait que des rires. Mais jamais celui d’Anthony. Et quand on finissait par mettre la main sur le gamin, il était une fois sur deux dans la grange.

Son grand-père lui caressait les cheveux. Le gamin, peint par Agim Sulaj, lisait les Jules Verne de sa jeunesse qu’aucun de ses fils n’avait voulu lire.

Les mots de Francis D. 2

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Ce sont des phrases simples. Et pourtant, elles revêtent pour la lectrice de Xue Yanqun l’étoffe d’un appel, d’une réponse. La longue course de Francis Dannemark s’est arrêtée pour elle sur ces mots :

Ne rien perdre, tout conserver, jusqu’au plus infime détail. Chaque goutte de chaque vague et chaque vague de la mer.

Pour Bou et Nath

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L’amitié? C’est peut-être de savoir que nous nous aimons suffisamment pour ne pas nous faire de reproches les uns les autres parce que nous ne nous sommes pas vus trop longtemps, bien trop longtemps, mais de nous réjouir de nous voir.

Le bonheur? C’est d’ouvrir un livre en rêvant à ce dimanche de retrouvailles. Il est temps que Lilian apprenne à faire des grimaces.

*sur une toile d’Herbert Katzman

Tout ce qui n’est pas son livre s’est tu

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On n’entend plus un son. Comme si la vie s’était retirée de l’immeuble. Comme si tous s’étaient réfugiés ailleurs. Comme si tout s’était éteint à la minute où la lectrice de Milton Avery avait ouvert son livre. Et pourtant dans le ciel, le bruit des moteurs d’un avion. Et pourtant, dans l’escalier, des pas. Et pourtant, dans une cour voisine, des rires.

Elle n’entend rien de cela. Tout ce qui n’est pas son livre s’est tu.

dans l’océan immense

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où est le vrai où est le faux
quand de soi jaillissent des mots
qu’on n’arrive pas à taire

où est l’illusion où est le réel
quand sur le papier se scelle
le sel de la terre

où est la réalité où est la fiction
quand on assemble les sons
qui donnent un semblant de poème

où est le doute où est la confiance
dans l’océan immense
où on (s’)écrit à perdre haleine

(août 2008)

*toile de Carol L. Douglas

Le parfum d’une rose

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Elle a respiré le parfum des fleurs. Longuement. Dans la lumière de la fin de l’après-midi, alors que les enfants jouant au ballon pas très loin la regardaient, tout de même un peu curieux. Elle leur a souri. Puis elle a respiré encore. Pour bien s’imprégner du parfum de la rose à peine éclose. La lectrice d’Avril Thomas savait que son banc l’attendait et qu’elle tournerait les pages, heureuse. Le parfum entêtant d’une rose pour toute compagnie.

Caché derrière une haie

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Je voulais photographier un pot sur un balcon. C’est pour ça que j’ai emprunté une allée qui menait à un domiciles privé. (En espérant que personne ne me disputerait pour mon intrusion…)

Et c’est aussi ainsi que j’ai trouvé caché derrière une haie ce trésor…

Le pouvoir d’un sourire

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Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai le sentiment qu’elle m’a souri. Je me suis même retournée. Il n’y avait personne. C’était donc bien pour moi. Alors, j’ai souri aussi. Et elle est devenue encore plus belle. Il ne faut jamais sous-estimer le pouvoir d’un sourire.

Comme Flairjoy ne se plaint pas…

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Denise n’a pas été en mesure de résister à les prendre en photo. On ne résiste pas aux fleurs. Enfin, pas elle, pas Armando, pas Géraldine, pas Denis, pas moi… Et comme Flairjoy ne se plaint pas…