On n’entend plus un son. Comme si la vie s’était retirée de l’immeuble. Comme si tous s’étaient réfugiés ailleurs. Comme si tout s’était éteint à la minute où la lectrice de Milton Avery avait ouvert son livre. Et pourtant dans le ciel, le bruit des moteurs d’un avion. Et pourtant, dans l’escalier, des pas. Et pourtant, dans une cour voisine, des rires.
Elle n’entend rien de cela. Tout ce qui n’est pas son livre s’est tu.

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