Bien sûr que vous l’avez, c’est samedi. Vous avez le temps, tout votre temps. C’est ce que disent les toiles de Christopher Stott. Et même, que vous avez des livres à lire!
Bien sûr que vous l’avez, c’est samedi. Vous avez le temps, tout votre temps. C’est ce que disent les toiles de Christopher Stott. Et même, que vous avez des livres à lire!
Et ce soir, la lectrice de Christiane Michaud ouvre Le poids de l’ombre d’Eugénio de Andrade pour une dernière fois. Un autre recueil du poète portugais sera déposé pour celles qui viendront. Et c’est sur le dernier poème du recueil qu’elle s’attardera. Infiniment.
J’entends courir la nuit par les sillons
du visage – on dirait qu’elle m’appelle,
que soudain elle me caresse,
moi, qui ne sais pas encore
comment assembler les syllabes du silence
et sur elles m’endormir.
mots aussi doux qu’une caresse
auxquels je me berce
ceux d’un recueil de poèmes
cadeau qui dit je t’aime
qui le dira éternellement
au delà des mots et du temps
(mai 2008)
*toile d’Orrin Peck
Dès sa sortie du bain, drapée de son peignoir rouge, la lectrice d’Henry McGrane s’est installée sur son sofa. Plaisir de fin de soirée. Plaisir irremplaçable. Plaisir, tout court. Qui durera le temps du livre.
Il lui a tant écrit. Souvent, quotidiennement. Il lui a tant écrit et si longtemps que la lectrice de Joyce Fournier aura toujours à lire, puisque toujours elle conservera ces billets et ces missives qu’elle appelle son trésor.
Ma vie est-elle autre chose que des toiles que j’accumule, la plupart pour m’inspirer des histoires qui ressemblent à toutes les histoires? Ma vie est-elle autre chose que ces toiles dans lesquelles je me glisse, dans lesquelles je rêve d’entrer ou au bord desquelles je reste, spectatrice intimidée? Ma vie est-elle autre chose que quelques toiles, que quelques histoires que la lectrice de Ray Lago est peut-être en train de lire?
Denise serait-elle un peu voyeuse pour examiner d’aussi près les ébats amoureux entre une fleur et un insecte? Ou juste curieuse et excellente photographe?
C’est toujpurs bonheur quand la lumière entre dans la pièce, quand elle s’empare de l’espace. C’est toujours bonheur pour la lectrice de Stanislav Yulianovich Zhukovsky que cette lumièfre qui gagne chaque jour quelques minutes sur la nuit, lui permettant de lire sans lampe. C’est toujours bonheur l’été qui gruge peu à peu le printemps jusqu’au solstice de juin qui sera la journée la plus longue de l’année.
Il a suffi d’un poème, de celui sur lequel s’est ouvert le recueil d’Eugénio de Andrade. De ce seul poème, pour que la lectrice de Peter Meessen soit troublée et émue.
De quel pays reviens-tu?
De quel mer, de quels bras
Où lentement respire le désir?
Parle, dis encore le mot
Qui fera du silence la maison,
ou élèvera la couronne du feu
à la hauteur du regard.
On tourne parfois les pages d’un livre comme on tourne celles de sa vie, en s’attardant ici et là sur quelques images, sur quelques phrases. On tourne parfois les pages d’un livre dans le désordre, en revenant en arrière ou en cherchant dans les plus récentes les clés de demain. Et toutes ces pages ne nous emmènent pas ailleurs qu’en nous-mêmes. Et toutes ces pages sont les nôtres. Qu’elles soient celles d’un livre ou de notre vie. Et toutes ces pages ne racontent rien à la lectrice de Tony Armstrong que ce qu’elle sait déjà ou ce qu’elle souhaite.
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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