On tourne parfois les pages d’un livre comme on tourne celles de sa vie, en s’attardant ici et là sur quelques images, sur quelques phrases. On tourne parfois les pages d’un livre dans le désordre, en revenant en arrière ou en cherchant dans les plus récentes les clés de demain. Et toutes ces pages ne nous emmènent pas ailleurs qu’en nous-mêmes. Et toutes ces pages sont les nôtres. Qu’elles soient celles d’un livre ou de notre vie. Et toutes ces pages ne racontent rien à la lectrice de Tony Armstrong que ce qu’elle sait déjà ou ce qu’elle souhaite.

4 réponses
Voilà un texte qui résume magnifiquement l’esprit dans lequel je suis chaque matin en dégustant les images et les mots de ton pays!
Bonne fin de semaine Lali!
Merci, Flairjoy!
Ce que tu me dis là me donne des ailes…
Et si jamais j’ai encore des doutes, je relirai ce billet et ce que tu en dis!
Bonne fin de semaine à toi aussi!
« Et toutes ces pages ne nous emmènent pas ailleurs qu’en nous-mêmes »
Certes, mais… pour nous conduire vers les autres, sinon nous tournerions vite en rond !
« Et toutes ces pages ne racontent rien à la lectrice de Tony Armstrong que ce qu’elle sait déjà ou ce qu’elle souhaite. » mais…
la préparent à écouter ce qu’elle n’a pas encore entendu, à voir ce qu’elle n’a pas encore vu, à vivre ce qu’elle n’a pas encore vécu : cette journée-là !
Et comme le livre, elle ne sait par quel bout la prendre ! Chaque jour : une surprise !
Je ne savais pas que toucher un livre pouvait donner tant de joie.
(André Gide)