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Quelques vers d’Eugénio 1

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Voilà un moment que la lectrice de William Chadwick se prépare. Les trois recueils d’Eugénio de Andrade attendent leur heure et elle ne sait pas lequel elle laissera ouvert pour la prochaine lectrice. Ou plutôt elle sait très bien que ce sera Matière solaire. Et les choses se précisent. Ce sera celui-ci et pas un autre.

Le mur est blanc
et brusquement
sur le blanc du mur tombe la nuit.

Il y a un cheval proche du silence,
une pierre froide sur la bouche,
pierre aveuglée de sommeil.

Je t’aimerais si tu venais maintenant,
si tu penchais
ton visage sur le mien tellement pur
et tellement perdu,
ô vie.

Elle sera son livre

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Chaque fois qu’il regarde la lectrice d’Oleg Sheludyakov, il n’a qu’une seule pensée. Toujours la même. Un jour, il apprendra le braille et elle sera son livre.

Très songeuse

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Parfois, tout agit dès les premières pages. Atmosphère et écriture font qu’il en est ainsi.
Quelquefois, par contre, c’est la similitude entre soi et le personnage principal qui prend toute la place. D’autres fois, c’est le lieu servant de décor qui est responsable de cet état de bonheur troublant.

Mais il se passe décidément quelque chose entre certains livres et ceux et celles qui les lisent. Ce quelque chose qui laisse la lectrice de Silvano Tessicini songeuse. Très songeuse. Absolument et décidément, songeuse.

Le coquelicot mauve

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Danse-t-il? Se laisse-t-il porter par le vent? Ou serait-il en train de tendre son cou fragile à la lumière? Seul Armando pourra nous dire ce que le coquelicot mauve faisait ce matin-là.

Celle qui se berce dans la lumière du matin

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Elle se berce dans la lumière du matin. Je ne sais pas son nom. Mais peut-être que Géraldine qui a retenu toute sa beauté saura nous le dire?

Sous le regard bienveillant de Denise

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Parce que le jour arrive, les voilà qui s’étirent et font leurs exercices matinaux sans remarquer le regard amical de Denise posé sur elle, bienveillant, comme toujours.