Voilà un moment que la lectrice de William Chadwick se prépare. Les trois recueils d’Eugénio de Andrade attendent leur heure et elle ne sait pas lequel elle laissera ouvert pour la prochaine lectrice. Ou plutôt elle sait très bien que ce sera Matière solaire. Et les choses se précisent. Ce sera celui-ci et pas un autre.
Le mur est blanc
et brusquement
sur le blanc du mur tombe la nuit.
Il y a un cheval proche du silence,
une pierre froide sur la bouche,
pierre aveuglée de sommeil.
Je t’aimerais si tu venais maintenant,
si tu penchais
ton visage sur le mien tellement pur
et tellement perdu,
ô vie.

Une réponse
Je suis très heureuse de lire de nouveaux vers, ceux d’Eugénio de Andrade que je ne connais pas mais ceux-ci sont très beaux.
Je me réjouis de lire la suite de « Matière solaire ».