Lali

15 mai 2008

Les vers de Sophia 6

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

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Dès qu’elle a ouvert Malgré les ruines et la mort, elle a su. Elle a su que ce livre ne la quitterait plus. Qu’il la suivrait toute sa vie. Que chaque jour elle en parcourrait une page et que lorsqu’il serait terminé, elle recommencerait. Que ce serait une lecture quotidienne, comme d’autres s’adonnent aux lectures spirituelles ou religieuses. Que ce livre allait lui donner la force de vivre. Les mots qui lui manquaient. Et la lectrice de William Hay l’a su au moment où elle a lu ces vers :

Promesse

C’est toi le printemps que j’attendais,
La vie multiple et brillante
Où chaque instant est plein et parfait.

Personne ne sait…

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 21:28

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La lectrice de Vittorio Carpaccio a glissé le minuscule livre sous ses vêtements. Personne ne sait qu’elle le possède, encore moins qu’elle se délecte des mots – osés pour la plupart – qu’on y trouve. Personne ne sait que c’est elle qui a inspiré à l’auteur cette passion. Et je n’en dirai rien…

Les lettres retrouvées

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 19:50

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Elle déplie parfois certaines lettres préalablement rangées. Rangées? Disons, plutôt dissimulées entre les pages de livres qu’elle aime et qu’elle ouvre de temps en temps. Pour le bonheur de retrouver les phrases d’un auteur apprécié, pour baigner dans le bonheur de l’émotion liée à la première lecture dont elle a encore un vif souvenir, pour une lettre glissée là…

La lectrice peinte par Heidrun Knauer-Duscheck aime ces lettres retrouvées. Moments d’émotion, souvenirs anciens ou récents.

Elle ne pourrait jamais les ranger autrement, je crois bien.

Une petite boîte pas si banale que ça

Filed under: États d'âme — Lali @ 18:49

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C’est une petite boîte qui peut sembler banale. Et pourtant. Quand l’ancienne, deux fois plus grosse que celle-ci a rendu l’âme il y a 48 heures en affichant des messages indiquant erreur 678, il y avait devant l’écran une Lali désespérée. Démunie. Qu’une charmante préposée au service à la clientèle de son fournisseur d’Internet a rassuré. Un nouveau modem allait partir dès le lendemain matin. On pouvait même me l’envoyer à mon travail.

Promesse exaucée. À 13 h, le paquet était là, renfermant le modem, les fils, les prises, le guide d’utilisation. En une heure, ma vie est redevenue normale, sans que je n’aie commis de bêtises irréparables. Du premier coup, même même. Mon modem neuf trône en roi, tandis que l’antiquité qu’il a remplacée va partir demain dans une boîte avec les étiquettes qu’on m’a fournies.

Et parce que je suis ce que je suis, j’ai appelé à nouveau le service à la clientèle de Sympatico. Pour les remercier. Ce qui ne doit guère arriver souvent. Et si j’ai bien compris, j’ai fait par ce court appel – mais chaleureux – le bonheur de quelqu’un à qui j’ai décroché un sourire. Peut-être aussi grand que le mien!

Les nymphéas n’attendent que vous

Filed under: Vos traces — Lali @ 7:38

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À Giverny, les nymphéas n’attendent plus Monet. Mais ils sont toujours là. Comme ce jour de juillet 1994 de mes souvenirs. Comme ce jour de mai au moment de la visite de Reine qui avait pris soin d,emporter son appareil photo avec elle.

Puissent-ils m’attendre encore un peu. Je reviendrai. Promis. Et je sais avec qui.

Pour voir la vie en jaune

Filed under: Vos traces — Lali @ 5:56

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Du jaune glané ici et là au fil des jours. Du jaune qui éclaire tout ce qu’il touche. Oui, du jaune. Du jaune magnifique. Signé Denise.

La voix de Ferré

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 5:52

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La veille lui est revenue cette envie d’Aragon auquel elle revient toujours. Parce qu’il sait lui parler. Parce qu’il sait faire trembler son cœur comme peu. Et la lectrice de Vladimir Ezhakov a laissé le livre là, pour le trouver aux petites heures du jour. Et elle a beau tenter de lire les mots, c’est comme chaque fois la voix de Léo Ferré qui s’interpose pour lui lire ce poème qu’elle aime tant :

Il n’aurait fallu
Qu’un moment de plus
Pour que la mort vienne
Mais une main nue
Alors est venue
Qui a pris la mienne

Qui donc a rendu
Leurs couleurs perdues
Aux jours aux semaines
Sa réalité
A l’immense été
Des choses humaines

Moi qui frémissais
Toujours je ne sais
De quelle colère
Deux bras ont suffi
Pour faire à ma vie
Un grand collier d’air

Rien qu’un mouvement
Ce geste en dormant
Léger qui me frôle
Un souffle posé
Moins une rosée
Contre mon épaule

Un front qui s’appuie
A moi dans la nuit
Deux grands yeux ouverts
Et tout m’a semblé
Comme un champ de blé
Dans cet univers

Un tendre jardin
Dans l’herbe où soudain
La verveine pousse
Et mon cœur défunt
Renaît au parfum
Qui fait l’ombre douce

Il n’aurait fallu
Qu’un moment de plus
Pour que la mort vienne
Mais une main nue
Alors est venue
Qui a pris la mienne