Lali

27 mai 2008

Quelques vers d’Eugénio 8

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

liebermann-max.jpg

Comme toutes les autres, celles qui sont venues, celles qui viendront, la lectrice de Max Liebermann a caressé du bout des doigts les pages. Elle qui n’est qu’émotions savait que Le poids de l’ombre allait en déclencher de nouvelles. Les mots ont souvent un effet qu’on ne pouvait prévoir.

Je t’écoute comme si j’écoutais venir l’été,
ses innombrables doigts courir à travers jours,
et nuits avec à l’extérieur les eaux,
j’écoute ces voix, cette rumeur de lumières
monter dans l’obscurité, buter sur les vitres,
avec le matin tomber haut sur les sables,
mordre les murs, brûler de démence.

Le petit lecteur de la nuit

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 22:10

lucarini-macazaga-joaquin.jpg

La nuit s’est doucement installée et le lecteur de Joaquin Lucarini Macazaga ne bougera pas. Il la laissera se poser sur son livre et puis tout doucement sur lui. Fermera-t-il les yeux ou si même la nuit ceux-ci resteront ouverts, avides de mots et de l’ivresse que ceux-ci procurent?

Il y a longtemps qu’elle ne compte plus…

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 21:38

rotari-pietro-antonio-1.jpg

rotari-pietro-antonio-2.jpg

Combien de fois peut-on déplier un poème qui nous est dédié et le lire et le lire sans se lasser? En y trouvant chaque fois une couleur nouvelle ou un mot qui résonne plus fort et nous ramène à des souvenirs? Oui, combien de fois? Il y a longtemps que la lectrice de Pietro Antonio Rotari ne compte plus…

Elle n’entend plus que le silence

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 19:43

da-milano-giulio.jpg

Elle était toujours à sa table. À écrire. Longtemps. Avec application. Et il la regardait et ça le dérangeait. Comme tout ce qu’elle faisait en dehors de lui. Les livres qu’elle lisait. Les amis qu’elle voyait. Sa famille qu’il jugeait envahissante à cause de leurs relations au quotidien. Tout cela était si petit, sans envergure. Le monde allait à sa perte et elle ne faisait rien. Elle écrivait, là à sa table. Inconsciente. En levant de moins en moins les yeux, en devenant de plus en plus sourde.

Un jour, il est parti refaire le monde, n’ayant pu modifier celui de l’écrivaine de Giulio Da Milano. Elle? Elle a continué à écrire.

Or, elle lève parfois les yeux.

Elle n’entend plus que le silence. Les reproches sont partis avec lui.

Bon appétit!

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 8:13

stott-christopher-28.jpg

stott-christopher-34.jpg

stott-christopher-30.jpg

Je vous laisse la poire, je vous laisse les livres et toute la journée pour aller voir les toiles de Christopher Stott, lequel j’ai découvert chez Caroline. Il faut bien nourrir le corps et l’esprit!

Les cheveux ainsi coiffés

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 7:01

will-kidera-brenda-1.jpg

Elle me rappelle celle que j’ai été. Cette petite fille devant ses cahiers qui écrivait des poèmes sur les papillons et les oiseaux. Les cheveux ainsi coiffés, avec cette barrette qui les retenait à droite, pour ressembler à Anne Frank, dont j’avais lu le journal à l’âge de dix ans. Déjà, je savais que j’écrirais, pour moi, mais aussi pour elle, qui n’avait pu réaliser son rêve de devenir écrivain.

Et ce matin, comme souvent, je pense à elle. À elle qui avait les cheveux coiffés comme la jeune écrivaine de Brenda Will Kidera.

En attendant l’heure des couleurs

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 6:13

ranta-michelle.jpg

Les tubes sont posés sur la table, ce qui peut laisser supposer qu’elle les touchera plus tard. Qu’ils seront là, quand l’heure viendra. Quand l’heure ne sera plus celle des mots, mais des couleurs. Peut-être nés d’une phrase lue. Peut-être pas. On sait seulement que les tubes sont posés là et que la lectrice de Michelle Ranta tourne les pages.

Des roses pour Monique

Filed under: États d'âme,Vos traces — Lali @ 5:47

tz5-2205_4.jpg

tz5-2205_1.jpg

Et même si elle ne me lit jamais, parce qu’elle trouve qu’elle passe suffisamment de temps par jour devant un écran d’ordinateur pour son travail et que le soir venu pas question d’allumer, je sais qu’elle m’aime. Et que je l’aime. Et que nous nous aimerons toujours. Pas par obligation, mais par choix.

Et je sais aussi que je ne l’échangerais contre aucune autre, même si nous sommes totalement différentes l’une de l’autre.

Et comme elle est une rose dans mon jardin, je voudrais en ce jour lui offrir les roses de Denise. Pour souligner SON jour, celui de l’année où est soulignée l’arrivée dans ma vie de celle qui est toujours là pour moi. Ma sœur.