Elle était toujours à sa table. À écrire. Longtemps. Avec application. Et il la regardait et ça le dérangeait. Comme tout ce qu’elle faisait en dehors de lui. Les livres qu’elle lisait. Les amis qu’elle voyait. Sa famille qu’il jugeait envahissante à cause de leurs relations au quotidien. Tout cela était si petit, sans envergure. Le monde allait à sa perte et elle ne faisait rien. Elle écrivait, là à sa table. Inconsciente. En levant de moins en moins les yeux, en devenant de plus en plus sourde.
Un jour, il est parti refaire le monde, n’ayant pu modifier celui de l’écrivaine de Giulio Da Milano. Elle? Elle a continué à écrire.
Or, elle lève parfois les yeux.
Elle n’entend plus que le silence. Les reproches sont partis avec lui.

Une réponse
« Elle n’entend plus que le silence » mais comme la lectrice doit être heureuse. Enfin plus de reproches.