dans un Montréal défait
semblable à une parenthèse refermée
somnambule je m’absorbe
me mêle à l’espace
telle qu’un caméléon
et mes larmes sous la pluie
nient l’évidence
d’une disparition
(mai 1990)
*toile de Louis Ritman
dans un Montréal défait
semblable à une parenthèse refermée
somnambule je m’absorbe
me mêle à l’espace
telle qu’un caméléon
et mes larmes sous la pluie
nient l’évidence
d’une disparition
(mai 1990)
*toile de Louis Ritman
Et la vie de la lectrice d’Ernst Ludwig Kirchner s’est arrêtée. Le temps d’une phrase. D’une phrase si simple et si banale qu’on ne pense pas qu’elle pourrait bouleverser à ce point celui ou celle qui la lit. Et pourtant. La phrase de Suzanne Jacob a pris toute la place et a gommé ce soir toutes les autres. Si bien que depuis une heure elle la lit, la relit, la vit. Comme si plus rien ne comptait que :
J’aimerais me recroqueviller à l’infini
là où se joignent les parallèles
Les samedis soirs, particulièrement ceux d’hiver, sont propices au calme et à la douceur. Comme si ces soirs-là, plus que d’autres, on avait envie de se laisser bercer. J’ai choisi, pour le faire, l’album tout de tendresse et de sensualité de l’Argentine Gabriela Anders, intitulé Wanting.
Et je me laisse bercer. Et la vie est douce au son de « Seven days » et de « I’ll Be Loving You ». Si douce.
Voilà une lectrice qui a le goût du bonheur et qui sait additionner les plaisirs. Un livre, des chocolats. Il n’en faut pas davantage à la lectrice de Carole Katchen. Quoique. Un peu de musique? Pourquoi pas? Je vous laisse choisir laquelle.
Je fête mes deux ans, il fête ses deux semaines. Il a mis du bleu dans mes nuages et dans les siens. Je souhaite évidemment qu’Armando en mette aussi dans les vôtres et que vous trouviez dans son pays un peu du vôtre, si bien que vous aurez envie de vous y attarder.
Voilà longtemps que j’attendais le moment où mon ami oserait partager des morceaux de son univers. Lui dont vous connaissez déjà les mots et les photos, puisqu’il a passé pas mal de temps ici et qu’il en passe encore.
Du bleu dans mes nuages vous attend. Il ressemble à cette photo de nuages se noyant dans l’eau du lac du jardin botanique, un jour d’août, prise par Armando.
Deux ans. Deux ans à écrire quotidiennement ici, sauf pour trois jours en novembre 2006, quand le pays de Lali a dû être déplacé. Deux ans à écrire sans savoir que l’aventure durerait, sans même y penser. Au jour le jour.
Deux ans de bonheur, malgré certains jours gris, parce que le bonheur d’écrire, le bonheur de partager, le bonheur de ce qui s’est créé d’amitié(s).
Deux ans à me dire, à écrire. Puis, un jour, les toiles. Et le pays de Lali a pris son envol. Puis un jour, En vos mots. Et un autre, Vos traces. Parce que vous.
Deux ans. Aujourd’hui. Et pour vous remercier d’être là, la preuve de mes yeux verts et de mes lunettes rigolotes, ceci découpé dans une photo prise par Armando en août dernier.
Deux ans. Déjà.
Et cette envie de rester au pays de Lali toute la journée. De me lire, d’écrire, de regarder vos photos. De vous dire merci d’être là et de dire un merci tout spécial à Patrick, cet ami belge qui m’a offert ce pays où laisser quelques mots et quelques images. Ce pays dont je ne peux plus me passer. Non, ce n’est pas aujourd’hui que vous allez vous débarrasser de moi!
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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