La lecture, une porte ouverte sur un monde enchanté. (François Mauriac)
*toile de Liza Hirst
Les lectures, commes les voyages, les promenades et les repas ne prennent de l’importance que par le besoin qu’on en a. (Roger Martin du Gard)
*toile de Douglas Martenson
On lit comme on aime, on entre en lecture comme on tombe amoureux: par espérance, par impatience. … trouver le sommeil dans un seul corps, toucher au silence dans une seule phrase. (Christian Bobin)
*toile de Deborah Dewit-Marchant
La lecture est un bonheur qui demande plus d’innocence et de liberté que de considération. (Maurice Blanchot)
*toile d’Adam Desrosiers
Le plus bel hommage que nous puissions rendre à un auteur n’est pas de rester attachés à la lecture de ses pages, mais plutôt de cesser inconsciemment de lire, de reposer le livre, de le méditer et de voir au-delà de ses intentions avec des yeux neufs. (Charles Langbridge Morgan)
*toiles d’Ian Cryer
C’est sous le thème des lampes de lecture que ce dimanche s’offre à vous. Des lampes qui éclairent les pages, comme celles de la lectrice de Julia Bauerfreind. Des lampes à l’éclairage tamisé. Des lampes qui créent une atmosphère. Des lampes, objets essentiels pour les lecteurs de la nuit.
Et le livre s’est ouvert là. Pas ailleurs. Et la lectrice de Simeon Solomon n’a plus tourné aucune page du tome 2 des Poèmes de Rina Lasnier. Celui-là l’a comblée pour des jours et des jours.
Je me connais
Je me connais au miroir double et je mime mon visage;
je me connais dans la toute voyance de l’amour,
et comme l’eau aveuglée de sa transparence
je noie l’empreinte de l’Autre dans la lumière;
quand la mort roulera mon rideau de poussière
je verrai l’étrangère ardemment égarée…
Elle peut tourner les pages pendant des heures, aller de toile en toile en se racontant des histoires qui n’ont rien à voir avec les titres ou les explications qu’on leur donne. Des heures, vous dis-je. Sans s’en rendre compte. Comme si rien n’avait d’importance que ces tableaux d’un autre siècle, dessinés par une main amoureuse ou un cœur attendri. Ces tableaux qui la font rêver du jour où elle pourra faire le tour des musées pour aller voir de plus près s’ils racontent les mêmes histoires que ce soir ou si, immenses, ils ne révéleront pas un détail qui la fera inventer autre chose.
*sur une toile d’Anthony S. Campbell
Et si on rajoutait une couche de rose, maintenant que tout le gris est disparu et que les nuages sont devenus rarissimes dans ce ciel bleu aussi éclatant qu’à 7 heures ce matin?
De la couleur, de la lumière, il n’en faut pas plus pour donner à cet après-midi tout ce qui lui manque pour être parfait, alors que je vais entre livres et toiles, et que tout doucement, malgré la grisaille du ciel, la vie est douce.
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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