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Ce que mots vous inspirent 31

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Qui cherche l’infini n’a qu’à fermer les yeux.[ Milan Kundera ]

La citation de Kundera a été glissée entre deux phrases de son correspondant. En caractères gras. Comme si cette simple phrase servait de trait d’union entre deux idées, ce qui laisse la lectrice de Jackie Adshead quelque peu perplexe.

Elle est pourtant certaine que cela fait sens. Qu’il y a du vrai dans celle-ci. Qu’elle est placée là où elle devait être, entre deux phrases qui avaient besoin d’être rattachées par une affirmation.

Et pourtant, elle reste perplexe et a décidé de laisser la phrase à l’intention des lecteurs du pays de Lali. Pour avoir votre impression, pour ce que mots vous inspirent.

Elle reviendra vous lire mercredi prochain, lorsque je validerai les commentaires. Comme chaque semaine.

Bon mercredi à tous!

Vous avez dit pomme?

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Un gourmand qui est passé par ici et à qui les poires n’ont pas suffi m’a demandé des pommes. Je les ai cueillies chez l’artiste Christopher Stott juste pour lui. Je me demande s’il ne va pas me demander aussi du café, maintenant…

En attendant sa sœur

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Elle est prête. Comme tous les matins. Et bien avant sa sœur. Alors, la lectrice de Vasili Kirillovich Nechitailo attend. Et attend. C’est toujours comme ça. D’ailleurs, je me demande si elle n’a pas lu plus de pages ainsi, pendant qu’elle attendait, qu’autrement. Il faudra que je le lui demande.

Encore Giverny

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Juste pour un peu de vert, un peu de bonheur et de douceur, un peu de calme aussi, une autre halte en photos à Giverny, grâce à Reine. Paisible, non?

Quelques vers d’Eugénio 8

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Comme toutes les autres, celles qui sont venues, celles qui viendront, la lectrice de Max Liebermann a caressé du bout des doigts les pages. Elle qui n’est qu’émotions savait que Le poids de l’ombre allait en déclencher de nouvelles. Les mots ont souvent un effet qu’on ne pouvait prévoir.

Je t’écoute comme si j’écoutais venir l’été,
ses innombrables doigts courir à travers jours,
et nuits avec à l’extérieur les eaux,
j’écoute ces voix, cette rumeur de lumières
monter dans l’obscurité, buter sur les vitres,
avec le matin tomber haut sur les sables,
mordre les murs, brûler de démence.

Le petit lecteur de la nuit

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La nuit s’est doucement installée et le lecteur de Joaquin Lucarini Macazaga ne bougera pas. Il la laissera se poser sur son livre et puis tout doucement sur lui. Fermera-t-il les yeux ou si même la nuit ceux-ci resteront ouverts, avides de mots et de l’ivresse que ceux-ci procurent?

Il y a longtemps qu’elle ne compte plus…

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Combien de fois peut-on déplier un poème qui nous est dédié et le lire et le lire sans se lasser? En y trouvant chaque fois une couleur nouvelle ou un mot qui résonne plus fort et nous ramène à des souvenirs? Oui, combien de fois? Il y a longtemps que la lectrice de Pietro Antonio Rotari ne compte plus…

Elle n’entend plus que le silence

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Elle était toujours à sa table. À écrire. Longtemps. Avec application. Et il la regardait et ça le dérangeait. Comme tout ce qu’elle faisait en dehors de lui. Les livres qu’elle lisait. Les amis qu’elle voyait. Sa famille qu’il jugeait envahissante à cause de leurs relations au quotidien. Tout cela était si petit, sans envergure. Le monde allait à sa perte et elle ne faisait rien. Elle écrivait, là à sa table. Inconsciente. En levant de moins en moins les yeux, en devenant de plus en plus sourde.

Un jour, il est parti refaire le monde, n’ayant pu modifier celui de l’écrivaine de Giulio Da Milano. Elle? Elle a continué à écrire.

Or, elle lève parfois les yeux.

Elle n’entend plus que le silence. Les reproches sont partis avec lui.

Bon appétit!

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Je vous laisse la poire, je vous laisse les livres et toute la journée pour aller voir les toiles de Christopher Stott, lequel j’ai découvert chez Caroline. Il faut bien nourrir le corps et l’esprit!

Les cheveux ainsi coiffés

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Elle me rappelle celle que j’ai été. Cette petite fille devant ses cahiers qui écrivait des poèmes sur les papillons et les oiseaux. Les cheveux ainsi coiffés, avec cette barrette qui les retenait à droite, pour ressembler à Anne Frank, dont j’avais lu le journal à l’âge de dix ans. Déjà, je savais que j’écrirais, pour moi, mais aussi pour elle, qui n’avait pu réaliser son rêve de devenir écrivain.

Et ce matin, comme souvent, je pense à elle. À elle qui avait les cheveux coiffés comme la jeune écrivaine de Brenda Will Kidera.